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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°516 Semaine du 09 au 15 juillet 2017 13 juillet 2017 |
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Brésil : la lutte pour stopper l'offensive du capital |
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Lire Egalement Répression contre deux militants CGT Et G20 : Sommet des pays impérialistes Et Pologne :
halte au révisionnisme |
Le 2
mai 2016, le Sénat brésilien suspendait de sa fonction la Présidente Dilma Rousseff
et donnait le pouvoir au vice-Président Michel Temer. Propulsé
à la tête du Brésil par un Congrès dominé par les forces les plus
réactionnaires du pays, Michel Temer s'est empressé à donner entière
satisfaction aux puissances capitalistes du pays Un
an après, les affaires de corruption éclaboussent de plus en plus d’acteurs
politiques, comme Michel Temer en tête, Aécio Neves ou Eduardo Cunha, lequel
vient d’être condamné à 15 ans de prison pour détournement
de fonds. Selon les estimations d’un sondage récent,
61 % du peuple brésilien réclame la démission de Temer et 85 % exigent la
tenue de nouvelles
élections. Le
président Temer, en poste depuis un an à peine, frise des records
d’impopularité, recueillant à peine 10 % d’opinions positives. Un grand bond en arrière Le Sénat brésilien a approuvé
mardi, la réforme du code du travail plébiscitée par les milieux d’affaires.
Le texte prévoit notamment plus de flexibilité dans les contrats de travail,
des journées de travail de douze heures, dans la limite de quarante-huit heures
hebdomadaires, l’âge de la retraite repoussé à 65 ans pour les
hommes et à 62 ans pour les femmes. L’Institut de la géographie et de
la statistique brésilien (IBGE) annonce une nouvelle hausse du taux de
chômage à 13,7 % de la population active, faisant grossir le nombre de personnes sans emploi à 14 millions. Le ton monte, les travailleurs luttent Selon les
syndicats, 40 millions de personnes ont participé à la mobilisation
nationale « Le bilan
est positif », conclut Joao Paulo, du mouvement des travailleurs ruraux
sans toit (MST), « Il s’agit
d’une grève historique », insiste-t-il. Si les
parlementaires ne reculent pas sur les textes, il prévient « Dans le cas contraire, nous convoquerons à
nouveau une grève générale et, cette fois, ce sera pour une durée
indéterminée », Ces déclarations s'appuient sur les
40 millions de Brésiliens qui ont participé au mouvement de grève contre les
réformes du marché du travail et des retraites, la disparition
du système de santé actuel, la privatisation de l’enseignement supérieur... Les images de manifestants en
colère réprimés à coups de gaz lacrymogène, celles d’étudiants arrêtés, de
confrontations dans le centre de Rio ont marqué les esprits. 100.000
personnes ont défilé à Brasilia lors d’une manifestation monstre contre le
gouvernement, le 24 mai dernier. La seule réponse du Président Temer a été
d'envoyer les forces armées
pour réprimer les
manifestants. Mesure inédite depuis la dictature de 1964 ! Les images de cette répression n’ont pas fait le tour du monde, alors que le Venezuela
faisait l’objet au même moment d’un suivi spécial de la part de nos médias
pour manipuler l'opinion. Temer,
un homme exclusivement au service du
capital. Le
Brésil se distingue par l’ampleur, l’intensité des mesures d’austérité adoptées
contre le peuple brésilien. Un amendement de la Constitution prévoit
des dépenses sociales plafonnées à partir de 2017. Il
vient d’inscrire dans la Constitution les recommandations du FMI, c’est à
dire geler le budget du secteur public comme l’Education et la Santé pour
une période de 20 ans. Moins
25% pour la politique publique dont le financement est déjà gravement
insuffisant, alors que la population va croître de 9% , que le troisième âge va
doubler en 20 ans et que le vieillissement de la population exige une
croissance de 37% des dépenses de santé. Philip Alston, rapporteur spécial des
Nations unies (ONU) sur l’extrême pauvreté et les droits humains, considère
que ces mesures affecteront plus fortement les Brésiliens les plus pauvres et
les plus vulnérables et accentueront les inégalités dans cette société déjà
bien inégalitaire. Autre
exemple: le poste « Droits de la citoyenneté » a subi une coupe de
47%, « politiques en faveur des femmes :
lutte contre la violence et autonomie » a subi une réduction de 52%. En
revanche, la prévision du paiement des intérêts de la dette en 2017 fait état
d'une augmentation de 46%. La
destitution de la présidente Dilma Roussef a libéré l'appétit des grands
propriétaires terriens. Les tentatives de détruire la forêt amazonienne au
profit de l’agro-business et de rétablir une forme de travail forcé pour les
plus pauvres avaient été jugulées pendant les dix années du gouvernement précédent.
Le Président conservateur Michel Temer et les députés
« ruralistes » démantèlent toutes les lois et institutions qui
préservent l’environnement et défendent les droits des plus pauvres, Les
assassinats de militants sans-terre se multiplient dans les campagnes, l’impunité
règne en maître. Une brutale répression, avec l’aide de l’armée, s'abat
contre les manifestants qui réclament depuis des semaines la démission de
Michel Temer. Ce dernier tente de mater toute velléité de révolte en criminalisant
les mouvements sociaux. Depuis
un an l'oligarchie terrienne a eu quartier libre pour mener à bien son
programme socialement régressif et écologiquement destructeur. .
Au
prétexte de rendre au pays sa compétitivité, les coupes budgétaires vont
empêcher les services de l'Etat de remplir leurs obligations, le ministère de
l’environnement a notamment vu son budget 2017 réduit de 53 %. Derrière
ces restrictions budgétaires, il y a une volonté claire et nette du
gouvernement de démanteler les institutions qui font un travail de
conservation de la forêt et protègent ses minorités. Michel
Temer a participé au G20 alors que dans le même temps, les engagements internationaux pris
par le Brésil en matière de respect des droits humains et de lutte contre la
déforestation et le changement climatique sont remis en cause. Le
Parti Communiste Brésilien lutte pour un front de lutte anticapitaliste et anti-impérialiste de nature à donner un élan révolutionnaire
capable de briser l'offensive de la bourgeoisie brésilienne. Notre parti affirme une fois de plus sa
solidarité avec le peuple brésilien qui entre dans une nouvelle phase de
lutte. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet
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Lire Egalement Comité National du 1er Juillet 2017 - rapport Et Comité National du 1er Juillet 2017 - discussion Et Bureau National du 14 juin
2016 - rapport Et Et |
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Les intérêts et
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