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COMMUNISTES |
N°430 Semaine du 16 au 22 novembre
2015
19 novembre
2015
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Au Congrès
de Versailles du 16 novembre 2015 Plus de
guerres et moins de droits
démocratiques |
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Lire Egalement Et Titan-GoodYear : l’enfumage capitaliste au grand
jour. Et Elections
en Birmanie: La Ligue pour la Démocratie (LND) un parti proche des USA Et |
Lors de la réunion de ce Congrès (Assemblée
Nationale plus Sénat) F. Hollande a répété en leitmotiv « Nous sommes en guerre », propos
qui ont rencontré le consensus de tous les groupes parlementaires. Personne
n’a remis en cause la politique de guerre de l’impérialisme français, les
interventions armées (Afrique, Libye, Iran), les ingérences systématisées
pour renverser l’État syrien et les livraisons d’armes à des groupes
terroristes dits « islamistes ». Tous
d’accord -B. Retailleau (Président
du groupe Les Républicains) a déclaré : « Oui à l’état
d’urgence, faites la guerre, nous
serons à vos côtés ». -C. Jacob (son homologue à
l’Assemblée nationale) « j’insiste
sur les valeurs de la France, valeurs de l’occident » et se fait
l’écho de « notre mission de civilisation ». -Intervenant pour le Front de
gauche/PCF Eliane Assassi approuve : « les mesures d’urgence pleinement
justifiées, les objectifs de l’état d’urgence sont bien définis ». -Le FN s’est exprimé largement dans
les médias... M. Le Pen salue « les
bonnes inflexions de Hollande »,
Elle ajoute « je me méfie des
mots, j’attends les actes ». Un autre responsable FN déclare :
« nous avons un Président de la
République socialiste qui préconise des solutions portées par le FN ». La
conclusion est claire : « on
peut ressortir renforcés aux régionales de cet épisode » (sic). Le terrorisme est le produit de
cette politique belliciste du système capitaliste. La réponse donnée à la vague
d’attentats criminels qui ont endeuillé la France, celle du Président de la
République partagée par tous les groupes parlementaires, au nom de « l’Union
nationale » est de renforcer la politique de guerre et les mesures
d’exceptions afférentes. Notre
Parti refuse cette Union nationale visant à soumettre la classe ouvrière et
le peuple aux intérêts capitalistes exprimés par le patronat et le
gouvernement. Leur Union
nationale en marche F. Hollande annonce la prolongation
de « 3 mois au moins » de
l’état d’urgence. Il veut réviser les articles 16 et 36 relatifs aux
mesures d’exception : article 16 accordant les pleins pouvoirs au
Président, article 36 transférant les pouvoirs à l’armée. En s’inspirant de
la commission Balladur. Voici ce que préconisait cette
commission travaillant à la demande de N. Sarkozy : -
article 36 (modifié en
gras) « l’état de siège et l’état d’urgence sont décrétés en Conseil des ministres. Leur prorogation au-delà de
douze jours ne peut être autorisée que par la loi. Une loi
organique définit ces régimes et précise leurs conditions
d’application ». -
5 000 postes de policiers,
de personnels pénitentiaires, de douaniers vont être créés. C’est bien la
preuve qu’existent les moyens financiers pour satisfaire les revendications.
Significatif du « tout sécuritaire », aucune création d’emplois
n’est annoncée dans les hôpitaux publics dont les personnels ont été
exemplaires pour la prise en charge des blessés et traumatisés. Les
mesures de F. Hollande tournent toutes autour de cette double logique :
toujours plus de guerre, toujours moins de droits démocratiques. Il se range à l’idée d’une
« grande coalition avec les
Etats-Unis et la Russie », poursuivant ainsi le repartage de la
région entre grandes puissances capitalistes. Nulle allusion sur les
puissances « amies » qui se livrent à un double jeu avec Daesh
comme la Turquie, les monarchies pétrolières … Contre leur « Union nationale » La
disparition de l’URSS a entraîné la
course au repartage du monde. Le Moyen-Orient est le principal foyer de
guerres où sont localisées près de la moitié des ressources pétrolières
mondiales, 41 % des réserves de gaz. En 2001,
l’administration Bush adopte le plan suivant publié par le général américain
Wesley Clark pour un « nouveau Moyen-Orient ». « Nous anéantirons 7 États en 5 ans, à commencer par l’Irak,
ce sera ensuite au tour de la Syrie, du Liban, de la Libye, de la Somalie, du
Soudan et pour finir l’Iran ». Ce plan, au-delà du délai fixé
est en cours de réalisation. Les divers gouvernements
français portent une lourde responsabilité. Toutes les grandes puissances
impérialistes Etats-Unis, France, Russie veulent contrôler la région pour que
leurs monopoles s’emparent des richesses énergétiques. La propagande des
médias capitalistes nous serine que c’est pour préserver la sécurité du pays
que la France intervient militairement En Syrie, Hollande et Fabius
avaient pour objectif tout en armant les groupes terroristes opposés à Assad,
d’intervenir directement pour renverser le régime. L’État islamique, dont les
parrains sont à rechercher du côté du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la
Turquie, est né du chaos provoqué par la guerre généralisée à toute la
région. Chaque
puissance défend l’intérêt de son oligarchie financière et de ses grands
groupes. Le Qatar, principale réserve de
gaz, veut conquérir le marché européen. L’Arabie Saoudite et la Turquie
veulent acheminer ce gaz. Israël tout en poursuivant sa
politique de colonisation, sa négation du droit des Palestiniens à leur État
national, est intéressé à affaiblir l’armée syrienne et à poursuivre
l’occupation du Golan syrien… Les multinationales françaises
et internationales tirent profit des guerres pour gagner de nouveaux marchés
par la force. Ce sont les peuples y compris français qui en sont les victimes
et subissent « l’importation de la guerre par des groupes
terroristes ». Notre
Parti appelle à un puissant mouvement pour la paix Pour faire grandir l’exigence
de retrait des troupes françaises au Moyen-Orient et en Afrique, l’arrêt des
ingérences politiques pour défendre le droit de chaque peuple à décider de
son avenir librement. Le combat
contre la guerre et son corollaire le terrorisme est indissociable de la
défense des droits démocratiques menacés par l’état d’urgence et autres
mesures d’exception. Ce n’est pas en les muselant qu’on assure la sécurité. Notre
Parti combat l’ « Union nationale » avec le capital. Nos intérêts
sont antagoniques. Les grèves prévues à Air-France, à l’AP-HP, dans
l’éducation nationale ont été reportées en raison de l’état d’urgence.
Pourtant l’offensive du capital relayée par la politique gouvernementale se
poursuit, visant à faire baisser
partout la « coût » du travail pour renforcer les profits
capitalistes. La lutte
revendicative doit se poursuivre en lien avec le combat anti-guerre contre
l’Union sacrée des partis du capital. Le 6 et
le 13 décembre, le vote pour le Parti
révolutionnaire-Communistes- sera le seul moyen de s’opposer à la politique
antisociale, belliciste et antidémocratique du capitalisme. Lire, enregistrer et/ou imprimer ce communiqué au
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