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COMMUNISTES
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N°442 Semaine du 08 au 14 février 2016
11 février 2016
Ce qu’ils
préparent pour les salariés
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Lire Egalement Et Le combat continu pour exiger la relaxe des 8
Goodyear Et Et Nous sommes une
force considérable Et Et Les
agriculteurs broyés par le capitalisme |
Le
supplément « les Echos Business » (propriété de B. Arnault, 17
milliards officiels de fortune personnelle) du 8 février écrit sous le
titre : « Législation du travail, 12 idées d’assouplissement »,
un article intitulé « Dirigeants et DRH sont aux aguet, attentifs à tous
les débats autour de la réforme du Code du travail. Les lignes bougent, leurs
idées fusent ». Et le journal donne la parole à
quatre d’entre eux. Un DRH anonyme du CAC 40 :
« En mettant le pied dans la porte sur le travail du dimanche, Macron a
enfin envoyé un signal de déverrouillage » et « une plus grande liberté pour
engager, licencier et négocier ». Pour lui le changement c’est le
plafonnement des indemnités aux prud’hommes, le rapport Combrexelle sur les
« négociations en entreprises ». Pour sa part J.C. Sciberras,
DRH de Solvay France, se réjoui : « Le mouvement de
décentralisation vers les accords entreprises est amorcé, reste à en préciser
la hiérarchie des normes ». B. Mettling, directeur général d’Orange une
entreprise où l’Etat est premier actionnaire
déclare à propos des travaux de la commission Badinter :
« Réextraire les grands principes est utile mais ne répond pas aux
attentes des DRH qui désirent des avancées sur la simplification du Code,
mais aussi la stabilité et la lisibilité de la réglementation ». Ils
avancent leurs exigences. Temps de travail : choisir
entre 35 et 42 heures, choisir le seuil de déclenchement des heures
supplémentaires. Forfait jour : sécuriser
le dispositif pour éviter un jugement défavorable devant la justice. CDI : alléger les clauses
de sortie, « un contrat unique permettrait de clore de façon souple une
relation contractuelle ». Gattaz parle lui, d’un contrat
« agile » Licenciement : reconnaître
l’aléa économique. Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de
Paris enfonce le clou : « L’entreprise peut échouer à
anticiper l’évolution de son marché » A partir de là, elle doit pouvoir
licencier sans entrave et échapper à
« l’omniprésence des juges ». Contrat de chantier :
Réservé jusqu’à présent au bâtiment et travaux publics il permet de se
séparer du salarié dès la fin du chantier pour lequel il a été embauché, sans
recourt ni indemnité. A généraliser. Suit une longue liste de
mesures du même genre qui toutes visent à précariser davantage le
salarié : encore plus de CCD sans avoir à en justifier le motif, faire
cofinancer sa formation par le salarié, augmenter davantage la période
d’essai (pour les techniciens de 4 à 8 mois), réduire les
informations-consultations des CHCT et CE, institutions représentatives du
personnel. Quand le patron est roi, quel besoin pour lui de perde du temps et
de l’argent dans ces consultations ? Les auteurs poussent leur logique
jusqu’au bout. Tel est
le monde que nous préparent le patronat et le gouvernement à son service. Ne pas
les laisser faire est urgent. Défendre les acquis, en gagner de nouveaux par
la lutte, tel est l’enjeu des jours à venir.
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