|
Si une page
comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°486 Semaine du 12 au 18 décembre 2016 14 décembre 2016 |
||
|
Les
moyens du changement |
||
|
Lire Egalement Grèce, la réponse du peuple à Tsipras: grève
générale Et Syrie : Un tournant dans la guerre Et Le vrai bilan de la Révolution Cubaine Et Et Italie : Rejet massif de la politique Et jugement inique du Tribunal de Bobigny |
Il y a les moyens en France, pour
investir infiniment plus qu’aujourd’hui dans le développement économique,
pour créer des centaines de milliers d’emplois, pour augmenter les salaires
et les retraites, pour développer le système de santé et de Sécurité Sociale,
pour construire des milliers logements sociaux, pour
développer l’enseignement, la recherche… Il y a beaucoup d’argent Le PIB (Produit Intérieur Brut,
richesse annuelle créée par le travail des salariés, est de 2.200 milliards
d’euros. La France est la 5ème
puissance économique mondiale derrière les USA – La Chine – le Japon –
l’Allemagne. Elle est la 2ème puissance économique Européenne. Les entreprises françaises sont
rentables, très compétitives : -Dans le classement mondial des
500 multinationales les plus puissantes, on trouve 35 françaises dont TOTAL,
AXA, BNP-Paribas, Carrefour, EDF, PSA, Renault, Bouygues, Sanofi, Auchan etc. -Les profits capitalistes déjà
considérables sont en hausse : Les entreprises du CAC 40 ont dégagé à
elles seules 42,3 milliards (connus) au 1er semestre 2016 (+ 10%
sur 2015). -Les 150 PME (Petites et
Moyennes Entreprises) (de 25 salariés à 13.000) ont un chiffre d’affaires allant de 11,2 millions jusqu’à 1,9
milliard par an. Ils sont en hausse de 35% à 400% par an. -Le Budget général de la France
2016 comprend 388 milliards de recettes dont 76,5 milliards d’impôts sur le
revenu et 195,8 milliards de TVA (l’équivalent de 70% du budget sont
acquittés par les consommateurs). La France est un pays de
technologies avancées, avec des compétences considérables dans des secteurs
importants non seulement techniques, mais médicaux, dans la recherche… Pourquoi la situation du peuple
continue de se dégrader, pourquoi le chômage de masse perdure, pourquoi
l’avenir de la jeunesse est sacrifié, pourquoi 8 millions de pauvres d’un
côté et 1,8 millions de millionnaires
de l’autre en 2016 ? Parce que la France est un pays
capitaliste, les Multinationales capitalistes
dominent, dirigent l’Etat. Jean Ziegler (chargé des droits
de l’homme auprès de l’ONU) écrit dans
son livre « les chemins de l’espérance » : « En 2015,
les 500 plus puissantes sociétés transcontinentales privées, tous secteurs
confondus, contrôlaient, selon la Banque mondiale, plus de 53% du PIB, c’est
à, dire 53% de toutes les richesses – marchandises – capitaux services etc.
