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COMMUNISTES |
N°388 Semaine du 26 janvier au 01 février 2015
28 janvier
2015
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La vérité
sur la loi MACRON |
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Lire également Les Good Year : Toujours debout Et Communistes au 4ème congrès de l’URCF Et Et Routiers : on roule
dans l’impasse |
2 semaines de débats, 50 heures
de discussions sans compter le temps accordé à MACRON, 2000 articles, plus de
3000 amendements déposés, un « vote solennel » prévu le 10 février…
Un record ! A l’ordre du jour nous dit-on, des mesures « importantes »
comme la libéralisation du transport autocars, l’extension des compétences de
l’autorité de la concurrence, la simplification du droit de l’environnement…L’examen
de ces questions que nous ne sous-estimons pas est loin de justifier un tel
remue – ménage. Plus d’un CDI sur 3 est rompu
dès sa 1ère année et le phénomène va croissant, le nombre de CDI
intérimaires ne progresse pas assez vite selon le patronat. Il faut
« assouplir les conditions de recours aux intérimaires » réclame
un délégué général de l’emploi. Qu’il se rassure, ces questions seront
traitées dans la loi MACRON, c’est Hollande qui l’a
expliqué début janvier : « les employeurs ont peur de ne pas
pouvoir licencier quand il y a des difficultés économiques, il faut que les
règles soient assouplies ». Macron a pris acte de cette directive. Quatre projets de la loi MACRON parmi bien d’autres sont
particulièrement dangereux -L’article 98 indique que lorsqu’une
entreprise licencie, les critères ne seront plus déterminés au niveau
national mais au niveau de chaque
agence ou site. L’employeur pourra déterminer un
périmètre le plus réduit possible de site à cibler, les
licenciements n'étant
pas suffisamment rentables à son goût. -l’article 99 : Les « petits
licenciements » de moins de 10 salariés dans les entreprises de plus de
50 salariés seront « simplifiés ». Leur validation ne sera plus
nécessaire. -L’article 100. L’employeur était
tenu de proposer une offre de reclassement dans les entreprises du groupe.
L’article 100 limite l’obligation de reclassement aux emplois disponibles en
France. -L’article 101. Les salariés ne
peuvent plus invoquer les bénéfices réalisés par la maison mère pour demander
(en cas de redressement ou de liquidation de l’entreprise) que le plan de
sauvegarde de l’emploi (PSE) soit abondé. Ils devront s’en tenir « aux
moyens de l’entreprise ». Une mesure qui va faciliter les licenciements
boursiers protégés par les patrons voyous Ils
sont d’accord *Frédéric Lefebvre est l’ancien conseiller de Sarkozy : « La
loi MACRON sur beaucoup de sujets aurait pu être préparée par l’UMP ». *D’autres parlementaires UMP vont voter cette loi : « Il sera
difficile pour la Droite de ne pas participer à lever des blocages que nous
avons-nous-mêmes dénoncés ». * « C’est un texte équilibré » a déclaré le journal
« Le Parisien ». *Denis Robillard, député PS, rapporteur de la loi (et ex.
frondeur !) : « On ne touche pas au droit du licenciement,
contrairement à ce que laisse entendre la CGT… Ce sont des règles du
capitalisme telles qu’elles sont aujourd’hui dans le droit des
affaires » La loi MACRON répond à toutes les exigences du capital, elle marque un
recul considérable. Communistes appelle à l’union des travailleurs contre
cette nouvelle loi de régression sociale. Pour imposer une autre politique,
une seule voie la lutte tous ensemble, unis contre le capitalisme et
tous ceux qui le servent. C’est la seule perspective réelle, celle que vous
propose « Communistes ». Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article format PDF
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Lire également Compte-rendu
de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la discussion
au 7ème congrès Et Rapport introductif au comité
national du 17 janvier 2015 Et Rapport
introductif au bureau national du 17 décembre 2014 |
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