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COMMUNISTES |
N°446 Semaine du 07 au 13 mars 2016
09 mars 2016
Les
grenouillages s’accélèrent
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Lire Egalement Pour le
retrait immédiat de la loi El Khomri ! Et Et Et Notre frère de combat
Jean Luc Salle n'est plus Et Et |
Les attaques du gouvernement socialiste dictées par les grands groupes
capitalistes contre les travailleurs et le peuple se font plus violentes. Ils
veulent faire disparaître les contraintes à la formation de leurs profits en
accentuant l’exploitation du travail. Medef et gouvernement ensemble veulent
supprimer toutes les garanties collectives pour y parvenir : code du travail
et conventions collectives, protection sociale etc… Les luttes qui se développent expriment
le profond mécontentement du peuple contre cette politique. Face à cette
situation, les partis politiques s’arrangent pour éviter le débat sur les
vraies causes des difficultés. Ils
préparent la relève : • Le
gouvernement socialiste (et ses alliés), applique
scrupuleusement les directives des multinationales. Il le fera jusqu’au bout
puisqu’il a été choisi pour cela. Usé par cette politique, il faut donc
trouver pour l’élection présidentielle et les législatives de 2017 de
nouvelles équipes de remplacement sans changer la politique actuelle. • Les tentatives de manipulation se multiplient, le Parti Socialiste tente de faire croire à l’existence de «désaccords » avec la politique
du gouvernement (opérations Martine Aubry. Hamont, Les indignés etc.), alors
que ces « désaccords » portent uniquement sur la méthode employée pour
appliquer les mesures du Medef. Cela sur un fond de difficultés accrues. • La
droite n’hésite plus à montrer son accord avec le
pouvoir socialiste, elle vote régulièrement ce que le gouvernement décide,
mais pour se démarquer et offrir une image différente aux élections, elle
fait de la surenchère et propose d’aller encore plus loin dans la casse des
acquis sociaux. Les uns et les autres, Sarkozy, Juppé, Fillon, Mme Kosciusko-Morizet,
s’affrontent sur ce terrain. • Le
Front National en réserve du capital compte
les points. Il se prétend le représentant des ouvriers mais il accuse et
dénonce les syndicats « inutiles ». Il n’appelle surtout pas à la lutte
contre la loi du travail qu’il dénonce comme étant un simple un instrument de
l’Europe sans jamais condamner l’Europe du capital. Marion Maréchal Le Pen
estime que la loi El Khomri « pose de bonnes questions, mais que les
réponses sont mauvaises ». Elle regrette que la loi n’aborde pas les « seuils
» qui réglementent la représentation syndicale à l’entreprise, ainsi que la
«trésorerie des syndicats ». On voit tout l’amour que porte le FN aux
syndicats ! Elle déclare également que la « flexibilité du travail est
indéniable », bref tout un discours comparable à ce que développent les
groupes capitalistes et leur Medef, on n’en est pas surpris. • Les multiples composantes de
ce qu’ils nomment la « Gauche » avancent chacune de
leur côté des « solutions » dont le grand point commun est qu’on
doit s’accommoder du capitalisme dans notre pays. Suivent des mots d’ordre de
« Société de partage » ( !) « d’égalité » etc. C’est
ce que réclame le PCF qui vient de tenir son Conseil National. Il s’agirait
donc de « partager », mais avec qui ? Avec le capital ? L’opposition
irréductible capital – travail n’existerait donc plus aux yeux du PCF ? Il
n’appelle plus à lutter contre le capital jusqu’à le supprimer. Il propose
« une alternative à gauche » (une de plus) et il poursuit en
proposant l’élaboration « d’une plate-forme commune » (une de
plus). Quelle plateforme ? Ainsi le
PCF se prononce une fois de plus pour une « gauche
renouvelée » et pour un « programme de gauche ». Tout cela a déjà été tenté
et vécu et n’a jamais porté atteinte au capital. Au contraire cette démarche
a détruit pour une grande part les forces révolutionnaires du pays. Mélenchon pour sa part annonce sa candidature aux présidentielles de 2017 pour
s’imposer candidat unique des « forces de gauche ». Rien sur la perspective
politique qu’il propose, rien sur la satisfaction des revendications
populaires .II discourt beaucoup sur les méfaits du capital mais ne dit rien
sur la nécessité de le supprimer. Le PCF et Mélenchon ont
« oublié » leur appel à voter Hollande pour « chasser Sarkozy » en
2012. Ils envisagent déjà comme en 2002 de faire barrage au Front National
dans l’éventualité d’un duel droite – FN. On le voit, les grenouillages
politiques, les alliances possibles entre les uns et les autres, leurs
mésalliances et autres manipulations vont s’accentuer. Ils ont un seul but :
détourner le mécontentement pour le dévoyer. Offrir le meilleur visage
possible au capital pour construire la relève à sa politique. Notre
parti, le Parti Révolutionnaire Communistes est le seul à proposer une
alternative politique claire : combattre le capital par les luttes jusqu’à le
supprimer. Construire une société socialiste débarrassée du capital, gérée
par le peuple, pour le peuple. Cette perspective est la seule crédible. Nous
développons chaque semaine sur notre site, nos propositions. Pour mener
ensemble ce combat, Rejoignez-nous. Lire, enregistrer et/ou imprimer cette
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Lire également Bureau National du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et Bureau National du 13 février 2016 sur les questions internationales : Et Journal
N° 118 de février 2016 |
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