|
COMMUNISTES |
N°420 Semaine du 07 au 13 septembre
2015
05 septembre
2015
|
Rentrée des classes : l'école publique dans les serres du Capital |
|||
|
Lire également Nouveau développement de la
crise du capitalisme mondial Et Nièvre : La parade pour garder le service
postal : faire payer les usagers ! Et Elections régionales et
recomposition politique Et Alstom : les prédateurs
sont à l’œuvre, il faut les empêcher Et La crise des réfugiés :
le résultat d’un système criminel |
Le 1er
septembre, jour de rentrée des élèves, F. Hollande est venu au secours de sa
ministre de l'Éducation, en difficulté sur deux terrains : celui des
emplois effectivement créés (bien loin des 60 000 postes promis) et celui des
très contestées «réformes » sur les rythmes scolaires et sur le collège. Derrière les discours creux évoquant
« l'école, patrimoine de la Nation », sur l'air de « Tout
va bien, Madame la Marquise », nous savons que Hollande et consorts
ont en tête les injonctions des monopoles à l'échelle européenne (notamment
depuis la « stratégie de Lisbonne » de 2000) : produire de
« l'employabilité » et de la compétitivité à moindre coût et
assurer à travers les contenus enseignés la pérennité du système
d'exploitation capitaliste. De ce point de vue, les conditions de cette
rentrée, à nouveau dégradées du primaire au lycée, révèlent que l'école
publique française est, comme l'ensemble de la société, touchée par une crise
structurelle: la crise de recrutement (près d'un poste sur quatre n'a pas été
pourvu, dans le Second degré, à l'issue des concours de recrutement). Les
conditions de travail des enseignants ne cessent de se dégrader.
Hollande Président socialiste
« demande au Ministre des Finances de prolonger le travail sur
l’attractivité du métier d’enseignant » (sic !). La hausse démographique ( + 49 000 élèves cette
année dans les 1er et Second degrés), les départs massifs à la
retraite d'ici 2020, la nécessité de rétablir une formation sérieuse pour les
enseignants, le nombre de jeunes sortant sans qualification (un jeune sur
cinq environ), sont autant de raisons objectives de créer des postes par dizaines
de milliers. Mais le régime capitaliste étant ce qu'il est, ce
nombre ne doit en aucun cas peser sur le niveau de ses profits ! D'où l'insuffisance criante des moyens donnés à
l'école publique, aggravant les conditions d'étude (le nombre d'élèves par
classe augmente encore, passant largement au-dessus de la moyenne de l'OCDE),
les inégalités entre élèves selon leur milieu social, les conditions de
travail et le manque de formation des enseignants. D'où le refus d'augmenter les salaires des
professeurs, gelés depuis 2010 (perte de 20 % de pouvoir d'achat en 15
ans, salaires parmi les plus faibles d'Europe), et de diminuer leur temps de
travail (plus de 40 heures par semaine en moyenne, selon les chiffres du
Ministère). D'où, aussi, le recours à des contre-réformes
(rythmes scolaires et « réforme du collège ») qui réduisent le
temps scolaire (au profit du « péri-scolaire ») et appauvrissent
les contenus, font exploser le cadre national sous couvert d'autonomie des
établissements mis en concurrence, qui imposent une gestion locale de la
pénurie et dessinent les contours d'un système éducatif à
l'anglo-saxonne : le privé et son offre de formation diversifiée pour
les riches, le public et son socle commun minimaliste pour les pauvres. Ces
pseudo réformes, menées avec précipitation, autoritarisme et incompétence,
ont suscité de fortes mobilisations, chez les travailleurs des écoles et
collèges mais cantonnées par les directions syndicales à des journées
d'action, ces luttes n'ont pas réussi à converger vers un mouvement d'ampleur
national. Une nouvelle grève contre la « réforme du collège » est
prévue pour le 17 septembre. Notre Parti exprime son soutien aux luttes des
travailleurs et travailleuses de l’Éducation nationale pour la défense de leur service public. Il dénonce les conséquences désastreuses pour
l’éducation nationale des projets que
le gouvernement socialiste met en place pour encore plus loin : avec la
création des 13 grandes régions qui auront les pleins pouvoirs de décision
sur l’enseignement et la formation il donne au capital européen le moyen
d’accélérer la réalisation de son objectif : avoir une main d’œuvre sur
mesure, des générations formées pour répondre aux exigences du système
capitaliste. L'avenir de l’École publique dépend étroitement du
système politique qui la contrôle: sous le capitalisme, son asphyxie et sa
privatisation progressive se poursuivront, accentuant les inégalités et les
injustices subies par les jeunes des milieux populaires ; sous le
socialisme, où la propriété des grands moyens de production et d’échange sera
reprise aux grandes sociétés capitalistes, où la société sera libérée du joug de l'exploitation, l'École
sera une priorité réelle, car exclusivement tourne vers les besoins de la
jeunesse, du peuple et du pays. Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au
format PDF Envoyer cet article à un(e) ami (e) |
Lire également RAPPORT au Bureau National du 26 août 2015 Et Et Et Samedi 20
juin s’est tenu à Paris le Congrès d’unification
COMMUNISTES - URCF |
|
|
La situation politique
à 100 jours des régionales |
|
L’objectif des
élections régionales du 6 décembre |
|
l