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COMMUNISTES |
N°445 Semaine du 29 février au 06
mars 2016
01 mars 2016
Camarade
Jean-Luc SALUT !
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Jean Luc Salle n'est plus Et Et Notre frère de combat Jean Luc
Salle n'est plus Et Les fausses solutions pour l’agriculture, ça
suffit ! Et Et INDRE :
Jeudi 25 février Conférence avec Michel Gruselle |
Les obsèques de notre camarade Jean-Luc SALLE ont eu lieu vendredi 26
février au cimetière parisien de St Denis, en présence de sa famille, de l’association
des locataires de son immeuble et de nombreux camarades et amis. NADINE
la fille de Marie-Noëlle a rendu un hommage affectueux et émouvant à Jean-Luc
son beau-père. Deux
dirigeants nationaux de notre Parti ont salué sa mémoire Maurice
CUKIERMAN Jean-Luc,
c’était avant tout un internationaliste. Parce qu’il avait compris que, le
système capitaliste étant un système mondial, les problèmes de la révolution
étaient mondiaux, et qu’un progrès du mouvement révolutionnaire à l’autre bout
du monde, ou hélas une défaite, ce qui a été le lot de ces vingt cinq
dernières années, tôt ou tard aurait des répercussions sur le mouvement ici.
Ce n’est donc pas le hasard si nous nous sommes connus en 1978 en RDA au
cours d’une table ronde sur le marxisme-léninisme, constatant notre commun
désaccord avec la rupture révisionniste du PCF et si nous nous sommes
retrouvés en 1992 dans la défense du camarade Honecker. Mais inflexible sur
les questions théoriques et politiques, Jean-Luc savait distinguer la partie
et le tout : rejetant les théories opportunistes du XXe Congrès du PCUS,
il n’a jamais perdu de vue pour autant que l’URSS était le pays d’avant-garde
du socialisme pour le prolétariat international. Et il était convaincu de la
nécessité de lutter pied à pied pour faire connaître la réalité de la
construction du socialisme et de l’apport de Staline à celle-ci, pour
reconquérir les masses. Dans
le même temps, et au milieu des difficultés politiques que nous avons tous
rencontrées après la liquidation du PCF, Jean-Luc, tout en posant en
permanence le principe léniniste de « faire la clarté en se
différenciant », a toujours eu le souci de parvenir à l’unité des
communistes dans un parti marxiste-léniniste et internationaliste. C’est pourquoi,
lorsque la perspective de l’unification de l’URCF et de Communistes, que nous
attendions depuis 2001, est apparue, il n’a pas ménagé sa peine pour y
parvenir lors du congrès de juin dernier. C’est lui qui a été chargé des
discussions pour l’URCF avec le camarade Paul Fraisse de
« Communistes ». Et il était convaincu que cela correspondait à un
besoin pour la classe ouvrière de notre pays, ce que d’ailleurs tant
l’accueil de l’unification que le succès, même relatif, de notre parti lors
de la campagne électorale des régionales a confirmé. Mais
Jean-Luc, c’était aussi un compagnon avec de grandes qualités humaines. Dans
la réunion la plus sérieuse, il nous faisait rire avec ses imitations de ceux
qu’ils critiquaient. C’était un grand connaisseur de romans policiers et sa
bibliothèque doit renfermer ce qu’il y a de meilleur dans le genre. Dans nos
interminables conversations téléphoniques hebdomadaires, tandis que Dominique
et Marie-Noëlle nous disaient de raccrocher et de venir à table, souvent on
avait fini de « refaire le monde » et on parlait roman policier, ou
de l’Italie, autre passion que nous partagions. Voilà
tu nous as quittés, Jean-Luc, au milieu du combat. Le mouvement communiste et
notre parti sont faibles. Mais pour autant la taupe de la révolution, comme
disait Marx, creuse ses galeries sous le sol du capitalisme en crise. La
révolution est à l’ordre du jour, et dans un avenir qui peut être proche. Le
travail de notre Parti révolutionnaire -Communistes- va y contribuer. Et
quand elle éclatera, le vent portera ta voix qui dira : « Nous n’avons pas cédé, et nous avons eu
raison ! » Rolande
PERLICAN : Je veux excuser Antonio Sanchez
