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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°489 Semaine du 02 au 08 janvier 2017 04 janvier 2017 |
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« Partage »
et «Communs », des « idées » pour mieux
masquer la nature du capitalisme |
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Lire Egalement Corée du Sud :
protestation contre la condamnation de Han Sang-gyun Et Message au Parti Communiste
de Turquie Et « Partage » et « Communs », des
« idées » pour mieux masquer la
nature du capitalisme Et PLUS DE 7 MILLIONS DE PRIVES D’EMPLOI Et République Démocratique du Congo Des centaines de morts et blessés lors des manifestations contre le gouvernement Et La colonisation des territoires palestiniens
condamnée |
Dans l'intense bataille idéologique qui se développe
pour justifier le système capitaliste, surgissent des concepts que leurs
inventeurs essayent de nous vendre comme nouveaux. C’est le cas des notions
de « partage » et de « communs ». Ces deux notions
fleurissent dans les expressions d'un large spectre politique et syndical. Elles
demandent quelques
explications. Le « partage » est devenu un des maîtres
mots de tout réformiste. Cette notion qui est présentée comme moderne est en
réalité une vieille lune de la collaboration de classe. Ce slogan, « un autre partage des
richesses » qui semble de bon sens puisqu’il est censé indiquer que l’on
prend aux riches pour donner aux pauvres, recouvre en réalité une grande
ambiguïté. Il s’agit d’un rideau de fumée pour éviter de parler de
l’essentiel : la nature du capitalisme. Rappelons que toute richesse produite provient exclusivement du travail salarié et de l'exploitation des ressources naturelles. Les
revenus provenant des richesses produites se répartissent en profits, salaires, investissements et
intérêts. La distribution détermine dans quelles proportions les richesses
produites sont réparties entre les classes sociales. Les détenteurs du capital, possèdent les moyens de
production et d’échange, les travailleurs, n’ont rien d’autre à vendre que
leur force de travail.Le rapport social entre les capitalistes et les
salariés est un rapport d’exploitation.Le capitaliste qui achète la force de
travail du salarié dispose seul de son usage avec pour objectif d’en tirer le
maximum de plus-value. Quant au salarié contraint de vendre sa force de
travail pour vivre, le travail ne lui appartient pas, ni dans son contenu ni
dans ses résultats. Dans la société capitaliste, l’ensemble des relations
économiques et en premier lieu la production des richesses est donc dominée
par les capitalistes. Augmenter la valeur créée pour accumuler du capital,
telle est la loi d’airain du capitalisme. Ce rapport social est à la base de
la lutte des classes. Or, l’accent mis sur le « partage des
richesses » évince ce rapport d’exploitation, repose sur le mythe de
l’Etat « régulateur » gestionnaire de « l’intérêt
commun », qui n’est en réalité que celui de la classe dominante. Promouvoir une répartition différente des richesses
comme solution pour changer fondamentalement de politique, revient à affirmer
que le capital est lui-même créateur
de valeur. Il y aurait en quelque sorte un gâteau composé de richesses
produites et il s’agirait de partager ce « gâteau » de façon moins
inégale. Or qui a la propriété a le pouvoir. Qui possède les moyens de
production dicte l’organisation, le contenu, les objectifs du travail, les
salaires et plus généralement les règles de l’économie et de la vie sociale. Afin d’accroître au maximum les profits, les
capitalistes réduisent autant que le leur permet le rapport de force dans le
cadre de la lutte de classes, la part du travail qu’ils rémunèrent en
intensifiant l’exploitation. L’intervention de
l’État n’est pas neutre. Sa puissance n’a jamais fait défaut à la
classe des capitalistes pour leur
permettre d’accaparer encore plus de plus-value en assujettissant
encore plus les salariés. L’État prélève le moins possible sur les profits et
sur les revenus destinés à l’accumulation du capital, il reporte l’essentiel
de l’effort sur les salariés en particulier au travers de la TVA. L’apport
des entreprises capitalistes à la fiscalité est sans rapport avec
l’importance des profits qu’elles dégagent. Les revenus personnels des
capitalistes bénéficient eux-mêmes d’une fiscalité de faveur. L’État utilise
les ressources qui proviennent pour l’essentiel du travail salarié pour
assurer le financement d’une partie de l’accumulation du capital privé. Ce
qu’il alloue au capital privé, il l’enlève aux consommations collectives qui
assurent les besoins collectifs en matière de santé, de logement, de
transport, de formation… Les richesses créées par le travail des salariés
sont accaparées par les capitalistes par l’exploitation des salariés. La part
de ces richesses qui est prélevée par l’Etat sous forme d’impôts et de
charges sociales est reversée majoritairement au capital. Pour stopper ce cycle infernal pour le peuple, pour
changer fondamentalement le cours de
la politique il faut donc s’attaquer au capitalisme lui-même. Il faut que la
Nation, sous l’autorité du pouvoir populaire, ait la maîtrise complète de sa
stratégie économique. Pour que cela
se réalise, il faut arracher aux capitalistes les richesses créées par le
travail qu’ils s’approprient, il faut prendre les moyens de production et
d’échange aux multinationales industrielles et financières, il faut que les
secteurs clés de l’économie et de la finance soient gérés et contrôlés par le
peuple. La classe des capitalistes n’est pas prête à
abandonner le pouvoir. Les grands groupes capitalistes préparent activement
l’élection Présidentielle. Leur but : s’assurer une majorité politique à
leur service comme ç’est le cas
aujourd’hui. Le changement de politique ne peut être que le
résultat des luttes clairement
anticapitalistes. Il ne peut pas y avoir d’aménagement entre les
capitalistes et les travailleurs. L’opposition est irréductible. La lutte des
classes est un fait permanent, ce qui rend indispensable l’existence et
l’action d’un parti révolutionnaire dont l’objectif est d’abolir le
capitalisme et de construire une société débarrassée de son exploitation.
C’est le but de notre Parti Révolutionnaire Communistes. Avoir le pouvoir économique et financier est la
condition indispensable pour avoir le pouvoir politique. Lire, enregistrer et/ou
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