frcaendeitptrues
Gantry 5

 

France.
Luttes. Renault Choisy (Val de Marne) Après une première journée de grève le 2.06 à l’appel de l’intersyndicale, appel à la grève reconductible à compter du 29.06 pour s’opposer à la fermeture du site.
Santé. 30.06. Très forte mobilisation des personnels
L’annonce par le ministre O.Véran d’une augmentation de 300 millions pour les médecins hospitaliers fait figure d’une véritable provocation. Elle se traduirait par une augmentation individuelle de 600 ou 900 euros par mois, loin de rivaliser avec les salaires des hôpitaux privés ce qui ne pourrait qu’accentuer les départs du public vers le privé. Rien n’est dit non plus sur les médecins étrangers qui sont indispensables au fonctionnement de l’hôpital. Devant le refus des organisations syndicales des propositions gouvernementales la conclusion du Ségur sont repoussées au prétexte de la démission du gouvernement. Pour laisser le temps à de nouvelles manœuvres ?
Au travers de la revendication d’augmentation générale des salaires de 300 euros par mois, c’est toute la politique salariale en œuvre dans le public comme le privé depuis des années qui est mise en cause. Elle qui peut faire tache d’huile si elle se termine par un succès. Une question qui concerne tous les salariés.
Outre- mer. La pandémie fait des ravages en Guyane en raison de la pauvreté et de la faiblesse encore plus criante du système hospitalier. Les syndicats des personnels de santé da la Guyane, de la Martinique, de la Réunion, de San Marin viennent d’adresser une lettre au gouvernement pour demander l’ouverture de négociations sur les questions générales du secteur et particulières en ce qui concerne ces territoires.
Guadeloupe. Une grève de 48 h a eu lieu dans le secteur de l’énergie (EDF et privé) les 23 et 24.06.
Presse. Paris-Turf vient d’être repris par le groupe de presse NJJ Presse appartenant à X. Niel (Free) à la barre du tribunal de commerce de Bobigny. Le personnel est en grève depuis une semaine et entend la poursuivre contre le projet de reprendre 151 salariés sur le 250 que compte le journal.
Prestalis Coopérative de distribution de la presse quotidienne et des magazines en cessation de paiement est reprise par un groupe de journaux et de magazines sous le nom de France messageries et qui conserve personnel et installations dans la région parisienne. Ce qui pas le cas à Marseille et à Lyon ou la grève se poursuit contre la suppression de 512 emplois faute de solution industrielle.
Nokia. Environ 500 salariés se sont rassemblé le 30.06 devant le siège à Nozai (Essonne) à l’appel des syndicats pour protester contre les suppressions d’emplois annoncées. Une manifestation nationale est prévue pour le 8.07.
Répression. La presse fait état de la découverte d’un nouveau fichier dans un centre bus. Il s’agit du quatrième cas à la RATP. Il ne peut s’agir d’actes isolés pris par les directions locales mais bien d’une pratique décidée au plus haut niveau de flicage du personnel et des syndicalistes. Des méthodes d’un autre âge qui perdurent.
Var Manifestation devant le siège du peloton CRS autoroutier pour protester contre la convocation du secrétaire de l’UD à la suite du blocage de l’autoroute pendant une manifestation contre la réforme des retraites et d’un dépôt de plainte de Vinci.
Enedis Pays de Loire. Appel CGT à une heure de grève en soutien de trois salariés qui passent en conseil de discipline pour avoir soutenu pendant leurs heures de travail les salariés de Super U qui manifestaient.
Fessenheim. Voir article dans l’hebdo. Au côté des conséquences économiques, écologiques entrainées par la fermeture de la centrale, les conséquences sociales sont nombreuses. En premier pour le personnel employé sur le site. Si celui d’EDF (700 personnes) est plus ou moins assuré, celui des sous-traitants et personnel de service (environ 1300) qui devaient bénéficier d’une reconversion est plus qu’incertain. Aucune des promesses d’activités nouvelles qui devaient être implantées à proximité de la centrale n’est tenue. Pas plus que celles faites aux collectivités locales pour compenser le manque à gagner pour elles du fait de la fermeture.
Enfin la fermeture va coûter cher à l’Etat. La centrale était prévue pour fonctionner jusqu’en 2041. Sa fermeture va entrainer un manque à gagner pour EDF qui sera compensé à hauteur de 400 millions minimum plus des versements supplémentaires si nécessaire.
Un beau succès pour tous les ennemis du nucléaire civil.
