|
COMMUNISTES |
N°393 Semaine du 02 au 08 mars 2015
01 mars 2015
|
Contre la
casse du droit du travail et les droits syndicaux Agir vite |
|||
|
Lire également Renault-Peugeot : profits en
hausse, salaires en baisse Leur
syndicat CGT appelle à l’action Et La financiarisation capitaliste de l’agriculture Et Rapport d’Antonio Sanchez à la réunion commune
des bureaux nationaux de Communistes et de l’URCF Et Libye, les conséquences de la guerre impérialiste |
Valls a
réuni les centrales syndicales et le Medef pour présenter le projet de loi
concernant la « modernisation du dialogue social » qu'il présentera fin mars,
début avril au conseil des ministres avant adoption par l'assemblée nationale
avant les congés d'été. Valls a repris l’essentiel des exigences du Medef
concernant les droits syndicaux à l'entreprise déjà très réduits depuis des
décennies Cette conception du « dialogue social » façon Medef
et ses valets a déjà fait beaucoup de dégâts. Force est de constater que les
centrales syndicales s'y prêtent volontiers, même si elles ont refusé un
accord sur le sujet en janvier dernier face au mécontentement des
travailleurs... Le patronat
s'est toujours opposé aux droits syndicaux. Sans refaire l'histoire du
syndicalisme rappelons que tous les droits du travail, les droits syndicaux
ont été arrachés pied à pied aux tenants du capital au prix de luttes
puissantes et d'une violente répression qui s'est traduite par des dizaines
de morts. C'est à
cette volonté des travailleurs à s'organiser face à l'exploitation
capitaliste que le patronat et les pouvoirs successifs à sa solde s'attaquent
sans cesse. La raison en est simple, le droit syndical, c'est le droit de
revendiquer, c'est le droit d'organiser les luttes pour obtenir satisfaction
sur les revendications. Qu'en serait-il si ces droits n'existaient pas ?
Rappelons que le travail de nuit des enfants a été interdit suite aux luttes
puissantes sur le temps de travail qui a limité également la semaine de
travail à 48 heures. Les droits syndicaux se sont renforcés au rythme des
luttes continuelles. La création des syndicats d'entreprise,
des délégués du personnel, des comités d'entreprise, des comités d'hygiène de
sécurité et des conditions de travail ont permis au fil des luttes sociales
des avancées très importantes : retraites, congés payés, protection sociale,
conventions collectives, entreprises et services publics, augmentations des salaires
importantes, instauration d'un salaire minimum, réduction du temps de
travail, la liste des acquis sociaux est très longue, elle s’est construite
en fonction du rapport de force, de la force des luttes contre le capital
exploiteur. C'est une règle intangible. Le patronat reprend ce qui lui a été
arraché par les luttes dès que le rapport de force est en sa faveur. Il n'a
jamais supporté que son pouvoir d'exploiter à sa guise lui soit contesté. Depuis une trentaine d'années, les centrales
syndicales les plus organisées, les plus influentes ont modifié leur
stratégie, transformant les institutions représentatives du personnel en lieu
de « dialogue social », négligeant et abandonnant progressivement le
terrain des luttes. Les
conséquences ont été immédiates : -
Suppression de l’autorisation de l’Inspection du Travail concernant les
licenciements (on sait ce qu'il en est 30 ans après), –
Election des délégués du personnel d’abord tous les ans, puis repoussées tous
les deux ans, et aujourd’hui tous les quatre ans, –
Délégation unique du personnel dans les entreprises de moins de 200 salariés,
ce qui a divisé par deux la représentation syndicale dans les entreprises, -
Suppression de la désignation des délégués syndicaux par leurs organisations,
etc…Tout ceci présenté au nom de la défense de l’emploi, ce qui, au
regard de la situation actuelle s’avère être une véritable fumisterie. Le but
recherché par le patronat est de supprimer toutes les contraintes à la
formation du profit. Le droit syndical, même dans le rapport de force actuel,
constitue un obstacle essentiel au droit de licencier, d’aggraver
l’exploitation, de précariser le travail, d’utiliser et de rémunérer la force
de travail au gré des patrons. Aujourd'hui,
c'est Valls qui joue le chef d'orchestre du Medef pour aller plus loin dans
la casse du droit du travail. Toutes les institutions sont visées : les
délégués du personnel, les comités d'entreprise, les comités d'hygiène, de
sécurité et des conditions de travail, les négociations annuelles
obligatoires sur les salaires… Nous reviendrons plus en détail sur les mesures
envisagées par le pouvoir, mais il ne faut pas attendre qu'elles soient
annoncées, il faut engager la lutte tout de suite. Ce
n'est pas pour rien que Valls va dévoiler ses propositions fin mars début
avril, après les élections départementales… Le vote pour Communistes aux élections
départementales contribuera à construire le rapport de force politique
nécessaire dont les travailleurs et le peuple ont besoin. Les centrales syndicales CGT et FO ont annoncé une
journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations le 9 avril, il
faut tout faire dès aujourd'hui pour qu'e cette journée soit puissante et
massive. Lire, enregistrer
et/ou imprimer cet article format PDF Envoyer cet article à un(e) ami (e) |
Lire également Compte-rendu
de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la discussion
au 7ème congrès Et Rapport introductif au comité
national du 17 janvier 2015 |
|
|
Lire Egalement |
Lire Egalement |
Lire Egalement 7ème
congrès de COMMUNISTES : Rapport |
Lire Egalement |