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COMMUNISTES |
N°425 Semaine du 12 au 18 octobre
2015
12 octobre
2015
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La Sécurité
Sociale, 70 ans après sa création |
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Lire Egalement Air-France : Ils aboient tous contre les
salariés Et Confédération Européenne des Syndicat (CES) : Un congrès aux couleurs du
capital Et Indre : 400 emplois industriels menacés de
disparition Et |
A
2 mois des
élections régionales Hollande discourt à l’occasion des 70 ans
de la Sécurité Sociale. Il affirme que « Ce pilier de la République
est surtout menacé par le conservatisme » et met en avant « toutes
ses réformes » pour dit-il « réduire le déficit ». Il a
annoncé que « le budget 2016 devrait le ramener de 12,8 milliards
en 2015 à moins de 10 milliards ». Comme ses prédécesseurs, en accord
avec le MEDEF et, les experts en tous genres, il vante les mérites de la Sécu
depuis sa création, pour ajouter aussitôt : « Nous ne pouvons pas
laisser à nos enfants la dette que nous avons créée par trop de dépenses. ».
Pour réduire cette dette, toujours la même solution : diminuer
les dépenses, faire payer les malades, diminuer les
crédits pour l’hôpital public, bloquer des retraites et pensions, réduire les
allocations familiales, utilisation autoritaire des médicament génériques,
blocage des honoraires des médecins. Ils rackettent la Sécurité Sociale. Pourquoi est-elle en déficit ? Depuis 30 ans
tous les gouvernements ont réduit de plus en plus la part des cotisations
sociales patronales. Ces réductions atteignaient 20 milliards en 2003,
elles atteignent 50 milliards aujourd’hui. (comparez avec 12,8 milliards de déficit
annoncés). Ajoutons à cela le blocage des salaires, les suppressions
d’emplois et les délocalisations vers les pays à bas coût pour toujours plus
de profits pour les actionnaires qui diminuent les recettes de la Sécu. Un peu d’histoire : Une
conquête sociale majeure en 1945 Dans la nuit de l’occupation nazie, le Conseil National de la
Résistance inscrit dans son programme
pour l’après libération du pays, le principe d’une sécurité sociale qui doit
couvrir pour tous les périodes de non travail. Principe réaffirmé par le
gouvernement le 4 octobre 1945 et qui verra sa mise en application par un
vote du Parlement en 1946 sous l’impulsion du ministre communiste du Travail,
Ambroise CROIZAT. L’unicité des 4 branches (maladie – retraite – famille et
recouvrement des cotisations) cela permettra une réelle sécurité sociale, de
la naissance jusqu’à la mort, reposant sur la solidarité. Rappelons que la Sécu est financée par des cotisations sociales- et non
des charges comme le prétend le patronat- versées à part égale par les
salariés et les patrons. Ce financement constitue un
salaire socialisé versé aux ayant droits pour toutes les périodes de non
travail. Dès ce principe proclamé- et même inscrit dans le préambule de la
Constitution- sa mise en application
pratique a été l’objet d’une lutte permanente entre le patronat avec les gouvernements à
son service et la classe ouvrière, les salariés. Le
patronat n’a jamais accepté le système de la Sécu basé sur la répartition et
son financement. Il n’a jamais non plus admis la gestion démocratique mise en
place en 1945 : l’élection de son Conseil d’Administration par les
salariés qui en assurent la gestion. Dès 1947 ils ont attaqué la Sécurité Sociale. Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 1947 ont mis en place la politique exigée par le
capital, une politique de recul de la
Sécurité Sociale et de notre système
de santé de santé. * En 1967 de Gaulle, président de la République, par des ordonnances, divise
la sécurité sociale en 3 branches (fini l’unicité !), il supprime
l’élection du Conseil d’Administration et y installe le patronat. Le loup est dans
la bergerie ! *En 1990, Michel Rocard 1er Ministre socialiste de F.
Mitterrand instaure la CSG payé par les salariés et les retraités. Un impôt
qui n’a cessé d’augmenter, il représente aujourd’hui 20,5% (84 milliards) des rentrées annuelles de la
Sécurité Sociale. *Il y a eu sous Chirac et sous
Sarkozy les lois Douste-Blazy en 2004, la loi Bachelot en 2009 qui a instauré
les ARS (Agences Régionales de Santé) avec un seul but : réduire les
offres de soins, fermer les hôpitaux et faire gérer ceux qui restent comme des entreprises
capitalistes, introduire le privé dans l’hôpital public, faire payer les
malades. La loi santé qu’a fait voter en avril 2015 le gouvernement
socialiste accentue en ce sens. Aujourd’hui 30% de la population renonce aux soins faute de moyens. Ils veulent privatiser notre système
de Sécurité Sociale. MEDEF et gouvernement voudraient faire disparaître le code du travail,
ils veulent réduire de plus en plus la protection sociale. Le gouvernement
socialiste poursuit le désengagement de la Sécurité Sociale au profit des
mutuelles et des assurances privées. Son but est d’orienter vers elles les salariés, les retraités pour assurer
leur protection sociale. Privatiser la Sécurité Sociale rapporterait des
centaines de milliards aux grands groupes capitalistes, aux assurances, aux
labos. La santé est un marché fabuleux. Thierry Beaudet,
président de la MGEN, ne fait pas mystère de cette volonté. Dans le journal ‘
les Echos’ (6.10.2015) il déclare « La
Mutualité doit être le centre de gravité de la protection sociale en France » Il faut donner à la Sécu les moyens
financiers de jouer son rôle. La Sécurité Sociale ne serait pas
déficitaire si l’argent qui lui revient n’était pas détourné par les
multinationales avec le concours actif du gouvernement. Il faut supprimer les 50 milliards de
cadeaux par an aux grandes entreprises. Il faut revenir à la loi de financement
de la Sécurité Sociale : 50% payés par les salariés, 50% par les
patrons. Augmenter les salaires de 1%
c’est 1 milliard de plus dans les caisses. Faire reculer le chômage c’est de
nouveaux salariés qui sortent de la misère et deviennent des cotisants. Il faut rendre aux assurés la
propriété de la Sécu...
Les administrateurs de la Sécu doivent être élus par les assurés. De telles mesures ne sont pas à
attendre de ce gouvernement. Il n’y a que la lutte qui pourra les imposer. Dites-le
lors des élections régionales les 6 et
13 décembre prochain, en votant pour le parti révolutionnaire Communistes. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au
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Lire également RAPPORT au Comité National du 19 septembre 2015 Et DISCUSSION au Comité National du 19 septembre 2015 Et Et |
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La situation politique
à 100 jours des régionales |
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L’objectif des
élections régionales du 6 décembre |