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N°392 Semaine du 23 février au 01 mars 2015

 

22 février 2015

 

Le Contrat d’Objectifs du CNRS 2014-2018

Les organismes nationaux de recherche gravement menacés

 

 

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Le Contrat d’Objectifs du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) pour la période 2014-2018 apparaît comme un récapitulatif des orientations et des mesures que le CNRS met déjà progressivement en œuvre depuis plusieurs années. Replacé dans le contexte de la politique recherche du gouvernement, ce document décline une seule stratégie : comment le CNRS va contribuer à la réalisation des objectifs économiques et sociaux du gouvernement français et de la Commission Européenne, en fait aux exigences du Capital. Dans un langage bon chic, bon genre, il est dit qu’il s’agit de répondre aux neuf défis sociétaux identifiés par l’Union Européenne à l’ « Horizon 2020 ».

La valorisation de la recherche en termes d’innovation commerciale devient l’objectif principal du CNRS. Un peu de recherche fondamentale doit tout de même être maintenue pour que le système soit encore capable de maîtriser rapidement des connaissances nécessaires à la réussite des entreprises. C’est la réponse à la question qui est ouvertement posée : faut-il faire de la recherche fondamentale ?

 

Les principales mesures annoncées

 

1) Pour mettre en œuvre cette politique les laboratoires et le système de gestion du CNRS vont être soumis à des indicateurs quantitatifs: publications/financement, coopérations internationales/labo, nombre de licences et brevets/labo, financement externe/financement budgétaire, financement industriel obtenu, gain de productivité des services administratifs, mutualisations des moyens administratifs avec d’autres établissements, partage des financements des labos avec d’autres établissements, etc.

Le CNRS devra collaborer encore plus avec les entreprises, y compris les PME. Il soutiendra encore plus de start-up et formera ses chercheurs à la création et à la gestion d’entreprises.

 

2) Il est dit clairement que le CNRS devra s’adapter à l’austérité. Face à la « stabilisation » des financements budgétaires, qui sont pourtant d’ores et déjà très insuffisants, le CNRS ne pourra que réduire le nombre de thématiques qu’il soutient et continuer à regrouper les laboratoires et les services. La baisse des recrutements statutaires est actée puisque le CNRS va continuer à perdre des emplois statutaires. Depuis 2009 le CNRS a perdu en moyenne chaque année 130 postes de titulaires et en plus, pendant cette même période, les emplois de contractuels supportés par des emplois budgétaires sont passés de 3000 à 1000. Au total plus de 2600 emplois budgétaires sur près de 29000 au départ ont été effacés. Où en serons nous fin 2018 ? Il y a de quoi s’inquiéter.

Pour compenser la baisse du financement budgétaire annoncé, le document prévoit que les laboratoires doivent encore plus rechercher des financements externes, en particulier des contrats européens. Ce qui signifie toujours plus de précaires payés par des ressources externes alors que leur nombre a explosé depuis 2005. Ils correspondent aujourd’hui à plus de 11 000 personnes physiques pour 25 000 personnes sur emplois budgétaires.

 

3) Il faut donc s’attendre qu’à terme le pilotage national de la recherche devienne marginal.

La régionalisation de la recherche va s’accélérer, en premier lieu par le soutien de « l’agence de moyens CNRS » à la mise en place des grands sites universitaires de recherche, probablement une vingtaine, qui ont été ou seront programmés. C’est au niveau de ces sites que devraient se faire pour l’essentiel les choix de politique scientifique. Les interlocuteurs du CNRS pour la gestion des sites de recherche seront des instances régionales (les COMUES) créées par la loi Fioraso en 2013 dans lesquelles les personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ne pèseront guère. Il faut s’attendre à ce que les Régions s’imposent comme les interlocuteurs privilégiés du CNRS à travers ces COMUES ou même plus directement.

 

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