le Secrétaire National de notre Parti qui ne peut être présent parmi nous, il
est retenu à Besançon auprès de sa mère qui est très mal et a été
hospitalisée. Georges Marchand secrétaire national adjoint et Paul Fraisse
membre du secrétariat national le représentent. Jean Luc s’est engagé très
jeune dans le combat révolutionnaire. Il ne s’en est jamais écarté. C’était
un révolutionnaire authentique, pleinement conscient de la nécessité de la
rigueur théorique et politique pour un parti révolutionnaire, une rigueur
indispensable pour conduire le combat anticapitaliste jusqu’à la
transformation de la société. C’est pourquoi, dès que le PCF a glissé vers le
réformisme, il a lutté sans relâche, avec d’autres camarades, contre cette
capitulation révisionniste. C’est dans ce combat que nous
avons fait connaissance. Nous avons mené bataille pour tenter de freiner
cette capitulation. Quand nous avons dû constater que nous ne pourrions pas y
parvenir, nous avons quitté ce PCF pour reconstruire le plus vite possible un
parti révolutionnaire indispensable au peuple français pour mener son combat. De son côté Jean-Luc, dans la
Coordination puis avec l’URCF a œuvré pour la reconstruction d’un parti
véritablement marxiste-léniniste. Nous avons pour notre part créé
en 2002 un parti révolutionnaire marxiste-léniniste, que nous avons nommé
« Communistes ». Nous avons toujours communément
suivi avec intérêt, l’expression, l’action de l’un et de l’autre. Puis, à un
moment, nous nous sommes dit qu’il serait logique de nous rassembler, d’unir
nos forces, nos militants, pour construire ce Parti que nous voulons tous. Il
nous a semblé que le moment était venu, c’était à l’automne 2014. Jean-Luc et
l’URCF, Antonio Sanchez et Communistes ont dit : on y va. Au 7ème congrès de
« Communistes »en décembre 2014 l’URCF était présente. Jean-Luc
dans son adresse aux congressistes a rappelé : « Nous avons mesuré
les convergences stratégiques et politiques. L’efficacité et l’intérêt des
travailleurs commandent que tout soit fait pour concrétiser l’unité des
Révolutionnaires en seul parti ». Jean-Luc a été un maître
d’œuvre important dans le processus qui a conduit au congrès d’unification
juin 2015. Il a joué un rôle tout à fait primordial. A ce congrès, il a été
élu Secrétaire National Adjoint de notre Parti Révolutionnaire Communistes.
Depuis, nous avons beaucoup travaillé, Notre unification nous a permis de
développer notre activité, d’obtenir des résultats, par exemple dans la
campagne électorale des Régionales. Aujourd’hui, nous sommes engagés
totalement dans la lutte pour faire reculer l’offensive du capital et du
gouvernement socialiste contre le monde du travail. Nous allons mener la
bataille politique de l’élection présidentielle et celle des élections
législatives de 2017. Nous parlions encore la semaine
dernière avec Jean-Luc de tout le travail à accomplir. Oui, ainsi qu’il
l’appréciait, notre unification a été une très bonne décision. Tu nous as quitté brutalement.
Avec toi nous perdons un militant révolutionnaire de grande valeur, nous
perdons un dirigeant de notre Parti révolutionnaire Communistes. Nous allons
continuer ton combat, tu peux en être assuré. A toi Marie-Noëlle, compagne de
combat de toujours de Jean-Luc, toi aussi responsable de notre Parti, membre
de notre Bureau National, je veux te dire en notre nom à tous dans ce moment
si douloureux pour toi, toute notre affection. Jean-Luc tu vas nous manquer.
Nous te disons, Salut camarade. *Nous remercions
chaleureusement les camarades des Partis qui nous ont envoyé leurs messages
de condoléances. Lire, enregistrer et/ou imprimer cette information
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Lire également Bureau National du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et Bureau National du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et Journal
N° 118 de février 2016 |
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