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N°464 Semaine du 11 au 17 juillet 2016 13 juillet
2016 |
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Privatisation
des transports suite |
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Lire Egalement encore plus poussée sous la
direction des USA Et NANTES : Notre-Dame-des-Landes : un pas de plus vers la
privatisation Et La lutte de classe prend de l’ampleur Et Espagne : Des élections législatives |
Le gouvernement
socialiste de Hollande brade le service public du transport aérien au profit des
grands groupes capitalistes. C'est
l'ensemble des grands aéroports de province qu'il veut privatiser (cf.
Communistes Hebdo n° 460 et
463). Après avoir récemment
cédé l'aéroport de Toulouse-Blagnac à
un groupe chinois associé à un fonds
d’investissement hongkongais, c'est maintenant les aéroports de Nice et de
Lyon qui vont passer aux mains du privé. Après suivront Bordeaux-Mérignac, Montpellier, Marseille,
Bâle-Mulhouse, Strasbourg-Entzheim, qui s'ajouteront à la liste des aéroports
déjà gérés par des concessionnaires privés (Grenoble, Chambéry, Clermont-
Ferrand, Quimper, etc.). Ce ne sont pas
seulement les capitalistes chinois qui sont intéressés par ces concessions
juteuses des aéroports, ils ont un grand rival : Vinci Airports qui emploie 190 000 salariés, qui gère
34 aéroports dans le monde, dont 12 en France (il convoite Nice et Lyon), 10
au Portugal, 3 au Cambodge, 1 au Chili, 2 au Japon et 6 en République
dominicaine... Chaque privatisation se traduit
par la dégradation des conditions de travail, par des baisses de salaires,
des suppressions d'emplois, par un recours massif à la sous-traitance, par la
généralisation de la politique low-cost dans la gestion du secteur
aéroportuaire. Pour les entreprises
capitalistes concessionnaires c'est l'explosion des bénéfices qui sont
grossis par les activités commerciales. Les revenus des boutiques représentent
40 % en moyenne du chiffre d’affaires, auxquels il faut aussi ajouter
10 % générés par les parkings. Soit autant que les redevances
aéroportuaires... Cette politique de pillage systématique du service public
offert à bas prix à des sociétés privées concerne tous les transports qu'ils
soient aériens, maritimes, ferrés, routiers. La liquidation de la SNCM montre
de manière éclatante le comportement des entreprises capitalistes avec la
complicité du gouvernement à leur service pour surexploiter les travailleurs
et augmenter leurs profits. Depuis la vente de la SNCM (cf. Communistes Hebdo n°361, 405, 432), l'entreprise
low-cost Corsica Ferries "a établi un maillage inter-îles qui rayonne sur
toute la méditerranée occidentale" et détient 77% des parts de marché du
trafic vers la Corse... tandis que la part de marché de Corsica Linea,
ex-SNCM, s'est effondrée de trois fois sa valeur et ne représente plus
aujourd'hui que 12% !!! Ce qui n'effraie pas Corsica Linea née d'une
magouille entre Patrick Rocca, repreneur désigné par le tribunal de Marseille, et le consortium Corsica
Maritima qui n'avait pas été retenu.
Quelques semaines à peine après avoir été désigné repreneur Patrick Rocca cède ses parts à Corsica
Maritima et Corsica Linea est créée... Son objectif : avoir une compagnie
navigant sous pavillon international qui permet le recours à des contrats de travail
au plus bas niveau et à des emploi de travailleurs extra
communautaires. C'est tout simplement ce que la loi travail veut
généraliser. Le service public nous appartient, il
a été financé par les travailleurs depuis plusieurs générations. Ce n'est que
par la lutte qu'on reprendra les richesses que les capitalistes nous volent. Lire, enregistrer et/ou
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le
5 juillet grande journée d’action du Parti Communiste des
Peuples d’Espagne |
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