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COMMUNISTES
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N°439 Semaine du 18 au 24 janvier 2016
20 janvier 2016
Hollande :
Tout pour le capital, les travailleurs paient
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Lire Egalement Cavados : notre parti se renforce Et L’usine SAPAG (à
Ham Somme) qui fait des profits Et Pour
les libertés syndicales, Le 21 janvier à 11h.30 Rassemblement à Paris à l’appel de la CGT Et Et L'inclusion du Yuan chinois dans les Droits de Tirages
Spéciaux (DTS) du FMI |
Le capital
frappe très fort. En témoigne la
« lettre ouverte » à Hollande signée par les patrons de 150
monopoles, le MEDEF, les associations de défense des PME. Sans surprise, Hollande en a
fixé les travaux pratiques en présentant ses vœux au Conseil Économique et
Social. Il a commencé son allocution par la référence à l’état d’urgence avec
sa restriction drastique des libertés publiques et sa criminalisation du
mouvement social avec les peines de prison infligées à 8 syndicalistes de
Goodyear défendant leur emploi ! Cela dit, il a offert de
nouveaux cadeaux financiers aux entreprises et supprimé des droits individuels et collectifs
pour les travailleurs. Il a rappelé les « efforts » du gouvernement
accomplis depuis 3 ans pour améliorer la compétitivité, augmenter les marges
des entreprises, réduire les « déficits publics ». Hollande dresse ainsi un bilan
positif du Pacte avec « sa dynamique économique avec plus
d’agilité », clin d’œil au patronat qui réclamait un contrat de travail
« agile ». Il se félicite de la baisse du
« coût » du travail,
inférieur à celui de l’Allemagne dit-il. Les résultats de cette
politique sont connus avec 650 000 chômeurs de plus en 3 ans. Il
prévient « la gestion des acquis est une cause perdue », « Il
faut plus de liberté pour les entreprises et de mobilité pour les
salariés ». Le plan annoncé de
« lutte contre le chômage » se monte à 2 milliards, 1 milliard
d’aides financières aux entreprises, 1 milliard pris sur les économies
budgétaires d’État, qui seront prises dans les budgets sociaux. L’ensemble des mesures
annoncées constitue une attaque majeure contre le pouvoir d’achat, la
protection sociale et les droits des travailleurs. « Il s’agit de redéfinir le modèle économique et social » précise Hollande. Le
but est clair : satisfaire
uniquement les exigences du capital pour faire payer la crise du capitalisme
par ses victimes : les travailleurs. Transfert
de l’argent public dans les poches du capital Le CICE a apporté 34 milliards
aux entreprises, il est maintenu. En 2017 Hollande annonce la baisse
définitive des cotisations patronales ce qui constitue une attaque majeure
sur le financement et la pérennité de la Sécurité Sociale. Une prime de
2 000 euros sera accordée aux TPE-PME pour toute embauche d’un salarié
payé entre 1 et 1,3 le SMIC. C’est de
l’argent public offert au patronat et un encouragement aux patrons à payer
des bas salaires. Dans le but de camoufler le
chômage réel, Hollande veut la formation par alternance de 500 000
chômeurs avec les aides de l’État. Les besoins seront évalués par les
entreprises et les branches dans
chaque région. Il y va de son couplet anti-chômeur. Beaucoup d’emplois
seraient disponibles mais ne trouveraient pas de salariés ! « En
France la durée d’indemnisation des chômeurs est trop longue». Il veut changer
cela ! La cour des comptes acquiesce, elle reprend les objectifs du
MEDEF et appelle impérativement à baisser le montant des allocations
chômage ! Attaques contre les droits des travailleurs Concernant l’emploi, Hollande
reprend les objectifs de la « lettre ouverte » patronale. « La
rupture du contrat figurera dans le contrat de travail avec ses motifs connus
à l’avance par le salarié ». C’est le contrat « agile » voulu
par le MEDEF pour automatiser les licenciements en cas de difficultés de
l’entreprise ! Hollande reprend les mesures Macron retoquées par le
Conseil Constitutionnel sur le plafonnement des indemnités prud’homales de
licenciement. Il précise qu’ « il faut adapter le droit
du travail aux réalités de l’entreprise ». Les règles en matière de
temps de travail seront négociées dans chaque entreprise ou branche. « L’accord
collectif prime sur le contrat de travail et la loi ». Celle des 35h. en particulier.
Cette Mesure antisociale qui
facilitera le licenciement de ceux qui se défendent sur les bases de leur
contrat. « La renégociation est nécessaire pour l’assurance-chômage en
raison de ses déficits », ajoute Hollande alors que près de la moitié
des chômeurs ne sont pas indemnisés ! Stopper
l’offensive du capital et du gouvernement Toute l’architecture du projet
Hollande repose sur le « partenariat social » afin que la
collaboration de classe accompagne les diktats patronaux. Ne nous laissons pas
faire ! Unis nous sommes une force considérable, par nos luttes et
grèves nous pouvons arracher au patronat les sommes spoliées et satisfaire
nos revendications urgentes emplois, salaires, défense des droits, lutte
contre la répression anti-syndicale ! Notre Parti
révolutionnaire-Communistes- est un point d’appui pour les luttes et grèves.
Il se bat pour la nationalisation sans indemnisation des grands groupes et
leur gestion démocratique. Lire, enregistrer
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novembre Et Et RAPPORT au Comité National du 19 septembre 2015 Et DISCUSSION au Comité National du 19 septembre 2015 |
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A propos de
l’appel pour une primaire à gauche La révolution numérique, au profit de qui ? Le gouvernement
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