Édito
La grève a été puissante à la SNCF avec plus de 50% de grévistes et des conséquences importantes sur le trafic. Les exigences des cheminots sont claires : des augmentations de salaires pour tous et la fin de la privatisation de la SNCF. dans la même période, d'autres professions agissent pour des revendications semblables, celle des salaires étant au cœur des préoccupations de dizaines de millions de travailleurs, celle de l'emploi et des services publics sont très présentes dans les mouvements en cours. Beaucoup de salariés, syndiqués ou non, se posent la question : quand allons nous enfin agir tous ensemble et en même temps afin de taper du poing sur la table et faire reculer le patronat et le pouvoir. Cette exigence du tous ensemble, nous devons la mettre à l'ordre du jour. C'est bien l'impératif du moment !


Sommaire :
Luttes
· Succès de la grève des cheminots du 10 juin
· Manifestation des personnels de la recherche publique du 11 juin
· Stop au mépris d'une direction revancharde ! Soutien total aux salariées grévistes de la crèche Babilou à Montauban
· Les salariés de Knauf en Seine-et-Marne en grève
· La fonction publique s'effondre
· À Rouen, licenciements au sein de l’association d’accompagnement social Emergence-s
· Un appel à la grève pour le 18 juin dans les aéroports parisiens
· Plus de 83 jours de grève : la lutte continue à la clinique de Keraudren (Brest)
· Randstad manifestation le 9 juin contre le rachat par LTM
· Groupe Legrand : la CGT s'inquiète de l'avenir en France du fabricant de matériel électrique.
À Léré (Cher), les facteurs vont entamer une nouvelle semaine de grève
· Les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) en grève le 9 juin pour réclamer un statut et de meilleurs salaires
· Retour sur la grève chez Décathlon
· Grève dans les musées nationaux
· Les salariés du Muséum continuent la lutte
· Agents d’animation territoriaux En grève depuis 3 mois à Saint-Nazaire
· 6 semaines de grève pour les Enseignants en Activités Physiques Adaptées de la Clinique de l’Essonne
· Une fondation reconnue d'utilité publique depuis 120 ans va disparaître
· Une salariée menacée de licenciement pour le port d'un foulard
Dossiers ; Économie
· Affaire SFR : en réponse, un service public du numérique !
· Camions électriques : un marché en 2035 de 1,9 billion de dollars…
· L’État prévoit de déduire de la pension l’argent gagné par les retraités poursuivant une activité
Évolution du nombre de bénéficiaires de la retraite progressive ou mal être au travail
· Le Conseil d’orientation des retraites (COR) s’apprête à livrer son rapport annuel
· Batteries à plat ou China made in Europe
· Olatein prévoit de cesser ses activités à Dieppe
· Industrie et armement
· IA et capital
· 54éme congrès de la CGT : une première analyse
International ; Solidarité internationaliste
· Au Nigeria, les enseignants se mettent en grève face aux enlèvements massifs d’écolier
· Russie : un faux anti-impérialisme déguisé en rouge
· Italie, surexploitation des travailleurs migrants Afghan, Pakistanais et Indiens
Luttes
Succès de la grève des cheminots du 10 juin
La grève du 10 juin a été un succès pour la profession au regard du nombre de grévistes. Nous publions ci-dessous le communiqué du syndicat CGT des cheminots.
" Ce mercredi 10 juin, à l’appel de l’intersyndicale cheminote, près d’un·e salarié·e sur deux de la SNCF et de ses filiales, était en grève. Cette mobilisation prouve la légitimité de leurs revendications sur la question des salaires, des conditions de travail et pour un service public du ferroviaire.
Grâce au travail des salarié·es, les entreprises ferroviaires font des profits. Alors que le coût de la vie augmente, les salaires doivent suivre et être indexés sur les prix : afin de reconnaitre le travail et les qualifications des cheminot·es.
C’est ce que revendique la CGT pour l’ensemble des salarié·es avec l’échelle mobile et l’augmentation générale des salaires, plutôt que des primes occasionnelles souvent non cotisées. C’est permettre à toute et tous s de vivre dignement tout au long du mois et de la vie.
