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N°423 Semaine du 28 septembre au 04 octobre 2015

 

01 octobre 2015

 

L’urgence d’en finir avec ce système capitaliste

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Le scandale Volkswagen

 

 

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L’ampleur du scandale n’est pas encore connue en totalité, Volkswagen (VW) aurait manipulé les chiffres des émissions des moteurs diesels aux États-Unis, mais aussi sur d’autres marchés… l'entreprise a eu recours à la tromperie plutôt que de répondre par des moyens techniques aux strictes normes d'émission américaines, le profit d’abord !

Les actions de VW ont chuté de près de 25 milliards d’euros, partis en fumée, le seul montant de l’amende aux États-Unis est estimé à 16 milliards d’euros. En plus le groupe encourt d’autres coûts induits au moins aussi importants, comme la mise à niveau des véhicules défaillants, le coût de remplacement et la perte de valeur du véhicule auprès des propriétaires, etc.

Une escroquerie qui ne peut pas s'expliquer par la « mauvaise conduite » de quelques individus.

Le logiciel utilisé pour cette escroquerie a été intégré à 11 millions de voitures de par le monde. Rien qu'en Allemagne, 2,8 millions de véhicules sont impliqués…prés d’1 million en France.

Volkswagen était au courant de la tricherie depuis 2007, la presse allemande a affirmé ce week-end que le constructeur avait été averti dès 2007 de l’illégalité du logiciel installé sur ses modèles diesel. C’est l’équipementier Bosch qui aurait le premier tiré le signal d’alarme.

Le PDG Martin Winterkorn est déjà parti, d'autres cadres supérieurs devraient suivre. Cette escroquerie de VW ne peut pas s'expliquer par la seule mauvaise conduite de quelques individus. Ces dernières années ont vu une série de scandales cachant des négligences graves et des pratiques illégales :

*La semaine dernière, GM a accepté un règlement avec le gouvernement américain qui lui évite des poursuites pénales pour avoir caché pendant dix ans un défaut d'allumage qui a fait des centaines de morts et de blessés.

*Un fournisseur a équipé des dizaines de millions de véhicules dans le monde entier avec des sacs gonflables défectueux. Au moins huit personnes ont été tuées par l’explosion de sacs gonflables et plus de 100 blessées.

*Toyota a rappelé des millions de véhicules qui accéléraient tout seul. Au moins cinq personnes sont mortes à la suite de ce défaut.

Des progrès techniques importants ont été réalisés dans le secteur de l’automobile mais ceux-ci sont en conflit permanent avec la nature même du système économique qui ne vise qu’à la course au profit. Les constructeurs se livrent une lutte sans merci pour les parts du marché mondial, c’est une des contradictions inhérentes au système capitaliste, ce système entrave lourdement le développement des forces productives. Ces contradictions fondamentales trouvent aussi leur expression politique dans les guerres menées par les grandes puissances pour l’élargissement de leurs sphères d’influence et le contrôle des marchés, dévastant des pays entiers et faisant des dizaines de millions de réfugiés désespérés.

Des attaques sans précédent contre les travailleurs

L’autre face de ce système est l’assaut implacable et continu sur les droits et le niveau de vie des travailleurs. On nous tambourine à longueur de journée, qu’il est nécessaire de rester compétitif à l’échelle internationale. Aux États-Unis, les salaires réels des travailleurs de l’automobile, corrigés de l’inflation, ont été ramenés au niveau du siècle dernier. On détruit les salaires en délocalisant la production vers les pays à bas salaires, en augmentant les emplois à temps partiel et temporaires ou le travail gratuit (voir Smart, Peugeot, Volvo)…

La réorganisation de la société doit être basée sur la satisfaction des besoins sociaux et non sur la recherche du profit pour stopper les activités frauduleuses des entreprises, la destruction des emplois et l’abaissement du niveau de vie des travailleurs. C’est cette lutte que le parti révolutionnaire Communistes a engagée pour se débarrasser du capitalisme.

 

Le scandale chez VW pourrait conduire à des pertes d’emplois

Volkswagen emploie 600.000 personnes et rassemble sous son chapeau douze entreprises automobiles différentes : Skoda, Seat, Audi, des marques de prestige comme Porsche, Bentley, Bugatti, des camions avec Scania et MAN…

D'autres producteurs de véhicules diesel, dont BMW, Opel, Peugeot et Mercedes, sont également soupçonnés de trafiquer les tests d'émissions.

Toutes ces entreprises qui opèrent à l'échelle mondiale, privilégient un seul objectif : augmenter leurs profits et le versement des dividendes aux actionnaires. Capter de nouvelles parts de marché, en intensifiant la productivité du travail et en réduisant les coûts de main-d'œuvre est le principe directeur de l'industrie capitaliste.

En Allemagne un emploi sur sept dépend directement ou indirectement cette industrie.

Combien de milliers ou dizaines de milliers de travailleurs vont perdre leur emploi suite à ce scandale ? Une chose est sûre, c’est que l'augmentation des profits va continuer au détriment des travailleurs et qu’une petite élite continuera de s’enrichir au détriment de la classe ouvrière.

 

Collaboration de classe et cogestion du modèle allemand

Les travailleurs de VW sont confrontés à un problème de taille: le modèle de « partenariat social » et de collaboration de classe est des plus perfectionnés dans l'industrie automobile allemande.

Le syndicat IG Metall, le comité d'entreprise qu'il contrôle et le conseil d’administration sont quasiment la même chose... Le 5 mai dernier l’assemblée générale des actionnaires du groupe Volkswagen, était présidée par un syndicaliste, Berthold Huber. Depuis le 25 avril dernier, cet ancien président du puissant syndicat IG Metall, dirige le conseil de surveillance du groupe VW. Une affiche inédite dans l’histoire du capitalisme allemand.

Au pays de la cogestion, les représentants du personnel ont une place importante dans les conseils d’administration occupant même des vice-présidences. Chez Volkswagen, les représentants des salariés occupent carrément la moitié des sièges de l’instance de contrôle. Le comité d'entreprise a présenté son propre plan pour économiser 5 milliards d’€ par an pour la société. Les travailleurs ont à faire face non seulement à la direction de VW, mais aussi aux syndicats et au comité d’entreprise. Pour défendre leurs emplois et salaires, les salariés se doivent d’ouvrir une voie nouvelle.

En Allemagne, comme en France ou ailleurs, le patronat et leurs exécutants politiques à leur solde subordonnent tous les domaines de la vie économique et sociale aux exigences insatiables du grand capital.

La nationalisation des entreprises, la réorganisation de la vie économique sur la base des besoins sociaux et non la poursuite capitaliste du profit sont devenues l’enjeu du combat d’aujourd’hui.

 

 

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