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COMMUNISTES
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N°438 Semaine du 12 au 18 janvier 2016
13 janvier 2016
La révolution numérique, au profit de qui ?
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Lire Egalement Et A propos de
l’appel pour une primaire à gauche Et La révolution numérique, au profit de qui ? Et Le gouvernement
Syriza fait matraquer les manifestants ! Et |
La nouvelle économique numérique, une révolution La révolution numérique
mondiale a débuté dans le milieu des années 60. La messagerie instantanée, le
courrier électronique avec les ordinateurs, ont permis d’abord à des
collectivités de se relier entre elles. Dans les années 1970, l’ordinateur
personnel a élargi progressivement et considérablement cette possibilité.
Puis dans les années 2000, le téléphone mobile et aujourd’hui les tablettes,
les smartphones ont accéléré le mouvement. Aujourd’hui par informatique
les informations circulent de façon permanente et quasi instantanée. La
connexion en réseau mondial permet d’informer, de communiquer, d’échanger la
réflexion, elle relie les humains entre eux, elle permet d’échanger les
expériences, les découvertes, d’en accélérer l’application, de favoriser
l’émergence de nouveaux progrès, de l’innovation. Elle permet d’acheter, de
vendre, de produire, de distribuer sons, images, textes, programmes etc. C’est une
révolution technologique qui a de plus en plus des applications dans de
multiples domaines dans tous les secteurs de la société : -Les livres, la télévision, le
cinéma, tous les médias, les transports. -Dans l’industrie par ex. avec
l’impression 3D dans le bâtiment, l’automobile, l’industrie d’armement… -Dans l’enseignement, il permet
pour les élèves de stocker des documents, des devoirs, d’échanger. Elle est
un outil aussi pour les enseignants. -Dans le domaine de la
santé elle concerne les consultations, les diagnostics, avec la 3D et
son application, dans la chirurgie, la génétique. D’autres développements
viendront avec l’arrivée des biotechnologies et des nanotechnologies. Cette nouvelle révolution
technologique pourrait permettre des progrès considérables pour l’humanité
toute entière, pour améliorer la vie, pour le progrès humain, social. Aujourd’hui
à qui profite-t-elle d’abord, dans quel but est-elle utilisée,
développée ? Le
capitalisme s’accapare le numérique A propos du salon mondial
annuel de la High-Tech qui s’est tenu la semaine dernière à Las-Vegas, le
journal financier « Les Echos » écrit : l’arrivée en force des
grands groupes , Valéo, La Poste, Engie, Dassault-Système etc. , restera l’un
des faits marquants de ce salon Les grands groupes capitalistes
arrivent en effet en force dans le numérique pour capter les nouvelles
sources de profits. Par ex. dans les transports avec le covoiturage, les taxis, la logistique, le tourisme, les
services à la personne. Cette nouvelle forme d’activité devrait peser 94 milliards d’euros annuels d’ici 3 ans. Le Ministre Macron, relayé par
les médias, vante la création des start-up, des micro-entrepreneurs. J.M. Messier ex.patron de
Vivendi devenu banquier d’affaires, dans une interview au Figaro économique
explique : « Les grands groupes ont compris que le consommateur
préférait de plus en plus l’usage à la possession, ce qui a permis
l’émergence de cette économie de partage. Aujourd’hui Facebook, le premier
éditeur du monde n’a pas de journaux, Airbnb, le premier hôtelier du monde
n’a pas d’hôtels, Uber, la première ,société de taxis n’a pas de voitures,
Amazon, le premier distributeur n’a pas de magasins. Plus de
propriété ? Mais ces plateformes opératrices, des champions
appartiennent à un ou des propriétaires qui font
travailler des centaines, des milliers d’hommes et de femmes qui leur
permettent d’engranger des dividendes, car ils les taxent, ils les font
payer. Ils ne possèdent pas de moyens
de production, ils ne produisent pas de biens matériels, ils possèdent les grands moyens
d’échange. -Airbnb, l’hôtelier sans hôtel,
règne sur la location de 1,5 million de chambres. Il prélève 6 à 12% du prix
par chambre louée. -Uber, plateforme de taxi sans
voiture et sans chauffeur qui officie
est estimé par les investisseurs à 47 milliards d’euros (autant que
Général-Motors). Les « indépendant sont plus que dépendants, impossible
pour un chauffeur de fixer ses propres prix et il doit verser à Uber 20% du
prix de chaque course. Uber qui opère
dans le monde a une concurrence rude, en Chine où il est implanté il se livre
une concurrence acharnée avec son concurrent local Didi Kuadi -Blablacar, leader du
covoiturage mondial prélève 11% du prix du covoiturage. Avec 20 millions
d’utilisateurs, il a levé 188 millions d’euros en 2015. Les multinationales ont bien
compris les sources de profits fabuleux qu’ils peuvent tirer du développement
de cette nouvelle économie qui leur offre des opportunités en instaurant une
nouvelle forme d’exploitation maximum. Orange, la Poste, BNP-Paribas,
Saint-Gobain, Dassault…créent des start-up. Le nombre de
micro-entrepreneurs a doublé en 5 ans, ils sont aujourd’hui plus d’un million.
