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COMMUNISTES
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N°439 Semaine du 18 au 24 janvier 2016
20 janvier 2016
Calvados : notre Parti se renforce
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Lire Egalement Hollande :
Tout pour le capital, les travailleurs paient Et L’usine SAPAG (à
Ham Somme) qui fait des profits Et Pour
les libertés syndicales, Le 21 janvier à 11h.30 Rassemblement à Paris à l’appel de la CGT Et Et L'inclusion du Yuan chinois dans les Droits de Tirages
Spéciaux (DTS) du FMI |
Vendredi
15 janvier s’est tenue une réunion à Hérouville dans le Calvados. Une
trentaine de personnes étaient
présentes et une dizaine s’était excusée de ne pouvoir venir, c’est
donc un franc succès pour cette première rencontre, deux personnes ont
rejoint notre parti. Un des principaux sujets abordés, fut la condamnation
des huit anciens travailleurs de l’usine de pneus de Goodyear. Pour Didier, la décision
de poursuivre les travailleurs est sans précédent en France. La décision des
procureurs de poursuivre l’affaire Goodyear est une décision « purement politique », d’autant que les dirigeants de Goodyear avaient
retiré leur plainte. Bernard, syndicaliste,
poursuit : cette décision provocatrice et réactionnaire intervient au
milieu d’un état d’urgence de trois mois imposé par le gouvernement et le
Parti socialiste du président Hollande. C’est un acte délibéré d’intimidation
politique, établissant clairement que les vastes pouvoirs de l’état d’urgence
dont bénéficie l’État visent directement la classe ouvrière. Fabrice délégué
syndical montre qu’effectivement, l’état d’urgence transforme la France en un
état policier. Le gouvernement PS peut interdire et réprimer les
manifestations, effectuer des perquisitions et des saisies arbitraires et
lancer des arrestations massives… Hollande prépare un amendement
constitutionnel qui pourrait prolonger l’état d’urgence indéfiniment et
permettre à la police de fouiller et de détenir toute personne considérée
comme une menace pour l’ordre public. Le jugement contre les travailleurs de
Goodyear est destiné à intimider les travailleurs, pouvoir et patronat
envoient le signal qu’ils ne toléreront aucune protestation. Mais ils ne
pourront étouffer indéfiniment l’opposition de la classe ouvrière à leur
politique, il y a un mécontentement et la colère sociale peut exploser. Michel qui a connu les
luttes de 68, dit que le pouvoir craint une irruption soudaine de la lutte de
classe, comme celle de la grève générale de 1968, la classe dirigeante a
l’intention de punir impitoyablement toute contestation. Comme l’arrestation
en octobre dernier des travailleurs d’Air France, le PS a menacé les
grévistes de sanctions lourdes, le Premier ministre Valls a déclaré qu’il
était « scandalisé » et quatre travailleurs ont été licenciés par Air France.
Pierre estime que les
syndicats et les partis politiques tels que le NPA ou le PCF n’offrent aucune
voie progressiste permettant aux travailleurs de lutter contre cette
dictature rampante et la suppression des droits sociaux. Les attaques
actuelles contre la classe ouvrière démontrent la faillite de leur soutien
accordé depuis des décennies au PS, un parti qui défend les intérêts du grand
capital. Heureusement que nous avons créé un parti révolutionnaire qui ouvre
la seule perspective fiable : celle de la lutte immédiate et la
transformation de la société pour construire le socialisme. Jacky souligne que les moyens existent pour construire une autre
société mais que cela passe par l’appropriation et la gestion des moyens de
production par les travailleurs. Jean montre qu’il y a
de l’argent pour faire la guerre, mais pas pour les revendications… Tous les partis ont accepté d’engager la France dans
une politique d’intensification de la guerre au Moyen-Orient, en Afrique… une
telle politique conduit inévitablement à l’aggravation de la guerre dans ces
régions avec des destructions massives, des populations ravagées, chassées de leur pays. Elle conduit
inévitablement à l’aggravation de l’insécurité dans le nôtre. Il faut
que l’on agisse davantage dans la mobilisation contre la guerre et pour la
paix… L’accent était mis sur
l’importance de faire grandir notre organisation et de développer nos propositions,
d’unir les travailleurs pour changer la société et non l’adapter au système
capitaliste. D’autres sujets étaient
abordés, Rémy a mis l’accent sur les nouvelles régions qui sont mises en
place pour poursuivre et aggraver l’exploitation
honteuse que subit notre peuple notamment sur les transferts de pouvoir dans
des domaines clé : économie, éducation, formation professionnelle,
dépendance des nouvelles régions à l’Union Européenne. Ces régions se
substituent au cadre national, avec des
objectifs capitalistes : notamment la réalisation des investissements
des entreprises avec l’argent public, pour distribuer encore plus de
dividendes aux actionnaires. La discussion
a été riche mais il faut aussi passer à la pratique, des décisions sont prises pour diffuser l’appel de notre parti,
d’organiser d’autres réunions, le trésorier soulignait que nous sommes en
début d’année et que le parti a besoin d’argent pour se développer, il
souligne fortement ce besoin en réglant les cotisations mensuelles et la
souscription permanente qui permet de se tourner vers les salariés pour
soutenir notre combat. On organisera aussi des écoles de formation basée sur une analyse
marxiste de l’actualité et des événements mondiaux, ainsi la prochaine est fixée au 6
février. La discussion s’est
poursuivie chaleureusement autour de la galette accompagnée de cidre. Lire, enregistrer
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Lire également Succès de notre réunion publique à Paris le 7
novembre Et Et RAPPORT au Comité National du 19 septembre 2015 Et DISCUSSION au Comité National du 19 septembre 2015 |
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A propos de
l’appel pour une primaire à gauche La révolution numérique, au profit de qui ? Le gouvernement
Syriza fait matraquer les manifestants ! après les mises à mort un
cran de plus dans l’affrontement |
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