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COMMUNISTES |
N°420 Semaine du 07 au 13 septembre
2015
05 septembre
2015
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Nouveau
développement de la crise du capitalisme mondial |
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Les bourses
chinoises sont, depuis le début de l'été, au centre de soubresauts de la
finance mondiale. En premier lieu, ce
constat valide le fait que la Chine est désormais une puissance économique
majeure. Son poids économique, ses capacités financières, sa place dans les
échanges internationaux et sa puissance militaire pèsent lourdement et en
font un acteur majeur des rapports
internationaux. C'est aussi parce que la Chine a choisi un développement
capitaliste s'intégrant dans le système impérialiste que lorsque elle éternue
le monde s'enrhume. Ces nouvelles sur la Chine,
font l'objet d'un débat serré dans la presse économique et politique sur la
nature des processus en cours. Est-ce un phénomène purement financier, celui
d'une bulle spéculative qui éclaterait et purgerait le système d'un trop plein
de liquidités ou s'agit-il d'un phénomène plus profond en rapport avec le
développement même de la crise du capitalisme mondial ? Bien entendu,
ceux qui depuis des mois nous répètent que la crise est surmonté et que la
croissance est de retour sont-ils douchés par ces mouvements boursiers et
tentent de les attribuer à des fluctuations des marchés des capitaux sans
tenir compte de la réalité de l'économie mondiale. Ce n'est pas l'avis de
commentateurs plus avisés qui voient dans cette crise des facteurs plus
fondamentaux. Qui pourrait croire en effet que la première puissance économique,
profondément intégrée a celle du Monde, ne soit pas touchée par la crise de suraccumulation
du capital qui est à l'origine de la crise globale du capitalisme ? Dans
ces conditions, le ralentissement de son économie, les goulots
d'étranglements liés à un système social encore faible pèsent-ils énormément
sur les échanges et la production mondiale. Ce ralentissement global est
constaté par le FMI qui note l'influence qu'il a sur les prix des matières
premières en particulier dans le domaine énergétique. Mais le ralentissement ne
s'observe pas qu'en Chine, les pays émergents en particulier le Brésil, le
Russie et d'autres censés tirer l'économie mondiale, sont-ils rentrés dans une
période de récession. Les pays européens les plus puissants, comme les USA et
le Canada, rentré lui aussi en récession, peinent à retrouver une croissance
dynamique. Si les pays émergents et tout particulièrement la Chine avaient
dopé l'économie mondiale pendant des années, la situation nouvelle crée un
choc pour l'économie mondiale et le journal « Les Echos »
d'ajouter : « Si les investisseurs frissonnent, c'est
qu'ils ne voient pas bien qui peut sérieusement et durablement prendre le
relais ». Autant dire que la crise
mondiale du capitalisme est en train de prendre une dimension nouvelle qu'il
convient d'analyser et d'en mesurer les conséquences. La première, c'est
évidemment l'accroissement des contradictions au sein du système impérialiste
et les tentatives de les régler par la force, c'est à dire par la guerre.
L'autre c'est que plus que jamais le capitalisme a un besoin impérieux de
s'attaquer au prix de la force de travail en liquidant partout dans le Monde
les acquis des luttes ouvrières. Les luttes économiques et pour
la paix, les luttes pour abattre le capitalisme et construire une société
socialiste sont donc plus que jamais le pivot de toute action révolutionnaire
visant à mette un terme au système d'exploitation capitaliste. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au
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