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COMMUNISTES |
N°424 Semaine du 05 au 11 octobre
2015
06 octobre
2015
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Confédération
Européenne des Syndicat (CES) : Un congrès
aux couleurs du capital |
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Lire Egalement Indre : 400 emplois industriels menacés de
disparition Et Indre : la Poste sanctionne les
militants syndicaux Et A propos du Parti Travailliste |
Du 29 septembre au 2 octobre s
est tenu, à Paris le 13 ème congrès de la CES, Confédération Européenne des
Syndicats, rassemblant 500 délégués issus de 39 pays. Pour la France, les 5
syndicats membres : la CGT, FO, la CFDT, la CFTC et l UNSA y ont pris part. Le choix des intervenants de la première séance ne laissait aucune place au doute. Se sont succédés à
la tribune : François Hollande, Jean-Claude Juncker, président de la
Commission européenne et Martin Schulz, président du Parlement européen. Un
trio de choix pour défendre les
revendications du grand patronat dont les trois invités susnommés sont de
zélés serviteurs. Hollande a plaidé pour " une convergence » oui, mais par le
bas « des politiques européennes
en matière de droits sociaux, de salaires et de protection
sociale". Jean-Claude Juncker a déclaré : « l’état de l’Union
Européenne n’est pas bon. Il n’y a pas de quoi être d’un optimisme béat ».
Puis, il est parti déjeuner avec Manuel Valls. Martin Schulz, " l’ami du
syndicat européen ", ne pouvait être en reste. La seule tâche qu’il assigne aux syndicats : " dompter la révolution numérique "
comme " ils ont « dompté la révolution industrielle ». La secrétaire sortante de la CES, Bernadette Ségol, elle, était passée directement de l’université
aux sphères ouatées du syndicalisme
européen. Elle a bien mérité du capitalisme, elle a œuvré servilement pendant tout son mandat pour que les capitalistes rencontrent le moins
possible d’obstacles dans l’exploitation des salariés européens. Son
successeur l’Italien Luca Visentini est écrivain et poète. Il a même trouvé
le temps de publier 3 recueils de poèmes en 2004-2005 et 2007. Il a déclaré
dans son discours de clôture : « Je me prononce pour une nouvelle
alliance avec le patronat intelligent ». Tous ensemble, dirigeants politiques porte-voix des grands patrons du
Business Europe et du CEEP (les homologues patronaux de la
CES) se sont félicités de ce " dialogue social" européen sans
aucune fausse note que les " partenaires sociaux " entretiennent
et qu’ils souhaitent protéger de
toute irruption de lutte des
travailleurs. La CFDT et les siens ont approuvé bruyamment. La CGT et ses huit délégués ne
risquaient guère de porter la voix de la lutte des classes dans cette
enceinte après que Philippe Martinez ait confirmé la semaine précédente « le syndicalisme est par essence réformiste ». Mais des luttes se développent
tant en France qu'en Europe sans attendre que le syndicalisme soit
"rassemblé", ni que les partenaires « dialoguent ». Elles
seules permettront d’avancer, de construire une autre société. Une chose est sûre, l’Union européenne est par essence capitaliste et la CES en est
une des institutions complétement intégrée. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au format
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Lire également RAPPORT au Comité National du 19 septembre 2015 Et DISCUSSION au Comité National du 19 septembre 2015 Et Et |
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