Airbus. Air France. Les deux ont largement bénéficié des aides des Etats. 10 ,4 Mds pour Air France entre la France et la Hollande (pour KLM), de continuer à en bénéficier comme Airbus avec le nouveau dispositif de chômage partiel prolongé de deux ans pour tailler dans les effectifs. 5000 pour Airbus en France (15.000 dans le monde), 7585 chez Air France. Dans les deux cas les raisons avancées sont identiques. Ce sont les conséquences de la pandémie. La réalité est qu’il s’agit d’une réorganisation pour toujours plus de profits. Ainsi Air France qui supprime 40% du réseau intérieur en avait le projet depuis longtemps. De même Airbus qui a annoncé la fin prématurée de L’A 380 n’a rien à voir avec le virus. Si les directions et le gouvernement annoncent que ces suppressions se feront sans « licenciements secs » la perte du savoir- faire, la non- embauche de jeunes, la suppression d’emplois chez les sous-traitants et les services qui pourrait se monter à 90.000 pour l’ensemble de ceux-ci vont avoir des conséquences qui vont bien au- delà des seules annonces des deux entreprises.
La CFDT fidèle au rôle qu’elle s’est donné propose une conférence sociale territoriale en Midi-Pyrénées pour la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ». Ce qui n’empêchera rien.
FO comme IG Métal font des licenciements « secs » la « ligne rouge » à ne pas franchir. Ce qui signifie que pour les autres formes de suppressions d’emplois, ils ne trouvent rien à redire.
La CGT a organisé une première manifestation à Toulouse le 2.07 et prépare à l’appel de la fédération des Métaux une journée nationale le 9.07. Chez les sous-traitants la lutte s’organise contre la politique systématique du patronat de baisse des salaires sous diverses formes.
Au début de 2020 Airbus a annoncé 2265 suppressions d’emplois dans sa branche Défense & Espace, qui viennent en plus de celles annoncées aujourd’hui. De même en Allemagne 900 emplois devaient être supprimés dans sa filiale Premium Aerotch.
Saur (distribution et gestion de l’eau) Réorganise son activité qu’elle veut plus tourner vers l’international. Avec un plan d’économie de 11 millions en France en 2019 et qui devrait être multiplié par trois en 2020. « Sans plan social », déclare-telle, difficile à croire.
Vente d’armes. Thales va vendre pour 609 millions d’euros de munitions diverses à l’Australie. La France fourni déjà blindés, équipements pour la marine, sonars pour sous-marins et bientôt des sous-marins qui seront fabriqués sur place.
Macron. Dans une interview à certains quotidiens régionaux Macron confirme deux choses. La « réforme des retraites » sera poursuivie et le temps de travail doit être rallongé sans en préciser sous quelle forme. Celle de l’augmentation de la durée de cotisations semble avoir sa préférence.
Monde.
Allemagne. Grève chez Amazone le 29.06 pour de meilleures conditions de travail.
Le changement d’attitude de l’Allemagne vis-à-vis de la mutualisation des 500Mds d’emprunts européens continu à susciter bien des commentaires. Une victoire de la France et de Macron qui relance la solidarité européenne proclament tous les partisans de l’Europe du capital. En effet l’Allemagne qui, lors de la crise de 2008, était à la pointe de la politique d’austérité, les Grecs en ont été les plus grandes victimes, a modifié sa position avec les conséquences économiques du coronavirus. Il ne s’agit pas pour le capitalisme allemand des intérêts des peuples mais de tenir compte des modifications qui sont intervenues depuis 2008 dans le rapport des forces internationales. La Chine a continué à se développer, les USA à agiter la menace de droits de douane sur l’automobile, la concurrence internationale a grandi. L’Allemagne qui a basé sa politique économique sur l’exportation doit se trouver de nouveaux débouchés. En premier en Europe. Encore faut-il pour cela que les pays européens aient les moyens financiers d’acheter les produits allemands. D’où la nécessité de l’emprunt et de sa mutualisation pour en assurer le remboursement. Avec l’Allemagne qui prend la tête de la présidence européenne au 1er juillet les intérêts du capitalisme allemand seront bien défendus.
Chine-Hong Kong. Le récent vote de l’Assemblée Populaire de Chine de la loi dite de « sécurité nationale » soulève en Occident et aux USA une vague de protestations verbales au nom des « valeurs » de ces pays, qui ont été moins regardant lorsque leurs capitalismes se sont massivement implantés en Chine ou ce même pouvoir autoritaire leur offrait l’exploitation sans limite d’une main d’œuvre bon marché sans avoir la possibilité de se syndiquer, ce qui constitue une source de profits élevés. Il s’agit de bien d’autres choses et avant tout de la compétition entre la Chine et les autres puissances capitalistes où tous les coups sont permis pour affaiblir l’autre. Un certain S. Veg, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales, écrit dans les « Echos » (2.07) après avoir versé quelques larmes de rigueur en pareilles circonstances Il est vrai qu’un régime juridique répressif n’empêche pas toujours de faire des affaires. Ce qui est l’essentiel.