La privatisation du service public ferroviaire, avec le transfert de personnel, amoindrit les droits des cheminot·es et dégrade le service pour tous les usager·es. Les prix des billets augmentent, de nombreuses lignes ont fermé et les conditions de travail sont dégradées. Moins de lignes de train, c’est aussi plus de voitures et de camions sur les routes.
Ça suffit ! Sans attendre les directions doivent ouvrir immédiatement de nouvelles discussions avec les organisations syndicales de cheminot·es pour :
· L’ouverture de négociations notamment sur les salaires,
· L’arrêt du processus de mise en concurrence et un moratoire sur les restructurations
· Le maintien des droits sociaux pour l’ensemble des chemino·tes "
Manifestation des personnels de la recherche publique du 11 juin
Des centaines de travailleurs de la recherche publique se sont rassemblés le 11 juin devant le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Ils ont protesté contre un mauvais budget 2026 qui vient encore d'être amoindri par des suppressions de crédits. Les conséquences immédiates et directes se traduisent par les immenses difficultés à financer les programmes de recherche, ce d'autant que les budgets de l'ESR sont en bernes depuis plusieurs années. Dans une note la direction du CNRS fait savoir que 70% des emplois contractuels ne seront pas renouvelés tandis qu'aucun nouveau contrat ne sera ouvert. Le Parti Révolutionnaire Communistes était représenté à cette initiative et a distribué un tract aux participants du rassemblement.
Stop au mépris d'une direction revancharde ! Soutien total aux salariées grévistes de la crèche Babilou à Montauban
Depuis leur lutte exemplaire, les salariées de la crèche Babilou ont démontré qu’organisées et déterminées, elles ont gagné face à un grand groupe. Elles ont obtenu des avancées concrètes sur leurs conditions de travail et de vie, grâce à leur unité et à la force de la CGT. Pourtant, la direction tente aujourd’hui de diviser, d’affaiblir et de faire taire celles ayant osé relever la tête. Une offensive antisyndicale inacceptable ! La direction a d’abord tenté de remettre en cause le mandat CGT d’une salariée, représentante de section syndicale, en saisissant le tribunal afin de l’intimider et empêcher l’implantation de la CGT chez Babilou, malgré la confirmation de son mandat gagné par la lutte. Mais la direction récidive, s’attaquant désormais à une autre camarade, ex déléguée CGT, convoquée à un entretien préalable au licenciement le mercredi 10 juin à 11h30. Cette procédure n’a rien d’innocent : c’est une attaque contre la CGT, les libertés syndicales, toutes celles et ceux refusant le silence et la résignation. Quand on attaque une militante CGT, toute la CGT est attaquée. Les salariées ne se laisseront pas faire ! Les travailleuses seront en grève pendant l’entretien préalable. Elles refusent l’injustice, la répression et les méthodes patronales visant à briser leur unité. Elles ont besoin de toute la force et la solidarité de la CGT, de toute la présence militante. Elles lancent un appel à l’ensemble des syndicats, sections, UL, UD, militantes et militants à un rassemblement massif : mercredi 10 juin – 11h devant la crèche Babilou 1500 Av d’Italie 8200 Montauban.
Les salariés de Knauf en Seine-et-Marne en grève
"Usine en grève", peut-on lire sur des palettes installées par les salariés de Knauf à Marolles-en-Seine en Seine-et-Marne. L'entreprise est spécialisée dans les matériaux d'isolation. Les grévistes revendiquent de meilleurs salaires. "On demande une augmentation de 2,5% pour les non-cadres", Payés autour du SMIC, ils comptaient jusqu'à présent sur les primes promises par l'employeur pour obtenir un salaire correct. Pour les salariés en grève, la réduction des primes crée la paupérisation : "on ne s'en sort plus". D'autant plus depuis la flambée des prix du carburant.
La fonction publique s'effondre
La coupe est plus que pleine. L'objet du ras-le-bol ? La récente augmentation du SMIC exacerbe la colère. Du fait de l'inflation, le salaire minimum légal a augmenté de 2,41 % au 1er juin, avec pour conséquence un tassement des grilles de rémunérations dans toutes les catégories. A tel point : 862.000 agents sur 5,9 millions vont toucher une indemnité différentielle afin de ne pas être rémunérés moins. L’UFSE CGT a déposé un préavis de grève du 23 avril au 20 juillet 2026 et appelle toutes et tous les agents à se mobiliser massivement : le 23 juin 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la Fonction Publique.
