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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°494 Semaine du 05 au 12 février 2017 08 février 2017 |
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La seule
voie possible pour développer l’industrie en France |
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Lire Egalement Pourquoi la
désindustrialisation ? Et Le véritable
programme de M. Le Pen Et Présidentielle : ils sont tous d’accord Et Et Vente de STX, nouvelles menaces sur l'emploi |
Le
constat est sans appel L’activité
industrielle s'est considérablement affaiblie en France et elle continue de
s'affaiblir. Un rapport du ministère des finances, publié dans les “Cahiers
de la DG Trésor N° 2010-10” donne la mesure de cette réalité: “Le phénomène de
désindustrialisation, qui touche la France comme l’ensemble des économies
développées, peut être caractérisé par trois transformations concomitantes : un
recul de l’emploi industriel (l’industrie a perdu 36 % de ses effectifs entre
1980 et 2007, soit 1,9 million d’emplois ou encore 71 000 par an), un
recul de la contribution de ce secteur au PIB (le poids de l’industrie
dans le PIB en valeur est passé de 24 % à 14 % entre 1980 et 2007) et une
forte croissance du secteur des services marchands”. Depuis 2010 et plus
particulièrement depuis 2012 ce processus s'est amplifié. Une étude publiée
par l'INSEE en 2014 revient sur le recul du poids de l’industrie
manufacturière dans l’économie française entre 1970 et 2014. Selon
cette étude: « Il y a quarante-cinq ans, l’industrie pesait 22,3 %
du PIB. Près d’un demi-siècle plus tard, cette part a été divisée par deux, à
11,2 %”. Si depuis 1970, la valeur ajoutée de l’industrie a été
multipliée par 8,6 (à 213,8 milliards d’euros en 2014), celle de
l’économie en général l’a été par 17,2 ». Les conséquences de cet affaiblissement sont multiples mais
l'essentiel est que cette perte de substance de l'activité industrielle
entraîne un chômage de masse lié à la fois directement aux suppressions
d'emplois et aussi à celles induites dans le tissu économique qui accompagne
cette activité industrielle.Les 7 millions de chômeurs sont bien le résultat
de cette politique. Sur les causes de cette désindustrialisation, les avis dominants, ceux
du patronat et des hommes politiques à son service sont simples: il s'agirait
avant tout d'un problème de compétitivité de l'industrie française qui serait
grevée par des « charges sociales » insupportables au regard de
celles de nos voisins. Ainsi, toutes les politiques
publiques s'appuyant sur cette affirmation visent à répondre à cette exigence
du patronat : diminuer les salaires qu'ils soient directs ou indirects,
ce qu'il appelle improprement: “les charges
sociales”. Cette politique qui conduit à un transfert massif de la
richesse produite du travail vers le capital, si elle a permis de faire
croître les profits n'a en rien endigué la montée du chômage ni la
désindustrialisation. Au contraire. Un autre argument fréquemment mis en avant est celui de la
financiarisation de l'économie qui porterait atteinte aux activités
productives. A quoi est due la désindustrialisation ? A la
finance ! Clament en cœur de Marine le Pen, Macron et tous les
politiciens au service des monopoles !
Mais la finance, c’est le capital. Capital financier, capital
industriel, sont étroitement imbriqués. Le capital se développe sous une
forme industrielle, commerciale, bancaire, financière, suivant les
opportunités de profit à développer et à réaliser. Dans ce
fatras, nous assistons à la montée d'une argumentation visant à expliquer le
chômage de masse par l'idée que ce serait la faute à la robotisation, à
l'informatisation, à la numérisation..., bref au progrès de la connaissance
scientifique et technique. La fermeture annoncée de Whirpool Amiens (290
salariés), les suppressions massives d’emplois à EDF, dans les grands
magasins, les menaces qui se précisent à Alstom, sont le résultat d’une
recherche accrue de profits et non pas des progrès techniques. Certains vont
plus loin en prophétisant la « fin du travail » et sa
transformation dans une société d'auto entrepreneurs! Si l'on ajoute à cela
les théories sur la « décroissance », la « dé
mondialisation » et « l'économie verte », nous avons un aperçu
presque complet de tous les avatars des idéologies en vogue pour éviter la
question cardinale: pourquoi la désindustrialisation et le chômage de masse
et corrélativement: est-il possible d'en sortir et comment ? Quelles
sont donc les causes de la situation? La loi
d'airain du développement capitaliste c'est la recherche du profit maximum et
l'accumulation du capital. Dans un contexte de concurrence mondiale
exacerbée, les détenteurs de ces capitaux vont chercher les profits là où ils
peuvent en extraire le plus et là où les marchés sont en développement. La
suraccumulation du capital entraîne une lutte sans merci pour capter la