Imprimer ce résumé 

 

France.
Luttes. Succès. Neuhauser (alimentation) Après 10 jours de grève sur les sites de Reims et en Moselle, l’entrée dans la lutte de celui de Maubeuge et les annonces de grève sur les autres sites en France, la direction lâche la prime demandée de covid (pas de précision sur son montant) et une prime de production de 209 euros par mois.
Bombardier. (Métallurgie, Crespin, Nord). La direction voulait imposer une semaine de congé en juin avec des avantages financiers. Refus des syndicats CGT, Sud, CFDT pour qui la prise de congés est d’abord l’affaire des salariés. La direction a abandonné sa proposition.
Luxfer. (Métallurgie, Gerzat, Puys de Dôme) Cette dans cette entreprise (la seule en France) qui fabriquait des bouteilles médicales d’oxygène a été reprise et fermée en 2019 par un anglais qui voyait en elle un concurrent. Depuis de multiples actions pour sa réouverture ont eu lieu. Une nouvelle est annoncée pour le 25.06.
Enseignement-Recherche. Nouvelle action le 25.06 contre la loi de programmation qui livre la recherche encore davantage au privé. Consulté sur le projet, le Conseil économique et social l’a rejeté. Pour aller plus loin dans l’information sur cette importante question qui conditionne l’avenir de la recherche avec toutes ses conséquences économiques et sociales. Voir l’article dans l’hebdo et l’étude faite par notre cellule Enseignement-Recherche disponible sur notre site.
BFMTV. (Groupe Altice, X. Niel, propriétaire de SFR, actionnaire du « Monde » et d’autres organes de presse). Grève du 25.06 au 30 devant l’annonce de la direction de 1600 suppressions d’emplois. Une première chez BFM.
Dans le même temps X. Niel et son allié M. Pigasse s’offrent pour 100 millions Lagardère Studio qui regroupe une trentaine de société de production TV.
Ségur de la santé. Après avoir longuement tergiversé le pouvoir annonce les sommes qu’il entend mettre en œuvre pour répondre aux revendications des personnels de santé. 6 Mds pour l’hôpital public et privé et les Ehpad. On est loin du compte pour couvrir les besoins en salaires, emplois, installations médicales. Les premières réactions syndicales-à l’exception de l’inévitable L. Berger- vont dans le sens du rejet. Une nouvelle action des personnels est prévue pour le 30.06. Quant aux représentants des médecins hospitaliers ils ont quitté le Ségur.
Le pouvoir n’a en rien abandonné sa volonté de destruction de l’hôpital public. Chacun se souvient du limogeage du responsable de l’ARS de la région Grand Est qui avait déclaré en pleine pandémie que le plan hôpital était suspendu et non annulé. En marge de la journée du 16.06 une délégation de cette région a été reçue par la nouvelle responsable de l’ARS qui confirme le plan de 1000 suppressions de poste d’ici à 2033 à l’hôpital de Nancy et que le plan hôpital est suspendu et non annulé.
La lutte des personnels et de l’ensemble de la population s’impose.
La Halle. (Habillement) Grève le samedi 27.06 contre les suppressions d’emplois.
Aéronautique du Sud -Ouest. Appel de la CGT à une journée d’action le 9.07 face à la multiplication des menaces de suppressions d’emplois, à la volonté patronale de jouer à plein des « accords de performance collective » et autres moyens à leur disposition pour la baisse des salaires.
Centre médical chirurgical obstétrique. (Santé, Nord). En grève depuis 10jours pour une augmentation des salaires bloqués depuis 10 ans.
Piscines de Lyon. Préavis de grève CGT du 1er au 31.07 pour le respect des mesures de protections face à la pandémie.
HP hygiène (Deveziaux, Ardèche) Fabricant de gel et autres produits hydro alcooliques, le patron avait promis une prime de 2000 euros au plus fort de la production. Il revient sur cet engagement et ne propose plus que 1000 euros. Le personnel est en grève tandis que les 280 intérimaires embauchés pour faire face à l’afflux de commandes sont licenciés.
Bus de la région de Lorient. Appel CGT à la grève du 26.06 au 27.09 pour des revendications locales.
Cette liste d’actions diverses dans de multiples secteurs est en dessous de la réalité des luttes dans le pays. Pour importantes qu’elles soient il manque la coordination des luttes pour aboutir à faire reculer le pouvoir sur ses objectifs qui n’ont pas changé : mettre la société tout entière au service du capital.
Suppressions d’emplois. Schréder (éclairage extérieur, groupe belge, St. Florent sur Cher, Cher) supprime 110 emplois et délocalise sa production en Espagne.
Nokia. Après avoir supprimé 1210 postes entre 2016 et 2019 il annonce la suppression de 1223 nouveaux postes en particulier dans la R&D alors que ses concurrents Huawei et Ericsson (Suède) font le forcing pour gagner un maximum de marchés dans la 5G. L’un et l’autre annoncent des implantations d’usines en France et la création au total de 800 emplois. Cette décision du groupe finlandais s’inscrit dans sa décision d’un plan d’économie décidé en 2018 et qui n’a donc rien à voir avec une conséquence du covid. Comme à son habitude le pouvoir agite son sabre de bois et invite la multinationale à réduire le nombre de suppressions d’emplois.
Oxfam. (ONG d’origine anglaise, sa filiale française est dirigée par C. Duflot) Supprime 1500 emplois (1/3 des effectifs) et 700 sur 3600 sous-traitants. Pour les remplacer elle compte sur le volontariat. Oxfam dénonce les excès du capitalisme et prône le partage des richesses. Elle est signataire avec la CGT et d’autres d’une pétition censée proposer des solutions pour le « jour d’après ». Avec 42% de son budget provenant des gouvernements elle n’est pas une menace pour le capitalisme.
Sanofi. Annonce la mise en place pratique du plan d’économie de 2Mds annoncé en décembre. Il se traduit par 1700 suppressions dans le monde, de 1000 en France. Sanofi ne recherche que la mise au point et la fabrication de médicaments qui rapporte gros. Il vient de décider d’arrêter la recherche pour de nouveaux médicaments concernant le diabète et le cardiovasculaire.
Ses résultats sont excellents : CA au 1er trimestre 9,9 Mds (+4,69%). La distribution du dividende pour 2020 devrait avoisiner les 4 Mds.
Un nouveau suicide sur le lieu de travail vient d’avoir lieu dans la région parisienne. C’est le troisième depuis l’automne 2019. Le CSE s’est saisi de ces suicides et un cabinet de sécurité au travail a conclu que ceux-ci étaient le résultat d’un « management » brutal vis-à-vis des salariés.
Réunion à l’Elysée. Les « partenaires sociaux » se sont retrouvés avec Macron le 24.06. Celui-ci a confirmé que le chômage partiel serait poursuivi jusqu’en 2022 et que cette aide de l’Etat n’empêchera pas les licenciements que les « entreprises » jugeront nécessaires. A la grande satisfaction du Medef. L’envoi de lettres entre le pouvoir (où les institutions) et les « partenaires » semble devenir une nouvelle forme de dialogue. Huit organisations syndicales et patronales ont adressé une lettre à Macron pour lui faire part de leur intention de contribuer à une sortie de crise efficace et juste. Il semble que la CGT ne soit pas signataire.
La discussion du nouveau budget rectificatif- la troisième- s’est ouverte à l’Assemblée Nationale. Les députés EM ont rajouté de nouveaux cadeaux au patronat en plus de ceux prévus par le pouvoir.

