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COMMUNISTES |
N°549 Semaine du 26 février
au 04 mars 2018
27 février 2018
Syrie : Une guerre impérialiste
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Lire Egalement Journal 127 Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Et La riposte à la réforme de la
SNCF |
Les événements dramatiques
s'enchaînent en Syrie dans une guerre sans fin voulue et entretenue par les
puissances impérialistes. C'est une agression contre un état souverain visant
à le dépecer pour installer un nouveau rapport des forces au sein des
puissances impérialistes dans cette région du monde d'une ampleur jamais
connue depuis le partage de 1916 entre les puissances coloniales à la suite
de l'effondrement de l'Empire Ottoman et qui s'est traduit par les accords
coloniaux franco-anglais dit de Sykes Picot*. La
guerre en Syrie et contre la Syrie n'a pas commencé en 2010 avec ce que les
média ont appelé : « les printemps arabes » mais
avec les interventions impérialistes qui depuis la fin de la deuxième guerre
mondiale ont conduit à la colonisation de la Palestine, à l'agression contre
l'Iran puis à la destruction de la Somalie, de l'Irak, de la Libye, du
Yémen... au partage du Soudan. La
défaite de l'URSS et la crise longue et profonde de suraccumulation du
système capitaliste à l'échelle mondiale ont ouvert un espace nouveau à ces
affrontements au sein de l'impérialisme. Le repartage du monde est à nouveau
entré dans une phase d'une extrême violence marquée par des guerres qui
traduisent la concurrence capitaliste internationale. La guerre au Moyen
Orient est une guerre pour la domination économique, politique, militaire sur
une région stratégique économiquement ( 60% des
réserves mondiales de pétrole). Ce partage met d’abord en lumière
l’expression des intérêts des grandes puissances. Ces
guerres sont un obstacle majeur aux processus d'émancipation et de libération
des peuples des jougs néocoloniaux et de l'exploitation capitaliste. Ainsi,
les puissances occidentales coalisées n'ont-elles pas hésité, et elles
continuent de le faire, à utiliser le terrorisme comme une arme de guerre. Ce
fut le cas en Afghanistan contre une jeune révolution progressiste. C'est le
cas aujourd’hui en Syrie où les groupes terroristes sont le bras armé des USA
et de leurs alliés, de la Turquie, de la France, d'Israël, des pays du Golfe
en premier lieu de l'Arabie Saoudite pour détruire la nation syrienne et
d'autres, et se partager sur les décombres de ce chaos au Moyen-Orient les
richesses, les voies de communications et de transit énergétique. Ce
sont ces raisons de fond qui expliquent les affrontements et non les
arguments basés sur l' «ethnicité » ou la religion. Dans ces
affrontements, le soutien à un quelconque des protagonistes impérialistes
revient à se ranger sous la bannière des luttes au sein de l'impérialisme. Nous
devons qualifier la nature des choses et montrer les vrais responsabilités
celles du capitalisme. Nous devons apporter un soutien sans faille aux luttes
de libération nationale, aux luttes pour l'indépendance et la souveraineté
nationale aux luttes de classes pour l'émancipation des peuples du joug
oppresseur du capitalisme et de l'impérialisme. *Les
accords Sykes-Picot sont les accords secrets
signés en mai 1916 après négociations entre la France et le Royaume Uni avec
l'aval de la
Russie et de l'Italie. Ils prévoyaient le partage colonial du Proche Orient à
la fin de la guerre en plusieurs zones d'influence au profit de ces
puissances. Lire, enregistrer et/ou imprimer cette information au
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Lire également Comité
National du 10 février 2018 Et Comité
National du 10 février 2018 Et Journal N° 118 de février 2016 |
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Cette semaine dans l’hebdo 549 - Le niveau
des luttes est et sera déterminant - La riposte à la réforme de
la SNCF - Journal numéro 127 de février 2018 - République Populaire
Démocratique de Corée : L'escalade des USA - Syrie : Une guerre
impérialiste |
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