produites en une année sur la planète. Leur stratégie l’obéit qu’à un seul
principe : la maximalisation du profit dans le temps le plus court. Les
oligarchies détiennent un pouvoir qu’aucun empereur, aucun pape, aucun roi
n’a jamais tenu dans l’histoire des hommes ». Ils en veulent toujours plus, il
leur faut baisser les salaires,
exploiter de plus en plus, spéculer au lieu d’investir utilement pour faire
de l’argent vite, organiser la fraude fiscale ( en France elle est évaluée à
80 milliards par an). La concurrence des capitalistes
mondiaux est permanente, d’autant plus
exacerbée depuis la crise déclenchée dans le monde en 2008. L’Etat Français, est comme
ailleurs au service des intérêts des multinationales. Depuis des décennies il
détourne une partie de plus en plus importante des recettes du budget
national pour donner aux capitalistes : 275 milliards d’exonérations de
cotisations sociales, d’impôts et
taxes divers, de subventions. Le gouvernement Hollande a aggravé cette
situation avec le pacte de
responsabilité, le CICER – CIRA- François Villeroi de Galla, gouverneur de la
Banque de France, affirme : « notre dépense publique a entre 100 et
200 milliards d’euros de plus que nos voisins européens, il faut activer nos
marges d’efficacité » (journal financier « Les Echos. » Les gouvernements successifs ont
privatisé les entreprises publiques nationalisées en 1945, pour les livrer au
capitalisme. Depuis 1986 sous Mitterrand
ils ont privatisé totalement ou partiellement 60 entreprises publiques
et Valls a continué avec les aéroports, EDF et la SNCF. Pour les intérêts de
multinationales françaises, les gouvernements entraînent la France dans des
guerres impérialistes qui ravagent les peuples et les pays, comme au
Moyen-Orient, pour être maîtres du pétrole et dominer politiquement les pays
en question. Des sommes phénoménales sont englouties dans ces guerres, dans
la course aux armements : le budget annuel de la défense est de 38
milliards. 88 milliards supplémentaires sont attribués entre 2015 et
2020, pour réarmer. L’Europe capitaliste a été créée
par les Etats en 1946 pour service les intérêts des capitalistes européens.
C’est avant tout une instance de coordination des intérêts de multinationales
capitalistes européennes. Comment s’opposer à ce cycle
infernal imposé par le capitalisme ? La lutte de classe est
permanente entre le capital et les travailleurs, le peuple. L’opposition
capital travail est permanente et irréductible, il ne peut pas y avoir
d’aménagement, de partage. Le capital veut toujours aller plus, loin
dans l’exploitation, par tous les
moyens. Les travailleurs doivent lutter ensemble, collectivement, pour
stopper ses coups, pour imposer leurs revendications, des conquêtes sociales.
Lutter chaque jour, en permanence, dans
leur entreprise ou nationalement avec les autres salariés.
Exemple : En 1936 avec le Front Populaire, les grandes grèves ont
imposé les 40h. , les congés payés, la nationalisation des industries de
guerre, d’une partie de la SNCF. En 1945 la lutte pour libérer la
France créa un rapport de force qui imposa les nationalisations, la Sécurité
Sociale. A ce propos, De Gaulle dans ses mémoires écrit : « il
fallait réaliser des réformes telles qu’elles
puissent regrouper le esprits, obtenir le concours des
travailleurs…Certes les privilégiés les accueillent mélancoliquement mais tous
mesurant la force du courant s’y résignent, d’autant plus qu’ils avaient
redouté bien pire » En 1968 les grandes grèves
permirent d’obtenir l’augmentation du SMIC, des salaires, la réduction du
temps de travail dans de nombreuses branches, la reconnaissance du droit
syndical à l’entreprise. Il faut continuer les luttes
quotidiennes, elles sont indispensables. Pour changer fondamentalement de
politique, il faut aller plus loin. Pour répondre à l’exigence du
peuple qui en a assez, qui rejette la politique actuelle et ceux qui la
mènent, pour faire une véritable politique économique et sociale au service
du peuple, notre Parti Révolutionnaire Communistes affirme : il faut
arracher aux multinationales capitalistes les moyens de production et
d’échanges, leur arracher le pouvoir économique, financier, en confier la
gestion et le contrôle au peuple.