Monde.
Tunisie. Le président tunisien vient de se rendre à Paris pour parler avec Macron d’économie et de coopération. La Tunisie occupe une place relativement importante dans l’industrie pharmaceutique et espère l’augmenter après la pandémie. Pour le reste, le pays connait une situation catastrophique doublée par une menace sur sa frontière avec la Lybie. Le chômage explose avec environ 960.000 chômeurs soit 18,8% de la population. Des manifestations viennent d’avoir lieu dans le sud pour l’emploi et l’application d’un plan d’embauches datant de 2017. Le pouvoir a répondu par la répression comme d’habitude.
Chine. Elle vient de terminer la mise en orbite du dernier satellite de son système de navigation Beidou qui vient concurrencer le GPS (USA) du Galiélo européen et de Glosnass (Russie). Avec cette mise en place la Chine acquiert son indépendance dans ce domaine vis-à-vis des USA, renforce sa puissance militaire, mais couvre aussi une dizaine de pays du sud-est asiatique qui ont donné leurs accords pour son utilisation.
Automobile L’ACEA (association des constructeurs européens d’automobiles) prévoit une chute de 25% du marché automobile européen en 2020 ce qui permet de justifier les dizaines de milliers de licenciements annoncés. La réalité est toute autre. La baisse des ventes a débuté dès 2019 et surtout les constructeurs profitent de cette baisse pour restructurer leurs outils de production en vue de l’arrivée massive sur le marché de la voiture électrique qui demande pour sa fabrication 1/3 de main-d’œuvre en moins qu’une voiture thermique. L’allemand BMW et ses 6000 suppressions d’emplois annoncées en est parfait exemple.
Allemagne. Chacun se souvient du scandale dit du « dieselgate » ou Volkswagen avait manipulé ses logiciels pour obtenir une baisse de ses émissions de CO2 de ses voitures. Un autre scandale vient d’éclater, financier cette fois. Il s’agit de Wirecard dont l’activité est celle d’un intermédiaire dans une transaction financière entre un commerçant et son client. Il s’agit d’un détournement de 1,9 Md qui a disparu des comptes. Il existe pourtant des organismes officiels pour surveiller ce genre d’activité. Le président de cet organisme a reconnu qu’il s’agissait d’un désastre complet. Plusieurs entreprises françaises (Air France, Leroy Merlin, le crédit Agricole, Orange Bank) étaient en relation avec Wirecart. Jusqu’à présent elles n’ont pas voulu s’expliquer sur les conséquences pour elles de ce scandale.
UE-USA. C’est le 26 juillet dernier délai que les USA décideront s’ils augmentent les droits de douane sur 3,1 Mds de $ d’importations, à la suite d’une décision de l’OMC jugeant non conforme les aides des Etats à Airbus. Une première série de mesures avaient été décidée par les USA en 2019. Les premières indications données iraient dans le sens de plus de droits de douane.

