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COMMUNISTES |
N°434 Semaine du 14 au 20 décembre
2015
15 décembre
2015
COP 21 : L'union sacrée
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législatives Et Une grande campagne des Régionales en
Pays de Loire Une
responsable de notre Parti raconte Et Dimanche, votez pour
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Le document final des la COP 21
a été adopté par les 195 pays représentés membres de la convention cadre de
l'ONU sur les changements climatiques. C'est un succès diplomatique pour les
dirigeants français, mais une analyse serrée du document final montre qu'en
réalité ce qui a été écrit n'autorise
aucun optimisme quant à la mise en œuvre de son contenu. Tout d'abord,
il convient d'analyser le pourquoi d'une si grande tension autour et dans la
conférence ainsi que le niveau de dramatisation surjoué par les dirigeants
politiques, en y incluant la larme de L. Fabius, lui qui a sans vergogne
donné le feu vert au bombardement de la
Yougoslavie dès 1993, de la Libye, de la Syrie et apporté le soutien
de la France à toutes les interventions impérialistes dans le Monde et en
particulier en Afrique! L'hypothèse
formulée par les grands Etats capitalistes est celle d'un réchauffement
climatique exclusivement lié aux activités humaines. Le
Groupement Intergouvernemental d'Etude du Climat (GIEC), en anglais
Intergovernmental Panel on Climatic Change qui comme son nom l'indique est
avant tout une structure politique et non scientifique produit des rapports
qui sont validés par les ces mêmes Etats et ne peuvent en aucun cas servir de
base à une description et une analyse scientifique de la réalité. Notons que
le GIEC est financé par les Etats et les grands groupes capitalistes. Quelles sont les variantes qui
influent sur les changements climatiques, cette question reste encore
largement débattue et toutes les affirmations péremptoires doivent être
prises avec des pincettes. Cela n'empêche pas, bien au contraire, de mesurer
les conséquences à court, moyen et long terme des activités humaines. Partant de
l'unique hypothèse de la responsabilité humaine, les grands groupes
capitalistes et les Etats à leur service s'empressent de dessiner un horizon
politique et idéologique du "tous ensemble pour sauver la planète", c'est
l'union sacrée capital-travail à l'échelle du Monde. Mais quelle hypocrisie,
quand les puissances impérialistes, dans le Monde réel, déclenchent des
guerres permanentes pour le contrôle des grandes sources d'énergie, se
battent pour étendre le contrôle des espaces maritimes et dans le Monde des
Bisounours versent leur larme au Bourget ! Oui de
grands intérêts sont en jeu dans cette économie dite verte que l'on nous
promet. Le marché vert, surtout celui de l'énergie, c'est l'assurance pour
les grands monopoles d'un grand marché truqué financé par les Etats au
détriment des salariés. Qui dit que l'énergie solaire coute quatre fois plus
cher que les énergies conventionnelles et en particulier nucléaire? Qui dit
que le recyclage des panneaux solaires est un grand problème pour l'environnement
du fait des matériaux utilisés? Qui dit l'utilisation qui est faite de ces
productions soi-disant écologiques pour démembrer le service public ? Il
n'y a pas de secret, toute transformation d'une énergie dans une autre,
calorique, éolienne, solaire, grammifique en énergie électrique conduit à une
perturbation du milieu extérieur. Cela est connu depuis le XIXe siècle avec
les découvertes dans les sciences de la thermodynamique. Mais au delà des enjeux de profit, il y a des enjeux de
domination des puissances impérialistes. Imposer à l'Afrique, à l'Asie, à
l'Amérique du Sud un mode de développement énergétique soumit aux normes des
Etats impérialistes dominants, c'est les forcer à rester dépendantes des
productions des grands monopoles. Nous vérifions tous les jours, et depuis que le
capitalisme existe que son développement n'a qu'une logique: celle des
profits et de l'accumulation du capital. Jamais, il n'a spontanément créé les
conditions pour protéger les salariés et les populations des nuisances dont
le traitement aurait amoindri ses profits. Seules les luttes ouvrières l'ont
conduit à un minimum de respect des hommes et de leur environnement. Plus que jamais la question centrale est donc bien celle
de le faire reculer et de l'abattre pour construire une société débarrassée
de l'exploitation, une société dont l'objectif central soit la satisfaction
des besoins humains et de leur environnement.
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