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COMMUNISTES |
N°444 Semaine du 22 au 28 février
2016
23 février
2016
51ème
congrès de la CGT
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l’agriculture, ça suffit ! Et Et INDRE :
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qu’ils préparent pour les salariés Et |
Le 51ème
congrès de la CGT se tiendra à Marseille du 18 au 22 avril. Nous recevons déjà un courrier
important qui émane de nombreux syndicalistes et d’autres salariés dont nous
publierons des extraits ainsi que notre point de vue. Nous ouvrons à partir
de cette semaine une rubrique consacrée à sa préparation Reçu de Michel Pierre, militant
CNRS 51e congrès :
Quelle CGT pour les luttes ? Depuis l’élection de F Hollande
à la Présidence de la République en 2012, les mesures en faveur du capital ne
cessent de tomber. Citons l’Accord
National Interprofessionnel, le Pacte de Responsabilité, le Crédit d’Impôt
pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), la loi Macron, la loi Rebsamen,
l’accord Agir-Arco, sans oublier la casse du code du Travail. Ces mesures
visent toutes à accroître les profits au détriment des salaires. Il s’agit avant
tout d’aider au mieux le capital français dans la lutte que ce dernier livre
à ses concurrents dans l’appropriation des marchés. Pour le patronat il faut
se débarrasser de tout ce qui limite l’exploitation des salariés, de tout ce
qui limite le profit, c’est à dire les droits et les garanties collectives
que les salariés ont conquis par leurs luttes Face à cette politique les salariés ont un besoin
vital d’un syndicalisme CGT de lutte de classe car seule les luttes unies et
coordonnées peuvent mettre en échec le patronat et son gouvernement. Cette
volonté devrait être au cœur du document d’orientation pour le 51e
congrès confédéral. Force est de constater que ce dernier est aux antipodes
de l’affrontement avec le capital. La crise du
capitalisme n'y est même pas évoquée. Il n’y aucune analyse de la situation
internationale, aucune analyse de la politique économique et sociale du
gouvernement français. Le développement humain durable qui parsemait le
document d’orientation du 50e congrès a fait place au syndicalisme
de transformation sociale. Mais il n’indique à aucun moment en quoi consiste
cette transformation sociale. Le syndicalisme rassemblé est réaffirmé comme
l’orientation fondamentale qui doit conduire à la transformation sociale sans
que les confédérations et fédérations signataires d’accords au rabais et qui
soutiennent cette politique soient citées. Au niveau de la société, la
solution est le partage plus égalitaire des richesses. En résumé, le
capitalisme est devenu l’horizon indépassable, qu’il suffirait d’aménager par
la démocratie pour une répartition plus juste des richesses, ce qui est un leurre. Le travail salarié n’est plus
considéré comme le rapport d’exploitation social fondamental qui structure la
société. Or, la répartition inégale des richesses est générée par ce rapport
d’exploitation par lequel les capitalistes s’approprient la valeur produite
par les salariés. Et cette appropriation est d’autant plus grande que les
économies sur les travailleurs sont grandes. C’est ce qui constitue le
ressort même de l’enrichissement capitaliste, de l’accumulation du capital et
donc de la différenciation sociale. Si le texte évoque la Charte d’Amiens
de 1906, c’est pour le caviarder. Il écrit « En 1906, la Charte
Amiens entérine sa spécificité qui est de lier la lutte quotidienne pour des
améliorations immédiates… comme indissociables de notre visée de
transformation de la société ». La phrase essentielle de la Charte
qui donne son sens à la création de la CGT, c’est : « La CGT groupe, en dehors de toute
école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la
disparition du salariat et du patronat ». Cette phrase est passée sous silence. La disparition du
salariat et du patronat a fait place à la formule passe partout de la « transformation
sociale ». Ce texte dépourvu de toute
analyse désarme les syndiqués dans leur affrontement avec le gouvernement et
le patronat. Avec l’abandon de l’unité
d’action au profit du syndicalisme rassemblé, la CGT est passé d’une logique
d’affrontement avec le capital à une logique d'accompagnement. La situation pose avec force la
question de quelle CGT les salariés ont besoin ? Une CGT d’accompagnement
des forces dominantes n’a aucun avenir car le terrain du réformisme syndical
est déjà occupé par bon nombre d’organisations. La CGT n’a d’avenir que si
elle est de lutte s’appuyant sur la masse des salariés. C'est cette CGT qu'il
faut construire dans les luttes et pour les luttes contre le capital dans
l'intérêt de classe de tous les salariés. Lire, enregistrer
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Lire également Bureau National du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et Bureau National du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et Journal N° 118 de février 2016 |
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