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N°382 Semaine du 15 au 21 décembre
2014
17 décembre
2014
Une CGT pour les salariés
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Aubret (44) : La lutte paie Et |
Le capital et le gouvernement à
son service accélèrent leur offensive contre les travailleurs et le peuple.
Salaires, emplois, retraites, droits, enseignement… les ravages sont
considérables dans tous les domaines. Capital et
gouvernement ont besoin d’organisations syndicales à leur service. Ils rêvent
d’installer complétement et durablement cette alliance contre nature qu’est
l’association capital-travail. La CFDT qui
a toujours été pour la collaboration de classe, est aujourd’hui en pointe. C’est dire que l’orientation de la CGT est un enjeu de
première importance. Syndicat de lutte de classe ou
syndicat d’accompagnement ? La CGT doit être un syndicat de lutte de
classe. C’est ce qu’attendent les syndiqués et les salariés. Dans la crise
que traverse la CGT de nombreuses organisations expriment cette exigence.
Exemples : L’UD de Paris : « Force est de constater que, depuis
quelques temps, le « brouillage » du message CGT désoriente de plus
en plus…La gravité de la situation impose des débats de fond, sur l’essentiel
de notre démarche, de notre orientation, de notre combat syndical, la vie de
notre organisation. Ces derniers mois ont été marqués, en réalité, par des
débats superficiels… La commission
exécutive de l’ UD de Paris a alerté à plusieurs reprises la direction
confédérale… La CGT ne peut plus continuer
ainsi. Nous ne
pouvons plus faire l’économie d’une mise à plat des sujets en débat dans
l’organisation et qui doivent être tranchés dans la clarté et par la
démocratie syndicale… Les syndicats parisiens de la CGT
réunis en comité général demandent… la tenue d’un congrès confédéral en
2015 » L’UD du Puy de Dôme : « Nos organisations, nos
syndicats, nos militants ont besoin d’une stratégie syndicale claire et
d’actions coordonnées et impulsées nationalement dans une perspective
revendicative cohérente. Nous en ressentons le manque aujourd’hui ». L’UD du Val de Marne : « La question qui se pose
est : De quelle CGT avons-nous besoin ?... Nos camarades dans les
entreprises mais aussi la population, n’en peuvent plus et sont en attente
d’une réaction forte à tous les coups qui leur sont portés et qui rendent
leur vie de plus en plus difficile. Il est de la responsabilité
de la direction confédérale d’impulser, d’aider ses militants, ses syndicats,
à organiser, à renforcer le rapport de forces avec une feuille de route
claire, visible, avec des mobilisations massives et coordonnées qui donnent
confiance dans les luttes et dans la volonté de les élargir et de les
renforcer. Or dans ce
contexte, nous voyons émerger de la direction confédérale des décisions
équivoques ». L’UD de Haute Garonne : « Il n’y a pas d’apathie
chez les salariés, les nombreuses luttes qui s’organisent dans les
entreprises demandent à être coordonnées, un travail d’impulsion est plus que
jamais nécessaire ». La CE du SNTRS-CGT : « Aucune démarche n’a été
proposée par la Confédération pour impulser et faire converger les
mobilisations qui, dans le contexte actuel, ne peuvent qu’être faibles si
elles restent isolées…. Nous sommes en désaccord avec les discours de la
confédération qui ont régulièrement conforté l’idée qu’il fallait attendre
que la CFDT et les autres confédérations se décident à la lutte. Ces
organisations ne cessent d’accompagner la politique du gouvernement et du
patronat ». La FNIC (Industries chimiques) : « A quand un débat
CGT clair et démocratique sur notre stratégie syndicale ? Quel
Syndicalisme CGT pour affronter les défis ?....Notre direction fédérale
soulève un certain nombre de sujets dont la convergence pointe la question de
notre syndicalisme CGT, son sens, son engagement et son rôle dans un contexte
grave pour l’avenir des générations… Pour que les salariés fassent « irruption » dans
la vie sociale, encore faut-il que la CGT organise et s’organise pour
impulser ces actions revendicatives autour d’alternatives sociales,
sociétales claires ». L’UD de l’Indre : « La crise interne qui secoue la CGT ne doit pas masquer l’essentiel, le
fondamental. Elle est révélatrice de tensions internes, d’un affrontement qui
au-delà des hommes est sur le terrain de conception de société et du
syndicalisme CGT. Elle émerge dans un contexte où le capital conduit une
offensive de classe d’ampleur…, où il est impérieux pour lui de marginaliser
le syndicalisme CGT, d’associer capital et travail, d’intégrer le
syndicalisme, d’en faire une institution alignée sur les conceptions
réformistes du syndicalisme européen, de la CES, comme du syndicalisme
mondial de la CSI… C’est dans ce
contexte l’enjeu des positionnements et des orientations de la CGT et l’enjeu
des luttes revendicatives, de leurs sens, de l’assise sur laquelle elles se
développent, du rapport de force que l’on construit ainsi et de la prise de
conscience de classe qui en résulte... La sortie de
cette crise exige que l’on porte sans attendre la question de nos
orientations et des luttes, ce qui pose la question de la convocation d’un
congrès confédéral avant son échéance ordinaire le plus rapidement possible
en 2015 dans des délais qui permettent une préparation sur le fond .» De très
nombreuses organisations de la CGT demandent que le Congrès Confédéral prévu
en 2016 se tienne dès 2015 pour fixer une orientation de lutte à la hauteur exigée
par la situation actuelle. Sans
attendre, la direction de la CGT doit appeler l’ensemble des salariés, des
sans emplois, des retraités à agir ensemble pour bloquer l’offensive du
capital et du gouvernement. Lire,
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