À Rouen, licenciements au sein de l’association d’accompagnement social Emergence-s
Placée en redressement judiciaire depuis mars 2025, l’association d’accompagnement social a annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi lors d’un comité social économique. Vingt-trois personnes sont concernées par un licenciement. Le Mouvement associatif estime à plus d’un milliard d’euros les diminutions des crédits en faveur du tissu associatif dans la loi de finances 2026 (PLFI) budget d’austérité voté avec le soutien des socialistes. Après plusieurs coupes massives dans la loi de finances de 2025 et le décret d’annulation de crédits de 2024.
Un appel à la grève pour le 18 juin dans les aéroports parisiens
Une journée de grève est annoncée le jeudi 18 juin 2026 dans les trois aéroports parisiens : Roissy–Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et Le Bourget. L’appel émane d’une intersyndicale des salariés de l’aéroport de Roissy–Charles-de-Gaulle, étendu à l’ensemble des plates-formes parisiennes. Le motif principal porte sur un durcissement de l’examen des habilitations de sécurité par la préfecture de police, susceptible d’entraîner des retraits ou refus de badges de sûreté concernant certains salariés. L’intersyndicale proteste contre ce qu’elle décrit comme un durcissement des critères d’habilitation de sécurité appliqués par la préfecture de police. La perte ou la suspension d’un badge de sûreté empêche un salarié d’accéder aux zones réservées et peut donc compromettre son activité professionnelle. Les revendications :
· Création d’une commission paritaire chargée d’examiner les dossiers d’habilitation jugés litigieux (regard croisé administration/représentants des salariés).
· Mise en place de badges provisoires au sujet des salariés en attente d’une décision de justice définitive, afin de leur permettre de travailler durant les recours.
Plus de 83 jours de grève : la lutte ne faiblit pas à la clinique de Keraudren (Brest)
Depuis le 19 mars des salariés de la clinique de Keraudren (filiale du groupe Elsan), à l’appel de la CGT, sont en grève contre le plan de réorganisation de trois services : maternité, unité de soins continus (USC) et médecine cardiologique supprimant 15 équivalents temps plein (ETP) d’aides-soignants, infirmières, sages-femmes, puéricultrices1. Plan dicté par une logique comptable.
Depuis le début de la grève le directeur de la clinique est resté droit dans ses bottes, maintenant la suppression de 15 ETP et refusant de recevoir les organisations syndicales et les grévistes. La mobilisation n’en a été que plus forte et la situation d’autant plus tendue, que le directeur du territoire Ouest-Pays de Loire pour le groupe Elsan s’est déplacé à Brest et a reçu les syndicats et les délégations de grévistes.
Nouvelle copie du plan de réorganisation : suppression de 11 ETP au lieu de 15, réduction des économies de 610.000 euros au lieu de 700.000 euros et maintient une gestion au cordeau de tous les centres de coûts de l’entreprise afin d’arriver à l’équilibre financier…
Plan refusé par les grévistes et la CGT « Ces suppressions représentent une charge de travail supplémentaire pour des équipes déjà fortement sollicitées. Chaque poste supprimé signifie moins de temps auprès des patients, davantage de pression sur les équipes et un risque accru de dégradation des conditions de soins », ajoutent-ils encore. « Les salariés mobilisés défendent la santé de demain, l’ensemble des salariés et la sécurité des patients. ».
Une nouvelle réunion de négociation, est programmée le 11 juin.
La CGT reconduit son préavis de grève jusqu’au 30 juin.
Cette lutte de plus de 83 jours a été possible grâce au soutien sans faille qui a conforté la détermination des grévistes : soutien des personnels d’autres services de la clinique, des salariés des cliniques du groupe Elsan, de Perpignan, Besançon, Aurillac soumis aux mêmes conditions de travail, soutien des enseignants, métallurgistes de la région, Ehpad, de Brest Métropole, patients de la clinique nombreux ayant signé une pétition de soutien. Ils ont également reçu le soutien des familles de patients et des habitants de la région
L’Union Syndicale Départementale de la Santé et de l’Action Sociale CGT a mis en place une caisse de grève pour soutenir les salariés en lutte leur permettant de tenir dans de meilleures conditions.