Imprimer ce résumé

 

 

France

Luttes. Enseignants chercheurs. Manifestation le 13.06 à la Sorbonne de plusieurs centaines d’entre eux. Ils refusent la loi sur la recherche qui doit être votée prochainement et qui la livre au privé.
Personnels de santé. Voir article dans l’hebdo. A noter, sans surprise l’absence dans l’action de la CFDT. L’appel à la poursuite de l’action est plus que justifié au vu de la manière dont le pouvoir agit avec la prime de 1500 euros annoncée à grand renfort de propos élogieux sur le dévouement des personnels de santé.
L’ordonnance pour le versement de la prime de 1500 euros vient de paraitre plus de deux mois après son annonce. Les conditions restrictives mises pour son obtention font que peu de personnel la touchera dans son intégralité. Une raison supplémentaire pour maintenir un haut niveau de lutte.
Neuhauser. (Reims et Moselle, alimentation) Sur ces deux sites, grève à compter du 13.06 pour les salaires et une prime pour avoir travaillé pendant le confinement.
Spectacle. A l’appel du syndicat CGT manifestations à Paris, Lille, Lille, Lyon pour une meilleure indemnisation des jours perdus en raison de la pandémie.
Renault Lardy. Débrayage le11.06 contre le plan de la direction de supprimer 4600 emplois en France.
Poste. (Corrèze) Préavis CGT pour une grève reconductible tous les samedis jusqu’au 30 septembre. Cette action a pour but de protester contre la distribution du courrier 3 samedis sur 4 ce qui porte atteinte au service, à 140 h de travail par mois (pas de précision sur les conséquences sur les salaires), suppression de RTT.
Dockers Ceux du Havre sont appelés à 24h de grève le 19.06 à la suite de l’assassinat de l’un d’entre eux dans une affaire de droit commun. Appel étendu à l’ensemble des ports par la fédération.
Coved (transport, Calvados) Appel à la grève le 19.06 à la suite du suicide d’un salarié victime de ce qui relève d’un licenciement abusif et pour l’amélioration des conditions de travail.
Succès. En Guadeloupe, l’administration et le patronat se croient toujours au temps de la colonisation. La répression est une de leurs armes favorites. Mal leur en a pris. La justice relaxe un syndicaliste du CHU accusé par sa direction de menace de mort. La Cour d’appel fait de même pour un syndicaliste des travailleurs de la banane.
Retraite. Le Conseil d’orientation des retraites fait le point sur le déficit du système de retraite pour 2020. Il se monterait à 30Mds. Les causes en sont un effondrement des cotisations de 8,5% (9,7 pour le privé comme pour les indépendants). A cela s’ajoutent les exonérations de toutes sortes décidées par le pouvoir au nom du maintien de l’activité économique et non compensées par l’Etat.
C’est l’ensemble des caisses de Sécurité Sociale qui est en déficit pour les mêmes causes. 30 Mds pour l’assurance maladie, accidents du travail 700 millions, famille entre 1 et 1,5 Mds
SNCF. Elle aussi prévoit un déficit entre 4,5 et 5 Mds. L’Etat-seul actionnaire- si généreux envers le privé n’a rien versé, ni apporté sa garantie au 1,2 Md que la SNCF a emprunté sur les marchés. Les crédits de rénovations annoncés sur les « petites » lignes vont être diminués ou reportés.
Air France. Le plan de suppressions d’emplois se précise avec 8000 et 10000 emplois, qui toucheront l’ensemble du personnel. La direction annonce une réorganisation entre ses différentes compagnies : Air France, HOP, Transavia. Suppressions des petites lignes et des escales et de ses personnels, du personnel au sol. Comme à son habitude B. Lemaire annonce qu’il sera très attentif sur la nature des suppressions d’emplois, mais qu’il ne s’y oppose pas.
Peugeot. A la suite des protestations multiples à l’annonce de l’emploi de travailleurs polonais la direction manœuvre en recul. Ce ne sont plus 531 salariés polonais qui seront présents sur les chaines mais seulement 124. Peugeot a de la suite dans sa volonté d’imposer à ses salariés la flexibilité à l’échelle européenne.
Presse. « Paris Normandie » est repris par le groupe de presse Rossel déjà propriétaire de journaux en Belgique, de la « Voix du Nord » et d’autres journaux régionaux dans le Nord et l’est de la France, de deux radios et deux chaines de TV. Cette reprise s’accompagne de 60 suppressions d’emplois sur 240. Elle a été accueillie avec satisfaction par les intéressés. Bizarre !
« Le Parisien » (groupe « les Echos ») étudie un plan d’économie. Il serait question de faire disparaitre les neuf éditions départementales pour les remplacer par une édition régionale avec comme conséquence des réductions d’emplois.
NexRadioTV (filiale multimédias d’Altice). Annonce la suppression de 380 postes en CDI et 200 de pigistes sur 1600 salariés. Les syndicats dénoncent cette décision sans aucune justification économique, le groupe a augmenté son CA depuis le début de l’année.
L’Equipe. Les personnels ont refusé les propositions de la direction qui voulait une baisse des salaires et l’abandon de jours de congés.
Renault. Vient de donner de premières indications sur son plan de réduction de 4600 emplois sur trois ans. Ce sont les usines qui fourniront le plus gros des départs : 2100, l’ingénierie 1500, 1000 dans les fonctions « supports ». Il n’y aura aucune souffrance sociale déclare avec cynisme le PDG en présentant ce plan. D’autant que l’on peut douter de la réalité de ces déclarations en particulier pour le site de Flin ou il restera 1600 salariés pour plus de 20.000 salariés dans le passé et une production supérieure à 1000 voitures/ jour.
Concernant la Fonderie de Bretagne des discussions s’ouvrent entre la direction, les syndicats, les collectivités locales qui ont versé 8 millions de subvention à la fonderie pour aider à sa remise en état après un incendie. La CGT propose de rester dans le groupe Renault et d’utiliser à plein les capacités de production en créant de nouvelles activités.
Renault Trucks (camions, filiale de Volvo) annonce de son côté la suppression de 463 emplois en France.
TUI (tourisme, filiale du groupe allemand du même nom) supprime 538 emplois sur 904.
Sanofi. Pour redorer le blason écorné par ses déclarations sur la fourniture prioritaire aux USA, Macron a visité un site de production. Il en a profité pour poursuivre ses déclarations sur « l’indépendance sanitaire » et annoncé 200 millions de subvention à Sanofi pour la recherche d’un vaccin anti-corona. Pour mémoire Sanofi a supprimé des milliers d’emplois en France. Sur ses principaux centres de recherche et de fabrication quatre sont situés à l’étranger un seul en France.
La Chapelle Darblay. (Papeterie, Seine Maritime). Un curieux marchandage est intervenu entre la CGT et la direction finlandaise du groupe. La CGT accepte le licenciement des 230 salariés en échange de l’engagement du groupe de ne pas démanteler l’installation industrielle d’ici juin 2021. La CGT justifie sa position en affirmant vouloir donner du temps à la recherche d’un repreneur.

