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COMMUNISTES |
N°410 Semaine du 29 juin au 05
juillet 2015
28 juin 2015
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Contre les
Partis du capital, contre les fausses alternatives, Rejoignez le
combat du parti révolutionnaire -COMMUNISTES |
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Lire également Le Parti
Révolutionnaire -COMMUNISTES- : Porteur de la seule et véritable alternative Et Rencontre Union des Forces pour le Changement (Tchad) et du parti Révolutionnaire COMMUNISTES Et Face aux tentatives de
déstabilisation soutien au peuple de l’Equateur Et La nouvelle économie et
le capitalisme |
Un récent sondage paru dans le Parisien indique que 89 % des personnes interrogées ont une
« mauvaise opinion » des partis, 94 % les jugent « peu
crédibles », 93 % « peu honnêtes ». Les partis gestionnaires du capitalisme UMP/les
Républicains et le PS défendent et appliquent au pouvoir, une même politique
antisociale et antipopulaire. Ce
sont les relais des multinationales qui dirigent en réalité notre pays. Leur démarche peut être résumée ainsi :
démagogie et promesses dans l’opposition, trahison des engagements au
gouvernement. Chirac avouait crûment « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». En chassant Sarkozy, les illusions ont été fortes
sur Hollande. Or le gouvernement Hollande-Valls poursuit et aggrave la
destruction des conquêtes sociales comme son prédécesseur. Le consensus est total entre la droite et le PS
sur l’austérité, les aides publiques aux
entreprises, la construction de l’Europe capitaliste, la politique de
guerres au Moyen-Orient et en Afrique. Consensus qui se heurte à l’architecture de la
Vème république fondée entre autre sur la mystification d’une prétendue
opposition droite/PS. Alors pour essayer de tromper l’opinion, la droite
surenchérit sur les aides au capital, le PS joue la carte de l’Union
nationale avec « l’esprit du 11 janvier ». Mais les faits sont là, Valls a eu recours au 49-3
pour masquer la réalité du consensus, la loi Macron serait passée avec les
voix de droite. Ce qui permet à la droite aussi d’être dans son rôle avec le
dépôt de sa motion de censure ! A deux ans des présidentielles, il faut relancer
le mensonge d’un PS opposé à la droite sur le fond et pas sur la seule course
aux portefeuilles ministériels. Chacun peut mesurer qu’une nouvelle illusion
grandit. « On a essayé la droite
puis la gauche, pourquoi ne pas essayer le FN ? ». Cela se reflète dans le sondage cité ci-dessus
puisque le FN arrive en tête avec 23 % comme « parti le plus proche de la préoccupation des français », en
tête également comme proposant des « solutions
efficaces », et en troisième position pour « l’honnêteté » (16 % à un point
des écologistes et du MODEM !). Beaucoup d’explications sont nécessaires car,
au-delà de sa démagogie sociale, le FN ne manque jamais d’évoquer son « attachement à la libre entreprise »
(lire le capitalisme) et vote ou défend aux Parlements français et européen
toutes les mesures d’austérité. Le FN incarne le 3ème parti du capital et la relève si le système fondé
sur l’alternance (UMP/PS) est bloqué. Les sondages et études ne vont pas
jusqu’à cerner l’origine réelle des maux et les sources de cette désaffection
pour les Partis. C'est-à-dire, le mode de production capitaliste lui-même et
ses relais. Au contraire, les instituts d’opinion publique sont aux mains de
groupes capitalistes. Ces derniers ont évidemment un intérêt de classe à
promouvoir un « homme ou une femme providentiel (le) » … pour mieux
dédouaner le système d’exploitation capitaliste. C’est d’ailleurs la fonction
aussi de tous les Partis institutionnels. Les signes d’une
recomposition politique en cours De plus en plus désavoués, les Partis du capital
ne restent pas inactifs et les traits d’une recomposition politique se
dessinent. Ces restructurations ne sont qu’un leurre sur le
mode « tout changer pour ne rien
changer ». L’UMP a adopté sa recette habituelle, le changement de
nom : les Républicains. Sarkozy l’instigateur de ce changement veut
concurrencer le FN avec des surenchères sur la laïcité dirigée contre les
seuls musulmans. Ainsi, il avance sa volonté de lancer le débat sur
la remise en question du droit du sol. Le débat présenté pour combattre le
« communautarisme » constitue une diversion par rapport aux enjeux
réels, surfant comme le FN sur la xénophobie et les boucs-émissaires. Ses
concurrents à la présidentielle, Juppé et Fillon, occupent le terrain
économique pour surenchérir sur les aides publiques au capital mais trouvent
certaines avancées dans le Pacte de Responsabilité et la loi Macron. Ce n’est pas un hasard si Hollande a rencontré
