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COMMUNISTES
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N°442 Semaine du 08 au 14 février 2016
10 février 2016
Le combat continu pour exiger la relaxe
des 8 Goodyear
Jeudi 4 février 11 h 00 place de la Nation à Paris et dans tout le
pays
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Lire Egalement Et Nous sommes une
force considérable Et Et Les
agriculteurs broyés par le capitalisme Et A Paris, des assemblées débat réussies Et Et Tunisie, Le jasmin de la colère |
10000
personnes se sont rassemblées autour des 8 licenciés de Goodyear et des
autres militants CGT sanctionnés dont le seul « crime » est d'avoir
pris leurs responsabilités de syndicalistes. Les bus arrivent de la Région parisienne, 10
viennent de la Somme, 15 du Nord-Pas de Calais, 10 de la Marne, etc..., pour
dire NON à la tentative de criminalisation de l'action syndicale, NON à la
répression politique de Hollande contre les travailleurs, contre ceux qui
luttent contre l’exploitation capitaliste. Les 10 000 manifestants soutiennent les 8 ex-Goodyear condamnés à 24
mois de prison dont 9 mois ferme et 5 ans de mise à l'épreuve, leur
solidarité va indissociablement aux militants d'Air France, d'I.Logistics, de
Start People, de Ford à Blanquefort, aux Postiers, aux Cheminots, à ceux de l'EDF / GDF, des Territoriaux de
Longwy, enfin à tous ceux qui en France se battent
avec les salariés de leur entreprise pour des salaires décents, de meilleures
conditions de travail contre la vindicte patronale datant d'un autre siècle. Plus de 155 000 signatures sur une pétition en ligne, plus de 80
rassemblements en France en soutien
aux militants et salariés licenciés ou sanctionnés tels les Inspecteurs
(trices) et Médecins du Travail dont le « crime » est de vouloir
faire correctement leur mission. Plus de 10 000 à Nation à Paris, 1000 à Bordeaux,
500 à Nancy, 600 à Clermont-Ferrand, 1000 à Toulouse, 600 à Grenoble, 200 à
Poitiers, 200 à Evreux 50 militants de l'UL d'Ancenis (Manitou, Toyota,
fonderie Bouthiers) en Loire-Atlantique ont été reçus par la sous-préfète de
Loire-Atlantique en compagnie de FO qui s'est rallié à l'initiative au
dernier moment. Des arrêts de travail ont eu lieu, notamment dans les
transports en région parisienne. Des centaines d'initiatives se sont
déroulées ce jeudi 4 février 2016. Ce sont des dizaines de milliers de
personnes dans le pays qui ont dit NON à l'arbitraire patronal et gouvernemental. 7 ans de lutte des Goodyear, défendre l’emploi de 1.143 salariés
devient un délit ! Après les
interventions de plusieurs camarades victimes des innombrables répressions
patronales et gouvernementales, Mickaël Wamen secrétaire du
syndicat CGT Goodyear a rappelé leur lutte
exemplaire de plus de 7 ans. Il est impossible ici de résumer en quelques
lignes le nombre de manifestations sur Amiens, Rueil-Malmaison au siège
social, aux tribunaux de Nanterre, d'Amiens, au tribunal administratif, des
référés, préfecture, à chaque fois réprimées sauvagement par les provocations
des CRS et gardes mobiles. (Voir les articles sur notre site – notamment ceux
des 12 et, 19 janvier). Après 7 années de combat, l'accord de fin de conflit était signé par
la CGT et la direction, avec les dimensions sociales et l'abandon de toutes
les procédures à l'encontre des militants CGT. Les autres syndicats (CGC et
SUD) ont pris l'argent et n'ont plus donné signe de vie. Passant outre cette décision, le procureur de la république, sur
ordre de Hollande, Valls, Macron, Taubira, pour
satisfaire Gattaz, a
relancé les poursuites contre les 8 de Good Year et demandé dès le 1er jugement 24 mois de prison dont la moitié ferme.
La juge a décidé de suivre le procureur en condamnant les 8
ex-Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois ferme et 5 ans de mise à
l'épreuve. Défendre l'emploi de 1143 salariés devient un délit.
Derrière ce jugement inique il y a aussi le conflit d'Air France où Valls a
traité les salariés de voyous et en toile de fond la mise à plat du Code du
Travail par Badinter interposé. Les 8 Goodyear étaient déjà condamnés avant même d'entre au Palais de
Justice. Les
médias dévoués au capital répercutent
abondamment les soi-disant violences des travailleurs qui répondent aux
provocations policières mais ils se taisent sur les 12 suicides, les
divorces, les maladies dépressives et les cancers dus aux produits à base de
benzène employés pour la fabrication des pneus. On ne les laissera pas faire La décision du tribunal d'Amiens est une décision politique prise
contre les droits élémentaires de libertés des citoyens, leur droit de se
défendre dans leur travail avec un syndicat de classe. Le
gouvernement utilise l’état d’urgence, qu’il a fait prolonger par l’Assemblée
Nationale et qu’il veut inscrire dans la Constitution, ce que dénonce la CGT. La violence
est celle des « plans sociaux » du Medef et du gouvernement qui est au service des grandes multinationales, qui attaque
les droits des travailleurs et les libertés démocratiques Philippe Martinez, secrétaire de la CGT a conclu
ce rassemblement en précisant qu'il n'était qu'une étape
et que nous serons nombreux le 27 mai 2016 au tribunal correctionnel de
Bobigny où 5
militants d'Air France doivent être jugés pour « violences en
réunion » et 10 autres pour « dégradations ». Rendez-vous est pris également à Amiens pour le jour de l'Appel des 8
ex-Goodyear. Notre parti révolutionnaire Communistes appelle
à continuer l’action partout pour exiger la relaxe pure et simple des 8 de
Goodyear, à participer à toutes les initiatives de défense des libertés et
d'actions des syndicalistes qui ne manqueront pas de se multiplier dans notre
pays. Lire, enregistrer
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Lire également Journal
N° 118 de février 2016 Et Succès de notre réunion publique à Paris le 7
novembre Et Et RAPPORT au Comité National du 19 septembre 2015 Et DISCUSSION au Comité National du 19 septembre 2015 |
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Attention :
Jeudi 4 février 11h rassemblement Calvados :
notre parti se renforce Hollande :
Tout pour le capital, les travailleurs paient L’usine SAPAG (à
Ham Somme) qui fait des profits Pour
les libertés syndicales, Le 21 janvier à 11h.30 Rassemblement à Paris à l’appel de la CGT |
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