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COMMUNISTES |
N°405 Semaine du 25 au 31 mai 2015
26 mai 2015
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Espagne :
Des élections qui marquent la
profondeur du mécontentement populaire |
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résistance, de toute la résistance Et un enjeu essentiel pour satisfaire les besoins sociaux Et Le gouvernement PS
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l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris ! |
Les élections municipales et régionales en
Espagne sont marquées par des évolutions que les commentateurs résument
par : La fin du bipartisme. Cette analyse est très loin de décrire la
réalité des mouvements de la société espagnole comme par exemple le maintien
de la domination de la politique du capital. Dans la crise, le peuple
espagnol, les travailleurs ont subi un choc redoutable. Avec plus de 25% de
chômeurs, 50% dans la jeunesse, des lois anti-sociales, une grande partie de
la population dans la misère, les motifs de mécontentement et de révolte sont
nombreux et alimentent des conflits sociaux importants. Cette montée du
mécontentement que les forces du Parti Populaire (PP) et socialiste (PSOE) ne
sont plus en capacité de canaliser dans une alternance sans risque pour le
capital, n’a pas alimenté non plus le Parti Communiste Espagnol PCE qui a
fait depuis longtemps le choix d’une politique opportuniste d’alliance à
gauche. Dans ces conditions la porte
était ouverte pour dévoyer le mouvement de protestation dans une nébuleuse
politique nommé Podemos (nous pouvons). Ce mouvement s’est présenté et a été
sponsorisé par les forces politiques dominantes comme le réceptacle de tout
ce que l’Espagne compte de citoyens qui veulent en finir vite avec la
politique du PP et du PSOE, comme avec la corruption. Les résultats des élections
mettent en lumière ce profond malaise de la société espagnole comme de
l’impasse dans laquelle Podemos conduit les travailleurs. Le PP est le grand perdant des
élections avec moins 10% des voix et une perte de 2.5 millions de voix,
tandis que le PSOE, dans l’opposition, recule en perdant 700.000 voix. La
Gauche Unie avec le PCE fait son plus mauvais résultat depuis la fin de la
dictature franquiste. Il est littéralement siphonné par Podemos qui est
le grand gagnant du scrutin et
s’apprête maintenant à gouverner les villes et les régions avec le PSOE,
tandis que le PP fera de même avec le mouvement Ciudadamos, lui aussi soutenu
par le capital. Ciudadamos et Podemos jouent les flancs-gardes à droite et à gauche d’un bipartisme
aujourd’hui difficile à vendre au peuple. Dans ce paysage en mouvement où
le mécontentement a du mal à se frayer un chemin politique mettant en cause
le capitalisme, les résultats du Parti Communiste de Peuples d’Espagne (PCPE
www.pcpe.es), qui s’est bâti en opposition à
la ligne opportuniste du PCE, sont intéressants même s’ils sont encore
limités. Il a été plus présent dans ces élections locales et a augmenté
significativement son nombre de voix dans les municipalités. Les positions
acquises dans cette bataille lui permettent d’envisager de mener plus
efficacement la lutte. Nous
adressons au PCPE, notre salut fraternel. Lire, enregistrer
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