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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°478 Semaine du 17 au 23 octobre 2016 19 octobre 2016 |
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Présidentielles : se débarrasser du capital, seule alternative politique claire |
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Dans notre article du 12 Octobre
dernier Changer
radicalement de politique, en finir avec le capital est la seule voie pour
répondre aux besoins du peuple. Des
moyens considérables existent pour cela, mais rien ne se fera sans
l’intervention déterminée des travailleurs, toute l’histoire sociale que ce
soit en France ou ailleurs nous apprend que le capital ne lâche jamais
rien. Sans lutte sociale et politique
quotidienne, le capital, les multinationales poursuivent leur objectif :
accroître les profits. Pour cela elles ont besoin de casser l’emploi
industriel pour exploiter plus au « moindre coût », démanteler
les services publics, supprimer les droits du travail, les acquis sociaux,
tout cela accompagné d’une répression sans cesse plus forte contre celles et
ceux qui luttent. La
question des luttes et de leur amplification est donc plus que jamais posée
pour faire reculer le capital jusqu’à ce qu’il disparaisse. La
dernière annonce du groupe Peugeot, après celle d’Alstom concernant de
massives suppressions d’emplois démontre bien que les multinationales n’ont
qu’un seul but : augmenter les profits quelques soient les moyens
employés et les conséquences sociales engendrées. Qu’en
pensent les candidats aux élections ? - La droite tient ses « primaires »,
nouvelle trouvaille (dont le PS est à l’origine) pour occuper l’espace
médiatique et faire croire aux électeurs que les candidats sont différents.
Qu’ont-ils de différents ? Tous sont pour une austérité renforcée, tous
proposent de nouvelles suppressions d’emplois dans les services publics, un nouveau
recul de l’âge de la retraite, de poursuivre la suppression des droits du
travail, de flexibiliser sans contrainte le temps de travail et les salaires
(déjà contenu dans la loi El Khomri), de privatiser totalement ce qu’il reste
de l’industrie nationale, d’attaquer de front les derniers acquis sociaux.
Bref, il faut prendre un peu de temps pour examiner le contenu des programmes
pour comprendre qu’ils vont tous dans le même sens : contre les
travailleurs et le peuple. - Par
contre, tous sont pour continuer et accentuer la baisse
des « charges » des entreprises par de nouvelles exonérations
fiscales et sociales dont on sait très bien qu’elles n’ont aucune influence
sur l’emploi, cela se saurait… Elles ne servent qu’à gonfler les profits et
aggraver les difficultés d’accès à la santé et à la protection sociale. Tous
sont pour réduire le « déficit public », la « dette
sociale » avec les conséquences déjà très lourdes que subissent la
population et les travailleurs des services publics et de la fonction publique.
Tous ces programmes sont dirigés contre les travailleurs pour répondre aux
exigences du MEDEF. - Le Front National est silencieux sur le
programme de la droite comme sur le sien, et pour cause, à peu de chose près
ce sont des photocopies… « L’entreprise doit devenir un partenaire
privilégié, incontournable, qui doit être soutenu, aidé » on est bien
loin du discours lénifiant du parti des travailleurs et du peuple dont il se
revendique. Le Front National propose de quitter l’Europe et sa monnaie, de
renvoyer les réfugiés chez eux mais ne dit rien sur les causes et
responsabilités des états capitalistes. - Le Parti
Socialiste et ses alliés sont usés par cinq années au service exclusif du
MEDEF, jamais les patrons n’ont reçu autant de cadeaux, jamais ils n’ont été
autant soutenus et aidés dans les différentes vagues de licenciements, de
suppressions massives d’emplois, des fermetures d’entreprises. C’est encore
le cas aujourd’hui. Les candidats actuels du Parti Socialiste tentent de
marquer leurs différences avec le pouvoir alors qu’ils ont tous participé
(comme les candidats de droite) aux divers gouvernements qui ont tous
appliqué à la lettre les directives du MEDEF. - Mélenchon qui
vient de tenir un meeting à Lille fait l’objet de tous les égards de la part
de la propagande capitaliste qui considère que « c’est la meilleure
chance à gauche »… Il se multiplie dans les médias complaisants pour
expliquer qu’il est « la seule alternative à gauche » en proposant
« un nouveau partage des richesses entre le capital et le
travail », ce qui revient à dire que le capitalisme peut et doit être
aménagé, qu’il doit partager les richesses produites par les travailleurs.
Jamais Mélenchon ne remet en cause l’existence du capitalisme, il propose
d’en atténuer les conséquences. Faire croire que le capital est prêt à
partager les profits est une tromperie, une imposture, une impasse, un piège
politique. L’ex-ministre de Mitterrand et de Jospin sait de quoi il parle,
ses propositions illustrent sa volonté de ménager « la chèvre et le
chou » en acceptant la précarité dans les entreprises (5 et 10% de CDD
suivant la taille de l’entreprise), en proposant une échelle de salaire entre
patrons et salariés, en faisant des travailleurs des acteurs « des
décisions stratégiques », rien sur la propriété des moyens de
production, c’est ni plus ni moins qu’une cogestion de l’entreprise entre
patrons et salariés. Les patrons allemands et du nord de l’Europe doivent sourire…On
voit bien au travers de ces propositions que Mélenchon considère le
capitalisme comme étant incontournable. - Quant au Parti
Communiste Français, il souhaite « rassembler toutes les bonnes volontés
à gauche », écologistes, socialistes « indignés »… vaste
programme mais pour faire quoi ? Depuis qu’il s’est sabordé comme les
autres partis communistes en Europe après la chute de l’URSS, ce parti qui
n’a de communiste que le nom navigue entre le pouvoir socialiste et les
diverses composantes de la « gauche » actuelle. Il ne propose rien,
veut construire un programme (encore un) mais évite comme Mélenchon le seul
débat qui compte : transformer radicalement la société. Comme on
le voit, aucun parti ne propose de perspective politique claire. Tous sont pour
poursuivre et accélérer la politique du MEDEF ou pour négocier avec lui sans
le remettre en cause. Notre
Parti porte une autre politique, fondamentalement différente : Pour
répondre aux aspirations du peuple, à ses revendications, il faut prendre par
la lutte toutes les richesses créées par le travail, prendre les grands
moyens de production et d’échange aux multinationales, aux banques, en
chasser les actionnaires sans aucun compromis, en confier le contrôle et la
gestion au peuple. C’est à cette seule condition que la société sera
transformée. Dévier de cette voie, c’est créer des illusions, c’est maintenir
et continuer à servir le capital. Les candidats se bousculent pour jouer ce
rôle-là, les recompositions et « grenouillages » divers vont se
poursuivre jusqu’à ce que le capital ait choisi ses meilleurs serviteurs. Les
candidats de notre Parti à la présidentielle et aux législatives vont mener
une grande campagne politique pour démontrer qu’il existe des moyens
considérables pour construire une société qui réponde aux besoins sociaux.
Lutter ensemble et renforcer notre parti c’est la construire plus vite. Lire, enregistrer et/ou
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