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COMMUNISTES |
N°394 Semaine du 09 au 15 mars 2015
07 mars 2015
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Dès le 22 mars Agissons pour que ça change |
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Lire également La
Banque Centrale Européenne (BCE) au profit de qui ? Et Des
luttes en cours dans tout le pays Et Contre la casse du droit du
travail et les droits syndicaux Et Renault-Peugeot :
profits en hausse, salaires en baisse Leur syndicat CGT appelle à l’action |
Les profits des grands groupes
du CAC40 ont bondi de 37% en 2014 et ont atteint 64,4 milliards d’euros,
annonce le journal financier « les Echos ». Conclusion de la Commission Européenne et du gouvernement
Hollande : La France doit trouver 4 milliards d’économies
supplémentaires en 3 mois venant s’ajouter aux 21 milliards programmés cette
année, aux 15 milliards prévus en 2016 et aux 18 milliards en 2017. 64,4 milliards de profits pour
le capital, 58 milliards d’ « économies » sur le dos du
peuple ! Le
22 mars, sera l’occasion de leur dire : CA SUFFIT. La commission européenne vient
d'accorder un « nouveau délai » de deux ans au gouvernement français pour
parvenir à l'objectif de 3 % du PIB (Produit Intérieur Brut) des dépenses
publiques. Rappelons que cet objectif a été fixé par les états capitalistes
européens (dont la France) par les accords de Maastricht, accords qui n'ont
qu'un seul but : assurer le renforcement du capitalisme dans cette partie de
l’Europe. Consacrées aux services rendus
à la population (Sécurité Sociale, santé, éducation, administration,
collectivités territoriales, etc.) les dépenses publiques sont financées par
le budget de l'État. « La France doit accélérer les réformes de structure »,
tel est le mot d'ordre diffusé en boucle par la propagande capitaliste. En
clair il s'agit d'attaquer l'organisation des services publics (ce qu'il en
reste), qui constituent un maillon social essentiel, en dénonçant leur coût « exorbitant » pour justifier la baisse des crédits et la
privatisation des services qui leur sont consacrés. Depuis
toujours le capital veut s'emparer des missions vouées aux services
publics qui lui échappent encore. Tous les gouvernements passés
ou présents ont tour à tour porté des coups à l'utilité sociale de ces
services. Tout d'abord en accusant leurs salariés d'être des « privilégiés »
bénéficiant d'un statut de fonctionnaire leur « garantissant un emploi à vie
», de « salaires mirobolants »,
d'un temps de travail inférieur aux salariés du privé etc. Cette
entreprise de propagande s'est accompagnée de suppressions massives d'emplois dans toutes les fonctions
publiques (santé, éducation, collectivités, administration), ainsi que dans
les entreprises publiques ou la précarité du travail a explosé et où les privatisations se poursuivent. France Telecom (aujourd'hui
Orange), La Poste, la SNCF, EDF-GDF ont été privatisées ou sont soumises à
des privatisations larvées. Les entreprises « à risque » comme Thalès, EADS
(aéronautique – armement) sont aujourd'hui vouées à la loi du profit, ce qui
explique en partie la forte augmentation des ventes d'armes à l'étranger quel
que soit le pays, les affaires sont les affaires seul le profit compte. Ceci est la partie la plus
visible de la politique du capital, il faudrait beaucoup de pages pour
expliquer comment les multinationales agissent avec les gouvernements à leur
solde pour imposer leurs exigences. (Lire la brochure abattre le capitalisme
construire le socialisme). Il ne se passe pas un jour sans
que le Medef ou une de ses composantes à l'unisson avec Bruxelles et le FMI n’exigent
d'aller plus vite et plus loin dans les "réformes de structure" Les derniers en date sont
Gattaz, dirigeant du Medef et le patron de la multinationale Axa (92
milliards de chiffres d'affaires, 65,2 milliards de fonds propres), «
le plan de 50 milliards d'économies ne sera pas suffisant » déclarent-ils en
cœur (journal Les Echos 27-2). « Nous atteindrons les
objectifs fixés par la commission européenne » a répondu Hollande. Un plan
de réformes sera établi avant avril.
Ce plan consiste à trouver 4
milliards d'économies supplémentaires
en trois mois. Selon le journal Les Echos du 2
mars dernier, ces nouvelles « économies » seraient réalisées dans la santé et
les hôpitaux ce qui représenterait l'équivalent de 22 000 postes
supprimés par an pendant trois ans soit 66 000 postes, plus une nouvelle
diminution des dépenses de santé (moins 520 millions sont déjà
programmés pour 2015), par le
développement de la chirurgie ambulatoire (hors hôpital), et la poursuite des
privatisations (Thales, aéroports, barrages hydro-électriques) Il
faut agir très vite et très fort. Au moment où les profits
explosent, où les actionnaires s'accaparent 56 milliards de dividendes, où
les cadeaux sociaux et fiscaux sont distribués aux entreprises sans aucun
effet sur l'emploi, ce sont les services publics, les entreprises publiques
qui sont gravement attaqués. L'argent
issu des richesses produites par le travail doit revenir intégralement aux
travailleurs pour satisfaire les besoins sociaux. L'argent existe pour
construire des services publics de qualité répondant aux besoins, il en
restera encore beaucoup pour augmenter les salaires, les pensions,
reconstruire une industrie débarrassée des actionnaires, de l’exploitation
capitaliste, une industrie maîtrisée par le peuple. Cela ne se fera pas tout seul,
il faut engager la lutte sans attendre pour donner un coup d'arrêt aux
objectifs des multinationales et poursuivre cette lutte sans cesse pour
chasser les tenants du capital et leurs alliés. C'est ce que propose
Communistes, c'est ce que nos candidats aux élections départementales
porteront comme perspective, ce seront les seuls. Le
22 Mars voter pour Communistes, c’est la seule façon de voter pour que ça
change. Lire, enregistrer
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de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la
discussion au 7ème congrès Et Rapport introductif au comité
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