Monde.

Liban. Les manifestations contre la politique du gouvernement se poursuivent au moment où la valeur de la monnaie libanaise s’effondre vis-à-vis du dollar et où l’inflation atteint des sommets, plongeant de plus en plus de Libanais dans la misère et la faim. Le gouvernement qui n’entend pas modifier sa politique financière envoie l’armée contre les manifestants.
UE. Il en était question depuis longtemps, c’est fait. L’UE vient de débloquer 500 millions pour 2019 et 2020 pour des fabrications d’armes en Europe et achetées par les Etats européens. Le budget sur la période 2012-2027 devrait se monter à 9 Mds. La ministre de la défense française, F. Parly a félicité le commissaire européen T. Breton pour la réussite de cette décision.
Les ministres des armées ont tenu une réunion le 16.06. Ils ont convenu de reprendre la coopération européenne pour la formation de l’armée malienne de plus en plus critiquée pour ses exactions vis-à-vis des populations locales. Ils ont aussi affirmé leur volonté d’une « autonomie stratégique » en matière de sécurité et de défense. Affirmation qui se heurte à la poursuite de l’appartenance à l’OTAN et à la tutelle des USA sur l’organisation. En fait c’est la production de plus d’armements et leurs achats par les pays européens à la place des fournitures US qui est au centre des préoccupations et des profits qui en découlent pour les fabricants d’armes.
D’autre part Bruxelles annonce sa volonté de sévir contre les groupes étrangers qui sont subventionnés par leurs Etats. Une annonce qualifiée de pistolet à eau par un expert du cabinet Gide.
La répartition des sommes du plan de relance européen – 310 Mds sur les 650 au total- va s’avérer plus que compliquée, chaque Etat membre proposant un mode de calcul le plus favorable à ses intérêts. Plusieurs Etats font toujours des réserves sur la mutualisation des remboursements. Une réunion des chefs d’Etats et de gouvernements doit e tenir en juillet pour conclure.
Chine. Au travers des déclarations officielles il est difficile de se faire une idée de l’ampleur du chômage. 2,2 millions de salariés sont indemnisés par l’assurance chômage, le même chiffre qu’avant la pandémie. Rien n’est dit sur la situation des 300 millions de précaires qui sont présents dans les grandes villes ou ils fournissent une main-d’œuvre sans droits et à bas coût. Avec la disparition de tous ces petits boulots nombre d’entre eux ont regagné leurs campagnes pour ne pas mourir de faim. Un autre danger guette l’économie pour l’essentiel tournée vers l’exportation. L’arrêt des économies mondiales va créer des difficultés à cette industrie exportatrice avec des conséquences non connues aujourd’hui.
Même si la pandémie a ralenti les mouvements sociaux, il en a été recensé 300 au premier trimestre contre 700 pour la même période de 2019.
OCDE. L’organisation discute depuis des années sur l’imposition des Gafa. Le gouvernement US vient d’informer qu’il ne voit pas de solution aux négociations engagées et qu’il s’en retire. Non content de soustraire ainsi les grandes entreprises du numérique- pour l’essentiel américaines- il menace les pays qui auraient l’audace d’imposer une taxe nationale à ces entreprises qui exercent sur leurs territoires. La France qui voulait apparaitre comme à la pointe de la taxation des Gafa avait déjà opéré un premier recul en acceptant de reporter la taxation prévue pour cette année. L’inévitable B. Lemaire a envoyé une lettre de protestation qui n’aura aucun effet.