Randstad manifestation le 9 juin contre le rachat par LTM
Quelques dizaines de Ranstad-Digital, ont manifesté le 9 juin devant le siège de leur entreprise, à Issy-les-Moulineaux protestant contre le futur rachat de leur entreprise par la société indienne LTM. Ils dénoncent l’organisation d’un dumping social, craignent la suppression de postes, sous prétexte de l’IA. Dans le communiqué appelant à l'action la CGT de l'entreprise déclarait : " Depuis des années, nos dirigeants successifs nous mentent et nous prennent pour des idiots. Aujourd'hui, cela suffit ! Il est temps de leur dire STOP ! NOUS EXIGEONS LA FIN DES PRATIQUES INACCEPTABLES. Non au rachat par LTM ! Nous refusons d'être cédés à cette entreprise indienne et de voir nos emplois transférés vers des pays à bas coûts. Non au sabordage organisé ! Arrêtez de mettre volontairement la boîte en difficulté dans l'unique but de vous débarrasser des salariés soi-disant "non évolutifs vers l'I.A.". Non à la casse psychologique ! Arrêtez de mettre les salarié·es sous pression pour les forcer à partir et de nous manipuler comme de simples pions. Stop aux techniques de patrons voyous ! Respectez la loi, respectez les instances représentatives du personnel, et surtout, respectez vos salariés !"
Groupe Legrand : la CGT s'inquiète de l'avenir en France du fabricant de matériel électrique
Le Groupe Legrand a réalisé 1,2 milliard d'euros de bénéfices nets en 2025, pourtant. Il compte 20 sites en France et vient d'annoncer la fermeture de quatre sites entraînant la suppression de 178 emplois d'ici 2028. A ce propos la CGT Legrand s'interroge :" "Trois fermetures d'usines en 2024, quatre fermetures en 2026, on va nous annoncer quoi en 2028, combien de fermetures encore pour que l'entreprise double son chiffre d'affaires en exportant toutes nos productions à l'étranger ?" et d'ajouter :" ce ne sont que des choix financiers, purement financiers, pour toujours dégager plus de marges"
A Léré (Cher), les facteurs vont entamer une nouvelle semaine de grève
Les quatre facteurs de Léré, entament depuis le 8 juin 2026 une nouvelle semaine de grève. Ils refusent d'intégrer le bureau de poste de Sancerre. La raison de leur refus d'aller à sancerre: selon eux, le local n'est pas adapté et les déplacements trop importants. ils estiment que cela rajouterait 1.320km par semaine à leur tournée. Ils proposent que le courrier arrivant à Sancerre soit livré à la poste de Léré. Des habitants et des agriculteurs les soutiennent.
Les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) en grève le 9 juin pour réclamer un statut et de meilleurs salaires
Les AESH sont en grève ce mardi partout en France et le mouvement devrait être largement suivi en Alsace. Ces accompagnants d'élèves en situation de handicap réclament une nouvelle fois un statut de fonctionnaire, de meilleurs salaires et une reconnaissance de leur métier. Une manifestante à Strasbourg explique la difficulté de ce salariés: " "Je gagne 966 euros par mois, donc j'ai un deuxième emploi à côté parce que c'est pas viable. Il y a des moments où sincèrement je réfléchis à changer de travail parce que c'est très compliqué". En plus d'un revalorisation salariale, les manifestants réclament un statut de fonctionnaire.
Retour sur la grève du 6 juin chez Decathlon
Les salariés de Decathlon étaient appelés à faire grève le 6 juin pour les salaires2. De nombreuses initiatives ont eu lieu partout en France. A Saint Nazaire, ils sont sortis du magasin afin de distribuer des tacts et faire connaître leurs revendications en matière de salaire et de conditions de travail. Dans les Bouches-du-Rhône, ils étaient 300 mobilisés dans 10 des 14 magasins de l'enseigne. Les salariés ont mis en relief que si les actionnaires on touché 1 milliard de dividendes, eux réclament 44 euros d'augmentation et se les voient refusés par la direction. A Clermont-Ferrand des salariés ont distribué des tracts aux clients. Decathlon fait des bénéfices, affirmait le délégué CFDT tandis que les salaires stagnent et la charge de travail augmente. En Isère aussi les salariés ont tenu à informer les clients de leur situation.
