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COMMUNISTES
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N°438 Semaine du 12 au 18 janvier 2016
13 janvier 2016
Au secours du
capitalisme
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Lire Egalement A propos de
l’appel pour une primaire à gauche Et La révolution numérique, au profit de qui ? Et Le gouvernement
Syriza fait matraquer les manifestants ! Et |
L’initiative
était prévue de longue date, le patronat et le gouvernement attendaient le
moment opportun pour la lancer. C’est fait, le Journal du dimanche (JDD) du
10 janvier consacre toute sa 1ère page à annoncer la publication
de la lettre ouverte des patrons au Président. Toujours en 1ère page, il
souligne que les grandes organisations de chefs d’entreprises réclament « une loi d’urgence audacieuse et un
nouveau contrat de travail plus ample ». Dans les pages 2 et 3 figure le
texte de la lettre signée par les représentants de la grande majorité des
entreprises dont GATTAZ et bien d’autres. Ces représentants du capital
veulent « l’adoption d’une loi d’urgence pour mettre en œuvre dès le 1er trimestre 2016
plusieurs mesures essentielles qui constitueraient un 1er train de
mesures, un socle minimal ». C’est ainsi
qu’un salarié pourrait être licencié
si le chiffre d’affaires de l’entreprise est en baisse ou s’il (le
salarié !) ne remplit pas certains objectifs. GATTAZ estime que
« le risque de contentieux bloque les créations d’emplois », d’où
la limitation sévère des droits des tribunaux de prud’hommes, voire leur
suppression. Le lendemain de l’article du
JDD, c’est au tour du « Figaro », de reprendre presque mot pour mot
ce qu’on a pu lire la veille. « Les patrons réclament un contrat de
travail plus souple, ils appellent à un plan d’urgence audacieux ». Sous
le titre « des licenciements facilités » le journal souligne que le
patronat « détaille une première série de mesures rapides à mettre en
œuvre » comme la mise en place d’un « contrat de travail agile,
plus souple en matière de licenciement » etc. La presse écrite, les radios,
les télés, tous les grands moyens d’information au service du capital ont
enchaîné dans le même sens, tous réclament la mise en route de ce « plan
d’urgence audacieux ». Le patronat veut qu’une « loi d’urgence »
intervienne dès janvier ou février. Ce qui signifie qu’ils vont tenter dès
aujourd’hui, directement avec l’aide de leur gouvernement socialiste,
d’appliquer ce qu’ils ont prévu concernant
l’emploi et les licenciements, la réduction des salaires, une attaque
violente contre les droits des travailleurs. Ils
veulent aller très vite et se préparent à frapper très fort. Ils espèrent pour cela compter une fois de plus sur le soutien des
dirigeants syndicaux, ceux de la CFDT en particulier. Mais le mécontentement a
beaucoup grandi dans tout le pays et les travailleurs réagissent plus
fortement. La période qui s’ouvre va être une période de luttes que le
patronat et les dirigeants politiques à son service envisagent déjà. C’est pourquoi on voit dès
maintenant se mettre en place, non sans grandes difficultés, une nouvelle
alliance politique destinée à remplacer Hollande dont personne n’est certain
qu’il puisse tenir jusqu’à la fin de son mandat de Président. Le journal
« Libération » encore lui a donné le ton. Sous le titre « Pour
une primaire à gauche » on peut lire le texte d’un appel sous le
titre : « Notre système politique est bloqué » (original, non ?). Parmi les
initiateurs et premiers signataires on trouve… Cohen-Bendit, Picketti
économiste, Wieviorka sociologue, Romain Goupil cinéaste etc. Venons-en à ce texte pour
constater que le mot capitalisme et tout ce qui s’y rattache comme les grands
groupes qui dirigent le pays, ces mots n’y figurent pas une seule fois !
On y trouve par contre des banalités du type « Nous refusons la
passivité » « Nous voulons du contenu, des idées, des échanges
exigeants », « l’objectif n’est pas d’être d’accord à minima mais
d’être créatifs de manière variée ». Un nouveau trompe l’œil, rien de
sérieux dans tout ça ! Une fois de plus on prépare une relève au gouvernement actuel sans toucher à ce qui est de très loin l’essentiel, le pouvoir des
monopoles capitalistes. Une fois de plus c’est : « Que faut-il
changer pour que rien ne change ». Dans le prochain numéro nous rappellerons les propositions
de notre Parti pour une véritable
alternative dans notre pays. Lire,
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Lire également Succès de notre réunion publique à Paris le 7
novembre Et Et RAPPORT au Comité National du 19 septembre 2015 Et DISCUSSION au Comité National du 19 septembre 2015 |
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après les mises à mort un
cran de plus dans l’affrontement PS,
Républicains, FN, tous à l’œuvre contre le peuple |
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