C’est la condition pour avoir le Pouvoir politique de décision. Pourquoi c’est impératif ? 3 exemples : Renault et Peugeot sont en train
de devenir les champions de la rentabilité (dixit le journal financier
« Les Echos »). Leur secret : une impitoyable chasse aux
coûts. Renault qui dégage les
meilleures marges de son histoire, après avoir fait glisser la production
vers la Roumanie, le Maroc, la Turquie prépare un nouvel accord de
« compétitivité » de 2017 à 2022 : il met en place
« l’overtisme » ou « débordement », en clair
« obliger les salariés à travailler 1 heure de plus en cas de
besoin ». Economie, 500 millions d’euros annuels. Si l’activité est en
baisse, les salariés auront des jours de congés qu’ils devront rendre à leur
patron en journées de travail. L’objectif est de s’adapter aux besoins et aux changements de cycle. C’est ce
qu’ils appellent, la flexibilité totale des salariés. PSA même traitement. Après avoir
supprimé des milliers d’emplois, 7.200
en 3 ans, il prépare un plan de réduction des coûts sur 2 sites
(Carrière sous Poissy (78) et La Garenne Colombes (92), il supprime 1400
postes sur 10.000. réduction des coûts, 300 millions annuels Air-Bus qui fait de gros profits
veut accroître la rentabilité pour satisfaire les appétits des actionnaires.
Il met en place un nouveau plan : objectif 350 millions d’euros
d’économie par an. Il supprime 1.164 emplois et met en cause la recherche et
le développement et l’innovation. Face à cette offensive du
patronat capitaliste contre les salariés, des syndicats comme la CGT, s’y
opposent, il y a des luttes. C’est nécessaire mais il en faut encore plus. Mais les capitalistes sont les
maîtres ils possèdent ces entreprises, les moyens de l’exploitation, leur
offensive est permanente Et l’Etat
leur appartient quel que soit le gouvernement. Il s’active à leur service. La lutte quotidienne est
indispensable mais pour changer vraiment toute la politique, prendre une
autre orientation, il faut aller plus loin. Il faut arracher aux
multinationales le pouvoir économique, financier, le pouvoir politique. En 2017 se tiendra l’élection
Présidentielle. Les multinationales capitalistes font tout pour que
Hollande à son tour usé après
Sarkozy, soit remplacé par un
Président entièrement à son service. Voyez le spectacle : les
« primaires » à droite et bientôt au PS, dans les médias propriété
des capitalistes, avec des « candidats » qui ont tous le même
programme. Le FN joue son rôle en se
présentant antisystème mais il est
luis aussi au service du capitalisme, il est le 3ème fer au feu du
capital. Mélenchon de son côté, soutenu
par le PCF, dans son programme « l’avenir en commun », veut une
société égalitaire dans les rapports sociaux ? », il fustige
« les préjugés de classe qui pourrissent tout ». Il crée des
illusions sur l’humanisation du capitalisme mais il ne propose rien contre le
pouvoir du capitalisme. Il ne faut pas se laisser
détourner de la réalité : rien ne peut résoudre les problèmes des
travailleurs, rien ne peut satisfaire les besoins sociaux dans les
conditions de l’exploitation
capitaliste. Détenir le pouvoir économique et
financier est la condition indispensable pour avoir le pouvoir politique. C’est la seule alternative
efficace aujourd’hui, celle que seul notre
Parti Révolutionnaire Communistes propose au peuple.
Pour y parvenir, il faut lutter tous ensemble unis, contre le capitalisme et
ceux qui le soutiennent. Notre candidat à l’élection
Présidentielle Antonio SANCHEZ, nos candidats aux élections législatives
seront les promoteurs de cette alternative. Lire, enregistrer et/ou
imprimer cet article au format PDF Envoyer
cet article à un(e) ami (e) http://www.sitecommunistes.org |
Lire Egalement Bureau National du 07
décembre 2016 - rapport Et Comité National du 19
novembre 2016 - rapport Et Comité National du 19
novembre 2016 - discussion Et Et Rapport au Bureau National
du 26 Octobre 2016 |
|
Chine : Le développement capitaliste de la Chine Crise du lait, de l’élevage, des céréales, du
maraîchage... La stratégie capitaliste d'Airbus : 1000 milliards de
commandes = 1164 suppressions d'emplois Le spectacle des « primaires » Communiqué du Parti Révolutionnaire COMMUNISTES de Loire
Atlantique |
||