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COMMUNISTES
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N°385 Semaine du 05 au 11 janvier
2015
05 janvier 2015
2015 :
l’année des nouveaux cadeaux au patronat
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Lire également Rapport introductif au bureau
national du 17 décembre 2014 Et Les forces de réserves du capital à
l’œuvre Et Et Le gouvernement, serviteur des grands groupes
étrangers en France |
L’année commence bien pour le patronat par la grâce de Hollande et de son
gouvernement. Le Crédit impôt emploi compétitivité (Cice)
plus le pacte dit de responsabilité vont procurer d’ici à 2017, 41 milliards
de diminution de cotisations sociales et d’impôt au patronat pour augmenter
ses profits. En 2015 c’est 6,5 milliards de cadeaux
supplémentaires. (les Echos 29. 12. 2014). Le patronat ne paye plus aucune
cotisation sociale pour les salaires inférieurs à 1,6 SMIG. Ces nouvelles exonérations de cotisations
sociales vont accroître encore plus le
déficit du budget de la Sécurité Sociale, de la protection sociale. Le
gouvernement va continuer à emprunter sur les marchés financiers et augmenter
ainsi la dette de l’Etat remboursée par les impôts que payent les Français,
par l’austérité qu’il leur fait subir.
Le capitalisme est deux fois gagnant. Par les cadeaux qui lui sont fait, par
le remboursement de la dette. Quant aux emplois qui doivent être créés en
regard de ces cadeaux on ne voit venir qu’un chômage qui grossit de mois en
mois. Toujours
plus d’exigences. Dans Communistes Hebdo (numéro 384) nous
avons fait état de l’exigence des patrons de 80 multinationales étrangères
installées en France tous membres du Medef. Le titre de leur lettre est
significatif. Attractivité : plus
vite, plus loin, plus fort. Le projet
de loi Macron répond par avance à ces exigences. Beaucoup de paroles ont été dites sur
l’ouverture des magasins le dimanche.
Il s’agit d’un recul social qu’il faut combattre. Mais ce projet qui
sera débattu au Parlement à partir de mi- janvier contient bien d’autres
remises en cause. Par exemple la dépénalisation du délit d’entrave
à la consultation de Comité d’Entreprise réclamée de longue date par le
patronat et qui porte en général sur la non consultation pour des changements
d’horaires de travail ou la suppression d’emplois. Le patronat veut être
maître de ses salariés, taillables et corvéable selon ses seuls besoins.
(Voir à ce propos l’article de notre journal Communistes numéro 112 sur
l’exemple de Renault Truck, situation qui existe dans plusieurs usines
d’automobiles telles Peugeot ou Toyota). Ou encore la réforme des prud’hommes, la
sécurisation juridique des ‘plans de sauvegarde de l’emploi’ les mal nommées
puisqu’il s’agit d’en supprimer. Pour bien se faire comprendre, pour donner
de nouveaux gages au capitalisme qu’il soit d’origine française ou étrangère,
Hollande va se rendre au Forum des multinationales à Davos en Suisse en ce
mois de janvier. Et ce n’est
pas tout. Les ‘partenaires sociaux’ négocient (?) la
‘modernisation du dialogue social’ qui pour le patronat se réduit à une seule
chose : casser encore plus le Code du Travail. Et il joue gagnant à tous
les coups. Ou bien les syndicats se couchent et acceptent ou bien la
négociation échoue et c’est le gouvernement qui reprend la main et qui lui
donne satisfaction par la loi. Pendant ce
temps, l’austérité augmente. Le gouvernement donne l’exemple. Le SMIG
augmente de 8 centimes de l’heure ; le point d’indice des fonctionnaires
reste bloqué. Le patronat n’a pas l’intention d’augmenter les salaires, le
RSA à 513 euro par mois pour une personne seule ne permet de survivre que
dans la pauvreté. En décrétant des plafonds de ressources
pour les allocations familiales c’est non seulement un manque à gagner pour
les familles mais surtout une atteinte grave au principe d’universalité qui
fait le fondement du système de protection sociale. Demain ce sera le tour de
la santé ou de la retraite sous un prétexte quelconque. Les retraités voient leurs retraites
bloquées en principe jusqu’à octobre. La campagne sur le déficit des caisses
complémentaires de retraite fait craindre le pire sur l’augmentation à venir.
Par contre un nombre important de retraités va voir leur CSG passer au même
taux que les actifs, soit un doublement de celle-ci. Au nom du principe
d’égalité et de justice sociale chère au pouvoir ! L’âge du départ en retraite continue à
augmenter et passe à 61 ans et 2 mois. Cela est la réalité en ce début d’année A grand son de trompette le gouvernement
annonce une baisse des impôts pour la première tranche de ceux-ci et la mise
en place du compte pénibilité. Ces annonces sont bien connues, leurs
réalisations plus incertaines Les seules
bonnes nouvelles ne peuvent venir que de la lutte unie des salariés. C’est à
cela qu’œuvre ‘Communistes’. Venez nous rejoindre dans ce combat. Lire,
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de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la
discussion au 7ème congrès Et Rapport introductif au bureau
national du 17 décembre 2014 |
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