Fillon au Mans et Juppé à Bordeaux. Gageons qu’ils n’ont pas parlé seulement
de course automobile ou de la promotion du vin français. De plus, la presse a fait état de propositions à
Lagarde président de l’UDI pour que ce dernier préside le grand Paris. Va-t-on vers l’ouverture du PS vers le
« centre » ? A suivre … D’autant que Hollande donne des signes
forts au patronat. A peine les retrouvailles Valls-Aubry entamées au congrès
du PS autour d’une « redistribution » de 15 milliards d’argent
public du Pacte de Responsabilité que Hollande siffle la fin de la
récréation. Dans le journal patronal « Les Échos »,
Hollande rappelle au respect de la « parole de l’État » et de ses
engagements vis-à-vis du capital. Le FN, suite à la contradiction entre ses
résultats du 1er tour des élections départementales et sa
difficulté à gagner au second tour, a renforcé son entreprise de
« dédiabolisation » en chassant J. M ; Le Pen de la présidence
d’honneur du FN pour ses prises de position pétainistes jugées sur le tard
« inopportunes ». Ce qui peut jeter les bases d’un rapprochement
ultérieur avec certains secteurs de l’ex-UMP La « gauche de la gauche » n’est pas en
reste. Le PCF toujours en quête d’un « projet » se tourne vers les
Écolos proches de Cécile Dufflot et la « Nouvelle donne » de
Larouturrou (ancien responsable CFDT et PS et chantre du « partage du
temps de travail). L’économiste du PS Liêm Hoang Ngoc vient de
quitter ce Parti et appelle à « faire
émerger une coalition des gauches
sociales, écologistes et radicales, alternatives au PS » sur le
modèle déjà défraîchi d’un Syriza à la
française. Toutes ces
forces se situent sur le terrain de l’aménagement du capitalisme. Le « partage des pouvoirs et des richesses » avec le capital, un « meilleur équilibre » du pacte
MEDEF-HOLLANDE-CFDT, sans toucher aux profits monopolistes, telles sont leurs
propositions. Quant aux « frondeurs », leurs positions permettent
au PS de ratisser plus large en
gardant les déçus de Hollande-Valls. Le PS aux affaires a toujours engendré
une « aile gauche » sur fond de gestion loyale du système
capitaliste. Le système électoral en France différent de la
Grèce les obligera tous à rentrer dans le rang le moment venu, à appeler au
vote pour le PS, afin de garder leurs élus. La montée des fausses
alternatives Conséquence de cette marche vers la recomposition
politique, de fausses alternatives émergent. PS et UMP/Républicains vont continuer de défendre
l’UE, l’austérité avec le credo de la « baisse du coût du
travail » comme impératif pour créer des emplois. On sait ce qu’il est
advenu de la promesse de Gattaz de créer un million d’emplois à la signature
du pacte de responsabilité ! Toujours dans le but d’épargner le capitalisme de
la colère populaire, une autre diversion politique apparaît. Chevènement vient de démissionner du MRG
(mouvement républicain de gauche) qu’il avait fondé pour se rapprocher de
Dupont-Aignan (debout la France), au nom de « l’union des républicains
des deux rives ». Leur cible est une UE qui fait la part trop belle
à l’Allemagne de Merkel (comme Mélenchon), « Bruxelles » et l’euro
dont Dupont-Aignan propose la sortie. A rapprocher de celui que la presse présentait
comme le tenant de la « gauche » du PS, Montebourg qui après avoir
signé un appel avec Matthieu Pigasse
de la banque Lazard pour appeler à une alternative à l’Allemagne dans l’UE…se
rapproche du député UDI Jégo. Tous les deux vont créer l’association « vive la France », « pour soutenir la production et le
savoir-faire français » Ce sont
là des opérations politiciennes qui
visent à concurrencer le FN sur sa problématique, pour le moment venu,
rabattre sur le vote « utile » pour le PS ou les Républicains. Sans oublier certains secteurs minoritaires plus
ou moins dans le PCF qui exigent le « retrait de l’euro, de l’UE », un retour au franc pour
relancer les exportations grâce à une dévaluation, cela dans le cadre
du capitalisme ! Soyons clair, le Parti révolutionnaire –
COMMUNISTES- relie la dénonciation de la politique de l’UE à sa base
matérielle le capitalisme monopoliste. On ne peut lutter contre
« Bruxelles », l’euro, l’UE sans combattre le capitalisme jusqu’à
son renversement. De plus, les responsabilités de la classe capitaliste
française ne sont pas moindres que celle de l’Allemagne dans les coups
dramatiques portés aux peuples d’Europe. Tous ces grenouillages visent à détourner
l’attention sur de fausses alternatives pour préserver et pérenniser le
capitalisme. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet
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national du 11 avril 2015 Et Et Samedi 20
juin s’est tenu à Paris le Congrès d’unification
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