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COMMUNISTES |
N°388 Semaine du 26 janvier au 01 février 2015
30 janvier
2015
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Cheminots,
électriciens, la voie de la lutte |
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debout Et Communistes au 4ème congrès
de l’URCF Et |
Le 29 janvier, les organisations syndicales la CGT, SUD-Rail, et
FO ont appelé à manifester à Paris. Les cheminots s’étaient déjà fortement mobilisés au
mois de juin 2014 contre l’éclatement de la SNCF en 3 sociétés.
Cette nouvelle manifestation est la continuité de l’action pour défendre
l’unité de la SNCF en tant que service public, Gouvernement et Direction
veulent imposer à travers la loi votée le 4 août dernier de privatiser ce qui
est rentable (comme déjà engagé à La Poste, à France Télécom, à EDF…). Gouvernement et Direction SNCF continuent
leur destruction d’emplois : *moins 2 500 en 2014 et moins
1 600 suppressions de plus budgétisées pour 2015), *destruction des Instances Représentatives
du Personnel (DP, CE, CHSCT...). Depuis la création en 1997 de RFF (Réseau Ferré de France) à 2013
inclus, *la SNCF a versé au total 39,88 milliards
d’€ en péages à RFF, et a supprimé près de 15 000 agents et gagné près de 30%
de productivité par agent ! *la réglementation SNCF est purement et
simplement remise à plat pour être remplacée par une Convention Collective
Nationale qui vise à satisfaire la rentabilité au détriment de la sécurité, Brétigny
et Denguin n’ont malheureusement pas servi de leçons ! La future loi Macron veut aller
encore plus loin : Le service public des transports est
attaqué sur deux fronts : la mise en
concurrence directe du rail avec la route, via le développement de « l’offre de services de transport par
autocar ». Cette offre devra être rendue « complétement libre sur tout le territoire », c’est-à-dire
ouverte à n’importe quel opérateur privé désireux de s’installer sur le
marché, celui-ci fera lui-même concurrence aux lignes publiques de bus
aujourd’hui existantes. Délaisser le service public ferroviaire pour
favoriser l’installation de compagnies de bus low-cost privées, y compris d’ailleurs
la propre filiale de la SNCF, Id-bus, Le ministre dit qu’à terme c’est la
création de 10 000 emplois mais au
prix de combien de suppressions de postes dans le rail ?
Déjà les régions organisatrices des transports sur leur territoire s’en
inquiètent : «
Cette évolution, qui se traduira par un report modal vers la route, sera
lourde de conséquences structurelles », prévient
l’Association des
régions de France (ARF), pour laquelle «
cela réinterroge fondamentalement le modèle économique du ferroviaire, déjà
fragile ». 5 à 10 milliards d’euros, c’est le montant prévu par la future
loi Macron des « cessions d’actifs publics » dans les entreprises
comme EDF , SNCF… et d’autres mesures sont envisagées comme l’ouverture
du capital des pharmacies et des professions du droit comme les huissiers ou
la vente de médicaments en ligne. Le futur projet de loi s’inspire
du rapport Attali
commandé par Nicolas Sarkozy en 2007, attaque en règle du service public des
transports, vente des parts publiques dans le capital de grandes entreprises…
Il était rédigé par un certain… Emmanuel Macron ! L’ex-banquier a de la
suite dans les idées Alors oui
tous ensemble ! Tous ensemble pour
faire échec aux projets du capital. Lire, enregistrer et/ou
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Lire également Compte-rendu
de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la
discussion au 7ème congrès Et Rapport introductif au comité
national du 17 janvier 2015 Et Rapport
introductif au bureau national du 17 décembre 2014 |
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