valeur produite par le travail, cela a pour conséquence une hypertrophie du
système financier. La crise qui secoue le capitalisme mondial prend sa racine
dans cette situation où des masses gigantesques de capitaux ne trouvent plus
à se valoriser dans l'investissement industriel productif. C'est donc bien
le système capitaliste lui-même, dans
un contexte de développement extraordinaire des possibilités productives, qui
est la cause de la crise, de la désindustrialisation et du chômage. La cause
n'est pas le développement des sciences et des techniques, plus généralement
celui des forces productives, mais bien l'incapacité structurelle du
capitalisme de mettre ces avancées au service d'une production répondant aux
besoins des travailleurs. Les robots ne sont pas responsable du chômage, ils
sont pour les capitalistes un moyen d'exploiter encore plus les salariés qui
travaillent. Ils jettent au chômage
des masses considérables de travailleurs dont ils considèrent qu'ils ne
peuvent pas assurer une mise en valeur suffisante du capital. C'est
dans ces conditions que les idéologues des classes dominantes construisent la
fable de la fin du travail et avancent des idées comme celle du “revenu
universel” dont l'objectif est de maintenir la paix sociale tout en liquidant
les acquis de la classe ouvrière. Il faut
réindustrialiser pour répondre aux besoins des travailleurs. Ceux qui
avancent la fin du travail ne sont pas aveugles. Ils savent que les besoins à
satisfaire sont énormes. Prenons deux exemples: le logement et les
transports. Selon l'association « Abbé Pierre », il y a 4 millions
de mal-logés en France et 12 millions sont en précarité du point de vue du
logement et de l'énergie. Pour résoudre cette question, il faut mettre en
œuvre des chantiers, former et embaucher des salariés cela représente des millions
d'heure de travail. Dans les transports, le réseau routier est en déshérence,
en particulier le réseau secondaire. Là aussi, il faut investir, former et
embaucher. La santé, l'enseignement et la recherche ont des besoins énormes
et nous pouvons allonger la liste.Oui il y a du travail et il faut s'emparer
des avancées techniques, technologiques, scientifiques pour les mettre au
service des travailleurs, améliorer leurs conditions de travail et satisfaire
aux besoins de la vie courante. C'est pourquoi notre parti se bat et fait la
démonstration que des moyens immenses, humains et financiers existent pour
cela et que l’on peut changer la vie tout de suite. Sans
s'attaquer aux monopoles capitalistes rien de tout cela n'est possible. Nous
disons cela parce que les intérêts des grands monopoles capitalistes sont
profondément contradictoires avec le développement de la production au
service du peuple. Ils n'ont que leurs profits en vue, c'est à dire
l'exploitation des travailleurs pour les réaliser. Il faut donc s'attaquer au
capitalisme, l'abattre pour construire une société socialiste. C'est une
orientation stratégique. Elle ne prend de sens que par la lutte quotidienne
pour préserver les acquis des luttes, faire reculer l'exploitation et
construire un rapport de force lucide et conscient pour en finir avec le
capitalisme. Certains,
s'expriment en faisant miroiter qu'il suffirait de réformer le système, en
gommer les aspects les plus cruels pour que de nouveau la prospérité
revienne. Cela fait des décennies qu'ils nous expliquent cela et les choses
s'aggravent. D'autres voient dans l'alliance entre le capital et le travail
la base d'un compromis seul capable de nous projeter dans l'avenir, citons
les: “ Le développement industriel a besoin de salariés innovants, aux
compétences reconnues, bien rémunérés, occupant des emplois stables et
prenant une part active aux décisions. Seuls des salariés compétents et
impliqués sont, en effet, en mesure de donner aux entreprises les capacités
d’innover. Ici réside le compromis fondamental entre le capital et le travail
sans lequel aucun développement n’est possible “. Tout est
dit dans cette phrase. Les dirigeants syndicaux et politiques signataires de
ce texte sont à la recherche d’un compromis de plus avec le capital. La recomposition politique
à laquelle ils travaillent n’a pas d’autre but. Canaliser le mécontentement
pour le maintenir dans le cadre du système. Il n'y a non plus rien à attendre
de tout cela! Tout le
montre, il faut et il est possible de réindustrialiser la France, de créer
des millions d'emplois qualifiés, pour cela, il faut rassembler dans la lutte
contre la domination des monopoles capitalistes. Notre candidat Antonio
Sanchez, comme nos candidats aux élections législatives sont porteur de cette
politique. Lire, enregistrer et/ou
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janvier 2017 - rapport Et Comité National du 21
janvier 2017 - discussion Et Bureau National du 07
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