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COMMUNISTES |
N°413 Semaine du 20 au 26 juillet
2015
20 juillet
2015
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LA LIBERTÉ DE LA PRESSE : MYTHE OU REALITÉ ? 3. CANAL+ ET BOLLORÉ DOSSIER |
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Canal + a vécu récemment une semaine
agitée. Non pas que ses programmes aient révolutionné le paysage télévisuel,
mais bien par sa prise en main à la hussarde par son nouveau propriétaire
Vincent Bolloré. Vincent
Bolloré un grand capitaliste : 10 milliards €, 8ème fortune de France En 30 ans Vincent Bolloré a transformé la
papeterie familiale (papier à cigarettes OCB) en un groupe qui figure parmi
les 500 plus grandes compagnies mondiales. Vincent Bolloré, Président
Directeur Général du Groupe Bolloré, occupe des positions en pointe dans
chacune de ses activités très diversifiées : les films plastiques, des
terminaux portuaires (en particulier en Afrique), des plantations de palmiers
pour l’huile (Cameroun), les véhicules électriques et les batteries, il
fabrique et distribue tout un éventail de solutions d’identification
automatique (codes-barres et autres), distributeur de fioul et de produits
pétroliers, de l’oléoduc Donges-Melun- Metz, premier actionnaire de Vivendi
(multinationale de la communication et du divertissement) qui lui donne la
main mise sur Canal+. Considérant que l’on n’ait jamais mieux
servi que par soi-même il détient un vaste réseau de médias défenseur de ses
intérêts et donc de ceux du capitalisme. Les chaînes câblées Direct 8 et Direct Star
c'est lui, le quotidien gratuit Direct Matin et ses hebdos Direct Sport,
Direct Femme c’est encore lui. Il possède 12 licences régionales WiMAX
(licences de télécom et d’accès au net par voie hertzienne) qui couvre
l’ensemble du territoire. Pour avoir des sondages qui lui donnent
satisfaction il possède l’institut de sondage CSA. Il vient d’ajouter Canal+
à son empire. Canal+ la plus ancienne chaîne privée
de France tire ses ressources des abonnements et de la publicité. Le groupe
Canal fait aujourd’hui près de 600 millions de profit malgré la perte
d’abonnés et le recul de la publicité. Canal+ se présente comme une chaîne
inventive, décalée dans le monde de la télé. Son audience vient
principalement de la diffusion des matchs de foot et de rugby, du cinéma avec
la projection de films récents qu’elle en finance en grande partie. Le
« Grand Journal » et ses marionnettes « les Guignols »,
programme en clair de Canal+, ont une certaine audience. Il semble que ces marionnettes déplaisent à
V. Bolloré et à ses "amis politiques". Il y a quelques semaines il
déclarait sur France-Inter que le meilleur humour est celui qui s’adresse à
soi- même et non pas aux autres. Pourtant « les Guignols » ne
poursuivent que la tradition des humoristes et des chansonniers qui de tout
temps se sont moqués des hommes politiques et du patronat sans jamais remettre en cause le système. Ils
traduisent sous une autre forme ce que disent les politiques quand ils
prétendent contrôler le
capitalisme, voire le moraliser. Le système n’est jamais remis en cause. Devant les cents premiers dirigeants de
Canal réunis le 3 juillet dernier V. Bolloré a mis les choses au point.
D’après le journal « le Point » il déclare : c’est celui qui paye qui décide. Les
choses sont claires dès le départ. Le Directeur Général de Canal + R. Bemer
est viré. (en 2002 P. C'est une habitude chez Vivendi, Lescure avait lui
aussi été viré par un dirigeant de Vivendi : J.M. Messier). Le PDG B.
Maheu serait lui aussi sur un fauteuil éjectable, A. de Caunes ne présentera
plus « le grand journal » à la rentrée. Le grand ménage est en
route. Devant la protestation de la suppression « des Guignol »
Bolloré déclare : Les dirigeants
de Canal et de Vivendi devront décider sous quel format et à quel moment ils
devront être distribués. Il y a tant de moyens de couler une émission
qu'il n’a que l’embarras du choix. Le service public applique les mêmes méthodes. M.
Gallet vient de viré O. Poivre d’Arvor pour différent sur la ligne éditoriale
et attitude trop amicale vis à vis des grévistes de Radio France au printemps,
faute inexcusable... Quelles
réactions dans la presse, à Radio France? Aucune sur le fond, aucune sur la liberté
de la presse, sur l’indépendance des journalistes et leur liberté de
conscience. Et pour cause. Les journalistes comme tous
les salariés ont un lien de subordination avec leurs employeurs. Ou bien ils
acceptent la ligne du média ou bien ils le quittent. Ils font un choix. Tous
les médias sont entre les mains du capitalisme et du pouvoir politique à son
service, les journalistes sont choisis pour leur compétence à diffuser les
idées de celui-ci, les journalistes "ont encore une âme de valet".
Leurs proclamations sur la liberté d’exercer librement leur métier n’est
qu’un leurre. C’est le capitalisme qui dicte les écrits et les paroles. A moins d’être suicidaire, aucun
journaliste du « Figaro » ne publiera un article qui met en cause
les ventes d’avions Rafale au Qatar ou à l’Arabie Saoudite, pays où le
respect des droits de l’homme est inconnu, la peine de mort prononcée et exécutée
régulièrement, des châtiments barbares monnaie courante. Et pour cause, le
propriétaire du « Figaro » et le marchand d’armes sont une
seule et même personne : S. Dassault, par ailleurs député "Les
républicains". Pareil pour ceux du service public, Hollande et son gouvernement PS sont les commis
voyageurs des marchands d’armes. Il ne ferait pas bon de
remettre en cause la diplomatie française. Sous cette dictature capitaliste la liberté
de la presse est bien un mythe. Lire,
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