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COMMUNISTES |
N°408 Semaine du 15 au 21 juin 2015
16 juin 2015
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Tous
derrière le capitalisme |
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Juin congrès d’unification de Et Une fausse alternative
de plus |
Sept centrales syndicales : CGT, CFDT, CFTC,
CFE-CGC, FSU, UNSA et Solidaires ont adopté une déclaration commune (FO ne s’est pas associée à la démarche). Ceux qui rêvaient d’un
engagement des « 7 » dans les luttes pour faire reculer le capital
et le gouvernement devront une fois de plus renoncer à leurs illusions. Pilotée
par la CFDT, cette déclaration est un véritable manifeste du syndicalisme de
collaboration de classe. Intitulée « Vivre
ensemble, travailler ensemble »,
elle s’inscrit, disent ses auteurs dans « l’esprit du 11 janvier ». COMMUNISTES et l’URCF qui vont constituer
ensemble le 20 juin, le « Parti révolutionnaire COMMUNISTES » avaient
alors dénoncé la récupération politicienne des odieux attentats criminels
contre Charlie-Hebdo et l’Hypercasher, à des fins « d’Union
sacrée » pour promouvoir l’entente Capital/Travail. Les 7 centrales appellent ainsi
« à se sentir tous pleinement dans
la communauté nationale ». C’est l’oubli total que sous le
capitalisme existent deux classes antagonistes : les capitalistes contre
les travailleurs parce que leurs intérêts de classe sont irréconciliables. Leurs appels à « l’Union
nationale » sont un piège pour lier les intérêts de la classe ouvrière
et des salariés à ceux du patronat. A aucun moment, il n’est indiqué que le capitalisme est l’ennemi du travail.
Au contraire cette déclaration appelle à faire des entreprises « des
lieux de droits réels offrant à chacun des espaces d’expression et
d’échanges » ! La question centrale de la
lutte de classe au quotidien pour défendre les salaires et l’emploi, a
fortiori, la dénonciation du capitalisme comme source des maux, est
totalement éludée ! En somme, pour résoudre les « intérêts
contradictoires », il faut le « dialogue » entre
« partenaires sociaux » ! Ce texte
constitue une défense et une apologie du capitalisme. Par exemple, le travail sous le régime capitaliste est présenté comme
« facteur essentiel d’émancipation et d’intégration sociale
qui permet la construction de rapports humains, de liens sociaux » grâce
à son « aspect intégrateur et valorisant » ! Pas un mot sur
l’exploitation du salariat permise par la propriété capitaliste des
entreprises, banques … Rien sur le vol de l’argent public pour financer les
investissements capitalistes et renforcer les profits (terme absent) des
monopoles. La lutte
contre le chômage qui touche près de 6 millions de personnes est présentée
comme un « défi » que tous (Cf. Union sacrée) doivent relever. Nulle
responsabilité du patronat n’est évoquée dans ce drame. Quant au capital (mot non cité) et le gouvernement, « ils doivent prendre leurs responsabilités »
alors que la lutte contre eux est une condition incontournable pour
satisfaire les besoins populaires. Rejet
total de l’approche de classe. Le ponctionnement de l’argent
public (« subventions » pour les « 7 ») par les entreprises
(pacte de responsabilité, loi Macron …) n’est pas condamné. Les
« 7 » demandent seulement des « contreparties » dans le
cadre du « partage des richesses produites ». C’est l’escroquerie
habituelle du réformisme. Concernant les contreparties, les « 7 »
s’inscrivent dans une démarche liant aides publiques au capital et
redistribution (sous formes de miettes) de cet argent populaire aux travailleurs. La finalité de l’action du syndicalisme de
classe est de satisfaire les revendications par les grèves et luttes en s’attaquant
aux profits capitalistes ! Quant au partage des richesses, toutes
produites par le travail salarié, le prôner revient à s’inscrire dans la
défense et l’aménagement du capitalisme et à reconnaître la nécessité du
profit pour les propriétaires des moyens de production. Au passage, les « 7 » reconnaissent le bien fondé de l’ANI
(Accord national interprofessionnel). Les « 7 » vantent
ainsi la CES (Confédération européenne des syndicats) et son plan
d’investissement européen, alors que la CES financée par l’UE sert de relais
aux directives des multinationales. Les
revendications avancées restent floues et relèvent de vœux pieux. Rien sur les
nationalisations des grandes entreprises avec une véritable gestion
démocratique dans la perspective du renversement du capitalisme ! Le capitalisme est ainsi pour
les « 7 » une réalité indépassable. Est-ce en prônant la
collaboration de classe avec le capitalisme, qu’elles prétendent
« travailler ensemble pour s’opposer à la montée du populisme et de
l’extrême – droite » alors que c’est justement le capitalisme avec
l’exploitation, les oppressions de toute nature, les discriminations qui
engendrent et renforcent le populisme ? C’est le capital qui envisage le
FN comme le parti de la relève si
nécessaire. C’est la politique de la droite et du PS en alternance au service
du capital qui engendre le mécontentement, la colère et le désarroi
populaires. Avec la référence à la défense
de la République, la déclaration est un appel
au maintien du capitalisme. Le Parti
révolutionnaire COMMUNISTES appelle à développer le syndicalisme de lutte de
classe, seul moyen de faire reculer le capital et les gouvernements à ses
ordres. Il appelle a combattre le capitalisme et tous les partis à son
service, l’UMP - Républicains, le Parti Socialiste et ses alliés, le Front
National Le combat
pour abattre le capitalisme, pour le socialisme, est la seule voie pour la
véritable émancipation des travailleurs. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au
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national du 11 avril 2015 Et |
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