|
Si une page
comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES |
||
|
N°456 Semaine du 16 au 22 mai 2016 16 mai 2016 |
||
|
Brader Renault, c’est ça l’intérêt
national ? |
||
|
Lire Egalement Et UN SERVICE PUBLIC MAITRISE
PAR LA NATION Et Et Et Les opérations
politiciennes se multiplient Et Pologne : Des militants communistes
condamnés |
Si les médias
ont fait grand bruit autour du vote des actionnaires refusant le salaire
scandaleux du PDG (vote sans suite car purement consultatif), ils ont passé sous silence une autre
décision autrement plus grave : celle qui prive Renault actionnaire
majoritaire de Nissan d’intervenir sur certaines décisions de sa filiale. Du
jamais vu. Ce qui fait dire au cabinet Proxinvest « Renault renonce à
son droit de contrôle sur Nissan », opinion largement partagée. L’Etat
(20% du capital, droit de vote double) a laissé faire sans dire un mot. Cela n’a
pas traîné. A peine ce vote terminer, C. Ghosn, PDG de Renault et de
Nissan, annonce que Nissan prend 34% du capital de Mitsubishi pour 1,9
milliards d’euros, il va nommer un tiers des administrateurs et son
dirigeant. En fait une prise de
contrôle total d’un constructeur de 1,2 millions de véhicules par an. Cela renforce le poids de Nissan dans l’alliance entre
les deux constructeurs. Qu’on en juge : Renault n’a produit en France
que 553.000 véhicules en 2015 mais
avec ses usines à l’étranger il en a produit 2,8 millions. Nissan en produit 5,4 millions. La capitalisation
boursière, les profits sont aussi à l’avantage de Nissan. A quand
une OPA de Nissan sur Renault ? à quand l’arrêt de la production de
voitures Renault en France ? Exagération ? Entre 2004 et 2014 les effectifs en France
sont passés de 76.183 à 45.000. Pour les mêmes dates l’usine de Sandouville
(Seine Maritime) est passée de 5.300 à 2.200 salariés, celle de Flins
(Yvelines) de 4753 à 2.500. Renault vient d’annoncer 600 millions
d’investissement en Espagne pour un nouveau moteur, une nouvelle boîte de
vitesse, un nouveau véhicule. La raison : la recherche du profit avec
des salaires de 35.000 euros par an en Espagne, voire 11.000 en Roumanie avec
des temps de travail supérieurs à ceux de France. C. Ghosn gère avec
l’aval du gouvernement socialiste, en bon serviteur du capitalisme. Depuis 30
ans, les gouvernements successifs – droite ou PS et ses alliés – ont organisé
la casse industrielle, démantelé le secteur automobile pour satisfaire les
exigences des multinationales. Aujourd’hui, le capital veut aller plus loin.
Le gouvernement Hollande laisse brader Renault. Il faut
arrêter le bras des casseurs Avec les
salariés de Renault, avec tous ceux qui sont attachés à l’avenir industriel
de la France, nous exigeons la renationalisation
complète à 100%, de Renault fleuron de l’industrie française. Lire, enregistrer et/ou
imprimer cette information au format PDF - (2 pages) Envoyer cet article à un(e) ami (e) |
Lire également Et Bureau National
du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et Bureau
National du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et |
|
Après le 28 avril et le 1er mai, la lutte continue pour le retrait pur et simple de la loi En finir avec ce système capitaliste qui pille les ressources de la Nation Zone du pacifique: La France est engagée dans la montée des tensions militaires Après le 51ème congrès de la CGT |
||