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COMMUNISTES |
N°388 Semaine du 26 janvier au 01 février 2015
28 janvier
2015
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Les Good
Year : Toujours debout |
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dans l’impasse Et |
Vendredi 23
janvier à 9 h 00, un an après la fermeture de l’usine et la réception des
lettres de licenciements 300 ex-salariés se sont retrouvés sur le parking de
l’usine (sachant qu’un nombre important n’a pu être présent, étant en
« formation reclassement » !!!) Depuis
l’annonce de la non-reprise de l’agraire par TITAN, la possibilité d’embauche
de 333 salariés s’est envolée et l’avenir des ex-Good Year est encore remis
en cause. Le bilan de la cellule de reclassement SOPDIE est catastrophique,
largement inférieur à tout ce qui avait été annoncé par Good Year (une petite
centaine d’emplois en CDD, intérimaires, quelques uns en « création
d’entreprise » et très peu en CDI et à quel niveau de rémunération !!!
(Coût de l’opération SOPDIE : plus de 30 millions d’€uros, cela fait
cher de l’emploi). Après une opération escargot de
plus de 150 véhicules les Good Year se sont rendus à l’inspection du travail
en centre ville d’Amiens où plusieurs élus CGT étaient convoqués pour leur
licenciement en tant que « personnel protégé ». Le
cortège s’est ensuite rendu aux locaux de la SOPDIE pour demander des comptes
sur leur inefficacité. A noter que pour tout dialogue
les manifestants ont trouvé portes fermées et cordon de CRS. Un
ravalement de façade impromptu, de couleur jaune et retouche sur les
uniformes bleu marine présents devant les portes a donc clôturé cette visite. Le syndicat CGT a adressé un
courrier à la direction nationale du groupe en réaffirmant une demande de
moratoire de 6 mois, prolongeant le plan de reclassement en cours. Au mois de
mars les salariés vont partir au pôle-emploi avec des baisses de salaire de
l’ordre de 25 à 30%. Le Ministre de l’économie
Macron dont le loi scélérate est en cours d’examen à l’assemblée nationale a
également été interpellé pour la mise en place d’une table ronde avec Good
Year, la direction, le préfet et les politiques responsables à tout niveau de
la situation désastreuse faite aux salariés et d’examiner enfin
« sérieusement » les possibilités de sauvetage de l’activité agraire. Comme le
déclarait Mickaël Wamen Secrétaire du Syndicat CGT : la direction veut
aller vite pour opérer le démantèlement du site, nous devons aller aussi vite
à la mise en œuvre d’une proposition lui interdisant de mettre en friche
industrielle une usine qui a un potentiel d’avenir. TITAN n’étant plus intéressé
par une reprise de l’agraire, Good Year n’a plus aucune raison de s’opposer à
la mise en place d’une SCOP. D’autres
réunions sont prévues régulièrement avec les salariés afin de préparer une
suite d’actions à tous les niveaux, localement, régionalement et
nationalement. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article format PDF
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Lire également Compte-rendu
de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la discussion
au 7ème congrès Et Rapport introductif au comité
national du 17 janvier 2015 Et Rapport
introductif au bureau national du 17 décembre 2014 |
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