 

Imprimer ce résumé

 

France.
Luttes. Fonderies du Poitou. Débrayage le 04.06 pour le maintien de l’emploi dans le cadre des productions pour Renault.
16 juin. La CGT appelle à participer à la journée de lutte pour la défense du système de santé organisée par les syndicats et les coordinations hospitalières. La fédération des services sociaux CGT se joint aux appels précédents ainsi que de nombreux syndicats hospitaliers et organisations locales.
Paris Normandie (presse) En liquidation judiciaire débrayage des journalistes et personnels contre les 60 suppressions d’emplois envisagées par les repreneurs.
Prestalis. Dans la région Sud Est troisième semaine de grève contre les licenciements annoncés.
Frichti (fabrication et livraison de repas à domicile, Paris). Employant uniquement des « autoentrepreneurs » dont un grand nombre de sans-papiers, elle vient de se séparer de 80 d’entre eux à la suite d’un contrôle. Manifestation le 8.06 devant le siège parisien pour la régularisation et la reprise des salariés.
Pompiers départementaux. La CGT les appelle à ½ heure de grève par jour à compter du 15.06 pour obtenir les engagements pris à la suite de leur action du printemps dernier.
Répression. Les syndicats CGT de la RATP appellent à la grève et à un rassemblement devant le siège de l’entreprise le 13.06 pour soutenir quatre membres du personnel menacés de sanctions pour « entrave à la liberté du travail » pendant le conflit sur les retraites. Pour l’instant un seul des deux est passé devant le conseil de discipline et a été condamné à deux mois de mise à pied.
Suppressions d’emplois. Hutchinson. (Filiale de Total) Annonce la suppression de 30.000 postes dans le monde dont 800 à 1000 en France sous forme de rupture conventionnelle collective. Elle justifie cette mesure par la baisse d’activité due à la pandémie. Les syndicats contestent cette mesure, sans appel pour l’instant à la lutte.
Centrale Energie Antilles. (Guadeloupe). Prenant là aussi prétexte de la pandémie elle supprime 40 emplois.
Damart. Annonce la suppression de 159 emplois sur 1800 en France. En cause les conséquences de la pandémie. Dans le même temps Damart négocie un PGE de 80 millions
Medef : Roux de Bézieux dans une longue interview aux « Echos » (10.06) revient à la charge sur une reprise totale de l’activité économique le plus vite possible, la révision des protocoles sanitaires mis en place sur les lieux de travail en arguant d’un surcoût de 10 à 15% et pose la question : Qui va payer ? L’Etat ou le consommateur. Mais en aucun cas le patronat. Il semble que les exigences du Medef sur les impôts dits « d’entreprise » soient entendues, le pouvoir s’oriente vers leurs suppressions, au moins pour deux sur quatre d’entre eux. R. de B. indique : Il semble que cette mesure fasse consensus. Mais demande son application dès septembre et non pas en 2021.
Sur la souveraineté économique (la tarte à la crème d’aujourd’hui) il prévient : la souveraineté à un prix, qui doit être répercuté dans la chaine de valeur. Ces surcouts devront être pris en compte par les consommateurs. Pareil pour la transition écologique qui devra être financée par une taxe aux frontières de l’Europe. R.de B. ne change pas de discours.
Aéronautique. Le gouvernement annonce une aide de 10Mds pour la filière qui emploie 195.000 salariés en France et où dans certaines régions telle l’Aquitaine elle est devenue une mono industrie. Cette aide vise à soutenir les commandes enregistrées, à la création d’un fond d’investissement géré par le privé et à la restructuration de la filière. L’armée de ‘air sera mise à contribution pour avancer ses commandes d’avions et d’hélicoptères. Deux sous-traitants Mécachrome et Daher ont touché les aides garanties par l’Etat.
Ces milliards ne font pas revenir les directions d’Airbus (emploi) ou de Safran (temps de travail) sur leurs volontés de faire payer la crise aux salariés.
Peugeot vient d’annoncer sa volonté de faire venir 531 salariés polonais pour travailler sur son site d’Hornaing (Nord) sous le prétexte d’un manque d’activité en Pologne. Dans le même temps il supprime les contrats de 502 intérimaires. A un récent CES, il a affiché sa volonté de la mobilité des salariés d’une usine à l’autre suivant ses besoins.
Dépendance. Le rapport au Comité national du 6 juin a consacré une large place à cette question qui avec le projet de loi déposé devant l’Assemblée en vue de la création d’une cinquième branche de la SS est plus que jamais d’actualité. Sans revenir ici sur le fond, cette nouvelle loi va porter un nouveau mauvais coup à la SS et avec un financement insuffisant ne va répondre en rien aux besoins face au vieillissement de la population. La situation dans les Ephad ne connaitra pas les évolutions nécessaires en personnel, de sa rémunération, des prix demandés aux pensionnaires. Le projet de loi ignore la question du maintien au domicile et des problèmes qui se posent aux « aidants » familiaux ou professionnels.
Au « Ségur de la santé » N. Notat multiplie les manœuvres pour que la question des salaires soit le plus « saucissonnée » possible pour opposer les catégories entres elles dans le but de lâcher le moins possible.
Suites de la conférence à l’Elysée le 4.06. Sans surprise le patronat se déclare satisfait des propositions avancées par Macron tandis que L. Berger se réjouit que la réunion ait permis d’aller au fond des choses (?) alors que la question des salaires n’a même pas été abordée. Par contre une série de rencontres gouvernement-patronat -syndicats doivent avoir lieu pour aboutir d’ici le 15.06 à des propositions sur cinq points : assurance chômage, chômage partiel, emploi des jeunes, formation et travail détaché. Ce qui apparait pour l’instant c’est la volonté du pouvoir de réduire autant que possible les aides de l’Etat qui vont en direction des salariés (baisse des indemnités de chômage partiel, refus d’annuler la « réforme du chômage »). La CFDT va plus loin en proposant 12 mesures. L. Berger en explique le sens : Il faut un pacte productif ou un plan de relance qui soit au service du rebond écologique et social. Un souci tellement social que rien n’est dit sur les salaires. En toutes occasions la CFDT poursuit son rôle de soutien aux exigences du capitalisme.
134 Mds c’est le nouveau budget rectificatif qui va être proposé et adopté par l’Assemblée Nationale. Il est entièrement consacré au « sauvetage de l’économie ». Ce budget risque d’être insuffisant face à la poursuite des demandes d’aides formulées par des corporations qui jugent n’en avoir pas assez reçues (BPT et d’autres) Rien n’est prévu pour les salaires, traitements, pensions, allocations.
Jeunesse. Toutes les prévisions économiques indiquent que ce sont les jeunes qui vont subir le plus durement et durablement les conséquences de la crise actuelle. Salaires et emplois vont être gravement affectés. L’hebdo de la semaine prochaine y consacrera une large place.
Fonction publique. La pandémie a montré toute l’utilité d’avoir sur le lieu de travail un organisme assurant la protection de la santé et de la sécurité des salariés. Une réunion a eu lieu le 5.06 sur la fusion de CHSCT avec les autres instances représentatives dans la fonction publique. Comme s’il ne s’était rien passé le pouvoir continue à mettre en place la casse de ces institutions dans le cadre de la « réforme » de la fonction publique. Les syndicats CGT, FA-FP, FO, FSU, Solidaires ont quitté la réunion en signe de protestation.
Banques. Les discussions sont ouvertes dans l’ensemble des banques sur le versement de la prime (défiscalisée et désocialisée) de 1500 euros promis par Macron. Le patronat des banques arrange les choses pour payer le moins possible. A la Société Générale comme à la BNP les primes sont fonction du temps de présence sur le lieu de travail, entre ceux qui ont été en télétravail et les autres. Dans les banques mutualistes, à la Caisse d’Epargne aucune discussion et propositions n’a eu lieu jusqu’à présent.
Dette A côté de la dette de l’Etat, celle des entreprises atteint des sommets. Elle est passée de 800 mds en 2004 à 1801,7 aujourd’hui. Sur cette somme les banques détiennent pour 1127,3 Mds de crédits. Une situation qui pourrait se révéler explosive à un moment donné. Dette qui devra bien être remboursée un jour. Inutile de dire par qui.
Accords de productivité. Ils sont en train de se multiplier avec le chantage patronal au maintien de l’emploi. Au journal « l’Equipe » un tel « accord » est en cours de discussion. Les compagnies aériennes l’utilisent en grand. Air Caraïbes et Frenchbee (groupe Dubreuil) viennent d’en signer un.

