|
COMMUNISTES |
N°390 Semaine du 09 au 15 février 2015
11 février
2015
|
HSBC, derrière les « révélations » |
|
|||
|
Lire également La CGT sur une base de classe : Chiche ! Et La leçon de
l’élection du Doubs Et Hollande : Union
nationale derrière l’entreprise Et Ukraine : Un
pas de plus vers la guerre |
Depuis
quelques jours on nous abreuve de
« révélations » sur HSBC et la fraude fiscale. D’après les médias officiels
l’administration fiscale française n’aurait pas chômé pour faire revenir
l’argent de la fraude dans les caisses de l’Etat ! Au 5 février 300
millions (trois cents !) ont déjà (sic) été recouvrés après…4 ans
d’enquête ! Ces informations ont été livrées au journal « Le
Monde » par le Ministère des finances du socialiste Michel SAPIN !
D’autres millions supplémentaires seraient escomptés pour cette année
(Combien ?...). 300 millions
après 4 ans d’enquête, quelle cadence ! Il est vrai que la procédure, le
« retour spontané de certains exilés fiscaux » a permis de
récupérer 1,8 milliards d’euros en
2014. Un montant très faible par rapport aux 80 milliards que coûte l’évasion
fiscale annuelle et tout ce qu’on va voir ci-dessous... Pour
la seule année 2014 les actionnaires du CAC 40 (les 40 entreprises les plus
importantes de France) ont touché, eux, 56 milliards d’euros, 46 de dividendes et 10 d’actions gratuites, un bond de 30% comparé
à 2013, grâce au gouvernement socialiste. On découvre que des
footballeurs, des vedettes de music-Hall et bien d’autres personnes ont
utilisé la banque britannique HSBC pour frauder le fisc. Mais cela va
beaucoup plus loin. Quelque 180,6 milliards
auraient transité par la place de Genève entre 2005 et 2007 rappelle
le journal « l’Humanité ».
L’ancien informaticien de HSBC qui a révélé l’affaire a déclaré à la
presse : « Il est impossible que les grandes banques françaises ne
soient pas concernées. C’est une industrie dont on parle. Donc bien sûr que
les banques françaises sont bien positionnées … L’arme de
destruction massive de l’évasion fiscale » qui nous a été décrite
n’existe pas, la réglementation va surtout mettre le paquet sur le fond du
panier. Le haut du panier utilise les sociétés, les banques sont présentes
par dizaines dans les paradis fiscaux. Le
taux d’imposition des banques françaises était de 35% en 1994, il est passé à
26% de 1995 à 2001, à 13%% de 2002 à 2009, à 8% depuis. En 2013 la principale place boursière
française a progressé de 18%. En 6 ans des millions de milliards de dollars
n’ont pas été investis dans la production de marchandises. On compte aujourd’hui 9.000
fonds spéculatifs (Hedges funds) dans le monde, ils sont détenus à 50% par
les banques, les fonds de pension, les compagnies d’assurances et par les
grands groupes capitalistes qui les contrôlent. Les 50 plus grandes banques et
entreprises détiennent 4458 filiales dans les paradis fiscaux, la BNP en a
214, le Crédit agricole 26, AXA 23 etc. Le projet de réforme bancaire
de 2013 a été dicté par les grands banquiers français. La collusion a été
évidente entre le trésor, Bercy et les banques. « Quand vous êtes haut
fonctionnaire à Bercy, vous savez qu’à
45 ans vous allez plafonner dans votre carrière, vous irez pantoufler dans
une banque avec un salaire multiplié par 10 ou 50 » peut-on lire dans
une revue qui ajoute : « Pour les inspecteurs des finances, le
départ vers le privé se fait de plus en plus tôt, certains quittent même le
secteur public au bout de 4 années ». Les allés -retours se
multiplient aussi entre finance et politique, n’est-ce pas Mr MACRON ? Le britannique Stephen GREEN,
était Président de HSBC à l’époque des faits, il est devenu ensuite Ministre
du Commerce et de l’investissement du gouvernement Cameron. Interrogé par la
BBC, il refuse aujourd’hui de s’exprimer sur le sujet. Le
capitalisme s’oppose à toute solution qui fait obstacle à cette politique. Dans
la France d’aujourd’hui, il est indispensable
d’imposer la nationalisation du système bancaire français et sa
gestion démocratique par les représentants des travailleurs et du peuple. Lire, enregistrer
et/ou imprimer cet article format PDF (2 pages) Envoyer cet article à un(e) ami (e) |
Lire également Compte-rendu
de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la
discussion au 7ème congrès Et Rapport introductif au comité
national du 17 janvier 2015 |
||
|
Lire Egalement De nouvelles combinaisons politiques |
Lire Egalement |
Lire Egalement 7ème
congrès de COMMUNISTES : Rapport |
Lire Egalement |
|