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COMMUNISTES
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N°387 Semaine du 19 au 25 janvier
2015
21 janvier 2015
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119 salariés de Châteauroux en lutte depuis plusieurs mois |
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Lire également Attaques contre
les syndicalistes de Guadeloupe Et Et |
Selon l’UD CGT de l’Indre « Pour leur salaire
de décembre, pour le maintien du site et de leurs emplois, 119 salariés de
Châteauroux CERAMICS (Indre) luttent depuis plusieurs mois. L’inquiétude est grande pour les 119
salariés de Châteauroux CERAMICS (36). Le 18 décembre, leur entreprise a été
placée en redressement par le Tribunal de Commerce de Châteauroux, avec
période d’observation de 6 mois. La Direction de l’entreprise, détenue par le
Groupe DORCAS CERAMICS LIMITED, demandait la liquidation. La
situation de cette entreprise est le fruit d’une série d’orientations
stratégiques au cœur desquelles on trouve le Groupe MARAZZI, premier fabricant mondial de carrelages et de
revêtements céramiques de tous genres. La finance avant tout. Jugez-en : Cette
multinationale industrielle possède 19 usines de production dans le monde
(Italie, France, Espagne, Etats-Unis, Russie) qui compte 6500 salariés. En
2006, elle présentait un chiffre d’affaires consolidé de 973 millions d’euros.
En
1995, le groupe acquérait en France, « FRANCE CERAM » et
« FRANCE ALFA », constituant ainsi le Groupe MARAZZI France, fort
de 3 unités de fabrication, Forbach avec FRANCE CERAM et avec FRANCE ALPHA,
Paulhaguet (43) et Châteauroux. En 2010, MARAZZI vend ses sites de Châteauroux et
Forbach à AERA INDUSTRIE CERAMICHE (AIC).
AIC était jusqu’en 2009, une
société basée en Italie du Groupe MARAZZI. Ainsi, l’usine de Châteauroux (36) et Forbach (57) deviennent AERA FRANCE CERAM, dont le
principal donneur d’ordre en carrelage est MARAZZI ; Châteauroux étant
plutôt destiné à la production photovoltaïque. Placé en redressement judiciaire en juin 2013 (3,5 millions d’euros ont été
investis dans la tuile photovoltaïque, non suivie de développement de
production), AERA FRANCE CERAM est repris par 2 italo-Libyens Nader
et Mansur TANTUSH, qui détiennent 65 % des 2 usines. Ils sont associés au tunisien Haj LETAIEF dans un projet s’appuyant sur
le marché de la construction au Moyen-Orient et des investissements à hauteur
de 1,9 million d’euros sur chacun des sites de Châteauroux et Forbach, qui
deviennent CHATEAUROUX CERAMIQUE et FORBACH CERAMIQUE, éléments du Groupe
CERAMIQUE DE FRANCE détenu par DORCAS CERAMICS LIMITED. Au passage, 33
suppressions de postes sur 152 à Châteauroux et 3 sur 60 à Forbach. Alors que DORCAS CERAMICS LIMITED aujourd’hui
demande la liquidation de CHATEAUROUX CERAMIQUE, il vient de racheter le
Groupe MARAZZI FRANCE,
soit le site de Paulhaguet (43) et de créer le Groupe CERABATTI qui devient
le sous-traitant de MARAZZI, celui-ci étant son client principal ;
l’objectif étant pour CERABATI, de devenir le premier Groupe de céramique en
France, notamment en mettant en œuvre un plan d’investissement de 5 M€,
visiblement destinés au site de Paulhaguet dans la perspective de porter sa
production de 3 à 5 millions de m2, DORCAS faisant le choix de Paulhaguet
contre Châteauroux. En
un mot, MARAZZI, se sépare d’AIC en
cédant à celui-ci son site de Châteauroux qu’il transformait en
sous-traitant. Par le fait Marazzi a
transféré le risque du développement de la tuile photovoltaïque sur des
entreprises distinctes du Groupe MARAZZI, laissant maintenant le soin à
DORCAS CERAMICS de restructurer le secteur français du carrelage en réduisant
les sites de production et en concentrant la production sur le site de
Paulhaguet, sans doute peut-on penser pour mieux se le réapproprier demain. On
est au cœur de choix et d’orientations stratégiques d’un grand Groupe
capitaliste, le Groupe MARAZZI au stade du développement de ses orientations
stratégiques, aujourd’hui entend liquider Châteauroux et ses emplois.» Les
salariés de Châteauroux (36) sont devant une manipulation stratégique d’un
groupe international, qui laissent présager la fermeture. L’entreprise
bénéficie de toutes les exonérations bas salaires, sans compter le crédit impôt compétitivité emplois (CICE)
depuis 2013, à minima 203 490
M € (base salaires à 1425 euros brut et en tout cas bien inférieur à 2.5 fois
le SMIC), sans compter 2015 ou
l’entreprise devrait percevoir (122 094 M€). Enfin dans l’Indre ce sont 648 entreprises qui
ont bénéficié de ce CICE, pour un montant total de 3 800 000 M€ Quelle utilisation de
l’argent ? Communistes Indre appelle les salariés à lutter ensemble, quelles que
soient leur professions, face aux casses des entreprises du département, dont
ils sont victimes depuis de nombreuses années, pour imposer d’une part les
salaires et d’autre part une politique au service du peuple. Le peuple uni représente une force qui est capable de faire plier le
capitalisme. Communistes
sera présent dans l’Indre aux élections cantonales. Châteauroux
le 20/01/2015 Lire,
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