Monde.
Italie. Nouveau mouvement de grève à l’aciérie d’Ilva reprise par Arcelor Mittal contre la volonté de supprimer 5000 emplois sur 11.000 et qui demande 2,5 Mds sur deux ans de subventions à l’Etat italien.
Irlande. La compagnie aérienne low-cost Ryanair se distingue une nouvelle fois dans sa politique antisociale. Sa filiale polonaise qui n’emploie que des « autoentrepreneurs » comme pilotes et les sous-payent, exige qu’ils acceptent 10à 20% de baisse de leurs rémunérations. En France Mata Air (groupe Ryanair) fait le même chantage. Baisse des salaires ou licenciement de 81 pilotes. Ainsi que d’hôtesses et stewards. L’APC (Accord e Performance Collective) a été refusé par le syndicat des pilotes.
Hong Kong. Les deux principales banques, HSBC et Standard Charetered, viennent d’apporter leur soutien à la loi sur la sécurité nationale récemment votée à Pékin et qui soulève la protestation d’une partie de la population. Une claque pour les USA et l’Angleterre qui, dans le cadre de la guerre économique, entre eux et la Chine ont condamné cette loi.
Pour les deux banques qui exercent l’essentiel de leur activité en Chine, les affaires sont les affaires.
Pétrole. L’accord de réduction de la production entre l’OPEP et la Russie vient d’être prolongé d’un mois. Depuis la signature de l’accord en mai le cours du baril est remonté. Il cotait 4,3 $ le 5.06.
Toutes les compagnies pétrolières annoncent des suppressions d’emplois. Après Chevron (USA), Total, c’est BP. (Angleterre) qui en supprime 10.000 dans le monde. A part Shell (anglo-néerlandais) toutes les grandes compagnies maintiennent le versement des dividendes.

Imprimer ce résumé