|
COMMUNISTES
|
N°383 Semaine du 22 au 28 décembre
2014
24 décembre 2014
|
|
Alstom : la curée !
|
Lire également Rapport introductif au bureau
national du 17 décembre 2014 Et Et |
La vente du pôle énergie d'Alstom vient d'être
officialisée, 70 % du chiffre d'affaires de l'entreprise est cédé à la
multinationale américaine Général- Electric pour 12,5 milliards d'euros. Cette activité emploie 65 000 salariés
et 390 sociétés implantées dans une soixantaine de pays. C'est cet ensemble
qui est concerné par la vente, le nouveau groupe parle déjà de transfert
d'activité, on en devine la signification. Le démantèlement, déjà bien entamé de cette
ex-entreprise nationale va se poursuivre avec la complicité sans faille du
gouvernement qui pour sa part va participer à la curée des richesses
produites par les travailleurs en rachetant les actions Bouygues. La première décision prise par le nouveau
conseil d'administration a été la distribution de 4 milliards d'euros aux
actionnaires et 4 millions au PDG d'Alstom Patrick Kron pour son travail de
destruction. Au passage, Bouygues veut vendre ses parts
(30 %) pour réaliser une opération financière juteuse. Tout pour le profit, rien pour les
travailleurs, la nocivité de ces prédateurs éclate au grand jour. Alstom est un fleuron industriel aux
multiples métiers (voir nos articles- rubrique documents avril et juin 2014)
indispensable aux besoins énergétiques et au développement des transports
publics. Mais le souci premier du gouvernement est
de répondre aux exigences des multinationales, peu importe les conséquences. Pour preuve, la branche transport d'Alstom
est très menacée alors que les besoins de construction de matériel sont
énormes : remplacement des TGV usés, des rames de transports régionaux
obsolètes, des rames de métros à bout de souffle etc., il y a du travail pour
des dizaines d'années. À Belfort, 320 emplois sur 560 vont être
supprimés dans la branche transport, autant dire que la fabrication du
matériel de transport va disparaître. Selon le journal Le Figaro, la moitié des
bâtiments de Belfort ne sont plus occupés depuis les démantèlements
successifs débutés en 1990. Les ateliers actuels seraient consacrés à
la maintenance du matériel roulant ce qui représente 50 à 150 personnes au
maximum. C'est un nouveau coup porté à l'industrie
nationale, il faut y mettre un coup d'arrêt. Il est urgent d'engager la lutte pour chasser les
prédateurs de l'entreprise sans aucune indemnité et sans préavis, redonner
aux travailleurs, à la nation, la maîtrise des moyens de production
indispensables au développement des services publics de l'énergie et des
transports. C'est un enjeu national, c'est à ce niveau que la lutte doit être
engagée. Lire,
enregistrer et/ou imprimer cet article format PDF Envoyer cet article à un(e) ami (e) |
Lire également Compte-rendu
de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la
discussion au 7ème congrès |
||
|
Lire Egalement |
Lire Egalement |
Lire Egalement 7ème
congrès de COMMUNISTES : Rapport |
Lire Egalement |
|