|
COMMUNISTES |
N°423 Semaine du 28 septembre au 04 octobre 2015
30 septembre
2015
|
La crise
syrienne atteint un nouveau stade |
|||
|
Lire également La Cour des Comptes au service du patronat Et Grèce : les premières
leçons d’une élection Et Que fait AIRBUS aux
Etats-Unis ? Et les travaux pratiques déjà en chantier Et |
La crise
syrienne atteint un nouveau stade d'internationalisation avec la session de
l'ONU qui se déroule actuellement en
présence de nombreux chefs d'Etats. La crise syrienne n'est pas une guerre
civile comme les médias veulent le faire croire, elle est le résultat de
l'intervention impérialiste qui fait suite à celle contre l'Irak, menée par
les USA et ses alliés occidentaux et locaux, celle contre la Libye à laquelle
la France a pris une part importante et celle contre l'Afghanistan. Toutes ces interventions ont
pour toile de fond la volonté de repartage de toute cette région au bénéfice
des monopoles pétroliers et gaziers. La destruction des Etats est un plan
visant à livrer les peuples à l'arbitraire des compagnies multinationales et
sous les contrôles des champions locaux des forces en présence. Ainsi, la Turquie, l'Arabie Saoudite, le
Qatar les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et Israël jouent-ils un rôle
particulièrement clair, armant et finançant les mercenaires, eux mêmes
financés et armés par les grandes puissances occidentales, qui opèrent contre
l’État syrien. Dans ces conditions la
résistance de la Syrie à cette agression est tout a fait indicative de la
capacité de cet Etat à rejeter les ingérences étrangères. Il faut noter aussi
que dans cette guerre, la Syrie dispose d'alliés comme l'Iran, la Russie et
le Hezbollah libanais, Russie et Iran entendant jouer un rôle régional important
dans cette partie du Monde si stratégique au plan énergétique et militaire.
Devant l'échec relatif de l'agression contre la Syrie, le déclin des
ambitions hégémoniques de la Turquie, la montée des capacités militaires de
l'Iran, les USA et leurs alliés ont été amenés à composer avec ce dernier. Si la France a tenté d'y faire
obstacle jusqu'au dernier moment, l'accord sur le nucléaire iranien et le
début des normalisations des relations avec ce pays ont enclenché une
dynamique remettant l'Iran au centre de la résolution de nombreux problèmes
de la région. Les protagonistes du conflit, ceux qui arment et financent les
djihadistes : les USA, la France, les pays du Golfe... comme ceux qui
s'y opposent l'Iran, la Russie… cherchent les voies d'un compromis permettant
d'entériner les interventions impérialistes. Ainsi, les USA, qui proclament
la lutte contre Daesh refusent-ils dans le même temps de les classer comme
groupe terroriste à part entière, se réservant la possibilité de les activer
en cas de besoin. Il en va de même de la France qui pratique des frappes
aériennes au dessus d'un pays souverain tout en demandant d'écarter son
Président. Les uns et les autres veulent garder un fer au feu pour relancer
leur intervention. La Russie et l'Iran ont le dessein d'éliminer Daesh et
s'activent dans ce sens là ; aussi bien au plan diplomatique que
militaire. S'ils contribuent à stabiliser l'existence de l’État syrien, ce
qui n'est pas rien, dans le même temps, ils entendent tirer les bénéfices de
leur action par une présence plus marquée dans les affaires du Proche et
Moyen Orient. Cette guerre, ces guerres sont
des guerres impérialistes, elles résultent de l'exacerbation des
contradictions au sein du capital monopoliste mondialisé. Elles peuvent
conduire à un conflit généralisé. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au
format PDF Envoyer cet article à un(e) ami (e) |
Lire également RAPPORT au Comité National du 19 septembre 2015 Et DISCUSSION au Comité National du 19 septembre 2015 Et Et Et Samedi 20 juin
s’est tenu à Paris le Congrès d’unification
COMMUNISTES - URCF |
|
|
|
La situation politique à
100 jours des régionales |
|
L’objectif des
élections régionales du 6 décembre |
l