Créer sa micro-entreprise peut apparaître un progrès pour celui qui est au
RSA sans être déclaré, pour des jeunes sans travail. « Ils travaillent
plus, la rémunération ne suit pas toujours mais ils sont ancrés à l’activité
économiques et à des perspectives de mobilité »a déclaré Macron. Quel
formidable avenir offert à la jeunesse comme l’a décrit un futurologue
américain décrivant une journée de
travail : « Chauffeur Uber le matin, livreur pour Amazone l’après-midi
et le reste du temps il louera sa
chambre d’amis via Airbnb… » Pas d’assurance chômage, pas de
couverture sociale, des revenus très faibles, des horaires flexibles, c’est la précarisation absolue,
telle que la rêve le patronat capitaliste qui voudrait profiter du développement du numérique pour accélérer
la casse du code du travail, avoir des salariés flexibles, baisser toujours
plus le « coût du travail ». Le Président d’Altedia (Cabinet
de Conseil) déclare aux « Echos » : « La page du
taylorisme, de l’organisation scientifique du travail se tourne définitivement ». Et
ajoute Alain Bloch professeur à HEC, la première marche est
« d’acclimater les salariés » ! J. Marie Messier dit aussi
au gouvernement: « je constate quelques progrès mais il reste de
sérieux obstacles. La flexibilité du travail est insuffisante, le niveau des
dépenses publiques est trop élevé et peu productif… Nous n’allons pas assez
vite dans les réformes ». Hollande et son gouvernement utilisent le
développement du numérique pour répondre aux exigences capitalistes. Sans attendre ils livrent les
marchés publics nationaux aux Multinationales. Par exemple, celui de
l’éducation nationale. Alors que celle-ci dispose des ressources humaines
compétentes pour créer ses propres outils, l’administration a passé le 30 novembre 2014 un marché
avec Microsoft (le marché du numérique à l’école est évalué à 100 milliards d’euros à l’échelle mondiale
avec une croissance prévue de 1500%
d’ici 10 ans). Microsoft qui va former
les 2500 chefs d’établissements disposera d’une vue d’ensemble du système
d’éducation français et de l’ensemble
des données privées concernant tous les personnels et des élèves puisqu’elles vont lui être
confiées. Les nouvelles régions pourront
aussi passer du partenariat avec les grandes entreprises privées. Le Ministre Macron et Gattaz
Président du MEDEF sont allés ensemble au salon de Las-Vegas avec plusieurs
représentants des multinationales françaises. A son retour Macron est allé
inaugurer le 6ème immeuble d’une entreprise de vente en ligne. Il
en a profité pour rappeler les objectifs de la stratégie du gouvernement pour
les nouvelles opportunités économiques (dites NOE) : faire accélérer
l’aide aux entreprises, aller plus loin que ce qu’on a déjà fait pour la
simplification du marché du travail, sa fluidification, aider les
entrepreneurs à prendre le risque d’embaucher des jeunes. Les lois -Le gouvernement met en
discussion la semaine prochaine à l’Assemblée Nationale un projet de
loi : « loi de la République du numérique » destinée au grand
public, qu’il se targue d’avoir soumis aux internautes qui ont fait des
suggestions. Cette loi comportera des facilités pour l’accès aux données
publiques, elle vise à permettre l’accès au Web des territoires de France qui
en sont aujourd’hui privés et
encadrera les jeux vidéos en ligne qui sont un marché estimé à 800 millions
d’euros pour 2018 -Un 2ème
projet de loi est la feuille de route
du gouvernement, intitulé « réforme du marché du travail et l’impact
numérique » sera présenté en mars par la Ministre du travail M. ElKrouri qui
insérera, en liaison avec Macron, des propositions sur la réforme du droit du
travail en liaison avec le
développement du numérique Ils avanceront au maximum leur projet de casse du code du travail, la disparition
des conventions collectives au profit
des « négociations » au niveau de l’entreprise pour accélérer la
dérégulations, livrer les salariés au bon vouloir du patronat. L’Europe Les gouvernements français et
allemands travaillent à une intégration européenne avec la création d’un marché
européen unique du numérique, pour permettre aux multinationales
européennes de tirer profit au maximum
des opportunités et se placer dans la concurrence capitaliste mondiale Le
capital, avec le concours de son gouvernement se sert du numérique pour
tenter de porter un nouveau coup aux travailleurs, au peuple. La seule réponse, est la lutte partout, tous ensemble contre les coups du capital et du gouvernement
pour les faire reculer. La lutte contre ceux qui nous exploitent et qui
possèdent les grands moyens de productions et d’échange, les leviers de
l’économie et le pouvoir. Le
capitalisme s’accapare les richesses
produites par le travail des salariés, il détourne les progrès scientifiques
et techniques. Aujourd’hui il détourne cette nouvelle révolution
technologique et empêche ainsi l’humanité
de profiter de ces progrès pour
améliorer la vie des êtres humains, pour préserver la vie, pour assurer l’avenir de la planète. Le
capitalisme est un frein au développement harmonieux de l’humanité. Il faut
le combattre sans ambiguïté et sans répit. Il faut en finir avec ce régime et
instaurer le socialisme en France et dans le monde. Lire, enregistrer
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après les mises à mort un
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