|
|
N°382 Semaine du 15 au 21 décembre
2014
17 décembre
2014
Propriété
privée
ou propriété
publique ?
|
Lire également Et |
Que de bla bla, que de paroles
pour ne rien dire ! C’est ce qui se passe avec la prise de participation
dans le capital de l’aéroport de Toulouse Blagnac par deux groupes chinois et
le canadien SNC Lavalin. Certains justifient cette opération, d’autres
souhaitent que des capitalistes « français » la fassent. Une manière d’exonérer l’Etat, propriétaire
de 49,9% du capital de l’aéroport, de la vente du bien public au capitalisme.
Celui-ci poursuit la politique engagée depuis 1986 par tous les gouvernements, de droite ou
socialiste de la vente des entreprises nationales au privé, lui permettant de
juteux profits. Les aéroports
de Lyon et de Bordeaux doivent eux aussi être vendus. Le patronat a
une exigence : l’Etat ne doit pas gérer des entreprises. C’est son rôle
à lui. Par contre l’Etat doit créer un « environnement » favorable
à l’entreprise, en clair lui accorder des
exonérations sociales et fiscales, la casse du Code du Travail, un
enseignement adapté à ses besoins immédiat et surtout la baisse des salaires.
Hollande et son gouvernement avec la loi Macron sont tout à fait dans
l’exécution de ces exigences. Cela rappelle
un autre faux débat. Celui de la vente d’Alstom. Certains en tenaient pour
l’américain Général Electric d’autres pour l’allemand Siemens mais tous
étaient d’accord pour vendre. Résultat : Alstom-transport annonce un
sureffectif de 300 salariés sur 600 dans son usine de Belfort tandis que
Bouygues touche 1,2 milliard d’euros dans la vente de ses actions et que les autres actionnaires en empocheront 4
milliards. Par contre
silence sur le fait que, en trois ans, la part du capital étranger dans les
entreprises du CAC 40 soit passée de 41,9% à 46,7% à la fin de 2013 selon une
étude de la Banque de France. Ces capitaux sont majoritaires dans la santé
(57%), le pétrole, gaz et matériaux (50,3%). Cela ne concerne pas que le CAC
40. L’ensemble des sociétés cotées en Bourse, y compris les PME, est possédé
à 42,7% par des étrangers. Un record. C’est la reconnaissance par le capital
international du grand savoir-faire du capitalisme français dans
l’exploitation de l’homme par l’homme, ainsi que de l’aide du pouvoir
politique Cela masque
la question fondamentale de la propriété des grands moyens de production et
d’échange. Propriété
privée signifie recherche du profit maximum dans un minimum de temps au
détriment de l’intérêt national, économique et social des peuples. Seule la
nationalisation sans indemnisation des grands moyens de production et
d’échange peut satisfaire les besoins des peuples, débarrassés de l’exigence
du profit. C’est pour une telle société que nous luttons. Lire, enregistrer et/ou
imprimer cet article format PDF Envoyer cet article à un(e) ami
(e) |
Lire également Compte-rendu
de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la discussion au 7ème
congrès |
|
|
Lire Egalement |
Lire Egalement |
Lire Egalement |
Lire Egalement |