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COMMUNISTES |
N°400 Semaine du 20 au 26 avril 2015
21 avril 2015
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Ils
rackettent la Sécurité Sociale |
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Le gouvernement socialiste relance la chasse aux
dépenses publiques et sociales. De nouvelles
réductions sont annoncées dont 2,2 milliards d’euros rien que pour la Sécurité Sociale. Il poursuit le désengagement de la
Sécurité Sociale au profit des mutuelles et des assurances privées. L’objectif public n’est plus la prise en
charge du parcours de santé mais son « coût » qu’il faut réduire
toujours plus. Depuis 30 ans, toutes les décisions des gouvernements PS et ses alliés
ou Droite ont été pour faire payer de plus en plus les dépenses de santé par les malades: déremboursements de médicaments, forfait hospitalier,
franchises. C’est le Ministre socialiste M.
Rocard qui a instauré en 1990 la CSG payée par les salariés et les retraités. Cet impôt n’a cessé
d’augmenter, il représente aujourd’hui 20,5% ((84 milliards) des 420
milliards de rentrées annuelles de la Sécurité Sociale. Les lois successives, la loi
Douste-Blazy en 2004, la loi Bachelot en 2009 qui a instauré les ASR
(Agences Régionales de Santé) n’ont eu qu’un seul but:
réduire les offres de soins, fermer
des hôpitaux et faire gérer les autres comme des entreprises capitalistes,
introduire le privé dans l’hôpital public,
faire faire payer les malades. La récente loi santé votée en avril
accentue en ce sens. Aujourd’hui, 30% de la population renonce aux soins faute de moyens. Et
voilà que la direction du Trésor qui dépend du Ministère de l’Economie s’en
prend au remboursement des soins pour les maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires – diabète- cancer…). Elle propose de diminuer la
prise en charge à 100% des affections de longue durée, de fixer un plafond de remboursement limité à 570 euros
par an. Leur seul but réaliser des économies
budgétaires au détriment de certains malades graves. La Sécurité Sociale en déficit ? Le budget annuel de la Sécurité Sociale est de 440 milliards d’euros,
il est plus élevé que le budget de l’Etat français. Le gouvernement annonce
14,7 milliards de déficit en 2015. Depuis 30 ans, chaque année les
gouvernements ont réduit de plus en plus les cotisations patronales. En 2003 les réductions de cotisations
atteignaient 20 milliards, en 2015 elles atteignent 50 milliards. En ajoutant
la suppression de la taxe professionnelle, les dégrèvements d’impôts, les
milliards attribués avec l’ANI et le Pacte de responsabilité, on arrive à 275
milliards de cadeaux aux entreprises capitalistes et de nouvelles réductions
d’impôts ont été annoncées par Hollande. La Sécurité Sociale ne serait pas
déficitaire si l’argent qui lui revient n’était pas détourné
par les multinationales avec le concours actif du gouvernement. Ceux qui gouvernent ou veulent gouverner préfèrent accuser les malades
de dilapider l’argent de la Sécurité Sociale, de frauder, d’être responsables
du déficit, comme Sarkozy qui avait lancé une campagne en 2011 ou le FN qui proclame qu’il veut
lutter sans merci contre les abus « les arrêts de travail de
confort » et « les cartes vitales en surnombre » ! Le Système de Sécurité Sociale a été
instauré en 1945. Il figurait dans le programme du Conseil National de la Résistance
(CNR). Son but était une réelle Sécurité Sociale de la naissance à la mort,
reposant sur la solidarité, permettant à tous d’être protégés durant la vie
entière. Le fait de verser une part de son salaire à une caisse commune
faisait de l’assurance maladie un salaire socialisé. Les cotisations étaient prélevées à part égale (50%) sur le salaire (cotisation salariale) et sur les richesses produites par les salariés (cotisation patronales). Ces cotisations n’ont jamais empêché les capitalistes de
faire des profits fabuleux mais les multinationales en veulent toujours plus. Hollande est à leur service. Après les élections départementales il a
confirmé : Je continue la même politique. Tous les secteurs sont
attaqués. Privatiser la Sécurité Sociale rapporterait des centaines de
milliards aux grands groupes capitalistes, aux assurances, aux labos. La santé est un
marché fabuleux Il ne faut pas les laisser faire. La
Sécurité Sociale est une conquête sociale précieuse, fondamentale pour le
peuple. Lire, enregistrer
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national du 11 avril 2015 Et |
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