Grève dans les musées nationaux
Plus de la moitié des salariés de la Réunion des musées nationaux du Louvre ont fait grève le 7 juin protestant contre des conditions de travail dégradées, un nouveau logiciel de contrôle d’horaires et la suppression de primes.
Les salariés du Muséum continuent la lutte
La lutte continue au muséum à Paris. Les 2 et 9 juin, les personnels ont tenu des pique-niques. À l'occasion de ces rassemblements, ils échangent sur leurs conditions de travail et décident de la façon de continuer la lutte face à un ministère ayant des problèmes d'audition et se fait attendre dans ses réponses !
Agents d’animation territoriaux En grève depuis 3 mois à Saint-Nazaire
Leur grève a commencé le 9 mars, la mobilisation touche les agents de la Direction Enfance Éducation. Le syndicat CGT des agents territoriaux Ville et Carene les soutiennent évoquant la précarisation des agents et le manque de reconnaissance de la pénibilité de leur travail.
6 semaines de grève pour les Enseignants en Activités Physiques Adaptées de la Clinique de l’Essonne
La CGT Essonne alerte : "Depuis le 4 mai dernier, le service de rééducation de la Clinique de l’Essonne tourne sans l’un de ses moteurs principaux. 100 % de l’équipe des Enseignants en Activités Physiques Adaptées (EAPA) est en grève. Pour revendiquer 350 euros d’augmentation, ce qui correspond à la différence avec les personnels du plateau de rééducation.
Cela fait 6 semaines que les 11 EAPA de l’établissement revendiquent l’équité salariale face à une direction qui reste sourde aux revendications, et pousse l’indécence en ne proposant que 200 euros répartis sur deux prochaines années 2027 et 2028. Aujourd’hui rien ! Circulez ! Pourtant les EAPA occupent une place indiscutable au sein de la rééducation de la clinique, avec un minimum de 150 patients pris en charge chaque jour. Ils sont sous-payés, pour un niveau de qualification de Bac+3 à Bac+5, avec des responsabilités et des engagements importants. Alors même que la clinique de l’Essonne bénéficie d’une profitabilité importante, et que les EAPA participent activement de cette réussite financière. Plutôt que de répondre aux revendications légitimes des grévistes, qui sont soutenus par une large majorité de leurs collègues et des usagers, la direction fait le choix du pourrissement du conflit, de l’intimidation en faisant intervenir un huissier, et du contournement de la grève en faisant appel à des extérieurs libéraux pour remplacer les grévistes. Plus préoccupant encore pour la qualité des soins et pour compenser l’absence des grévistes, les
prises en charge se font désormais par groupes de 5 patients au lieu de 2, privilégiant le chiffre au détriment de la qualité et de la sécurité des patients ! Six semaines de conflit, c’est six semaines de rééducation perdues pour des centaines de patients. La direction en porte la responsabilité. Cela ne peut plus durer. Les EAPA aiment leur métier et leurs patients, mais refusent de ne pas être reconnus financièrement à leur juste valeur.
GRANDE MOBILISATION DE SOUTIEN
Pour briser le silence de la direction, afficher ce soutien unanime et interpeller l'opinion publique, l'équipe des EAPA appelle à un rassemblement massif : Lundi 15 juin 2026 12h00 Devant la Clinique de l'Essonne (1-5 rue de la clairière, Évry-Courcouronnes) En présence et avec le soutien de la CGT 91"
Une fondation reconnue d'utilité publique depuis 120 ans va disparaître
La fondation Claude Saint-Simon employant 1.800 salariés et traite annuellement 100.000 patients va disparaître. L'intersyndicale CFDT, UNSA, CGT,CFE-CGC appelle à l'action en exigeant :
· Le maintien de l'ensemble des activités de la fondation
· La préservation des emplois
· La publication de la vérité sur la situation financière de la fondation
· l'établissement des responsabilités de cette situation
· L'intervention des pouvoirs publics pour préserver l'activité
· La prise en compte des intérêts des salariés, des usagers et des familles dans toute décision à l'avenir
Une salariée menacée de licenciement pour le port d'un foulard3
"Une salariée du Réseau de Transport d’Électricité est de nouveau convoquée en entretien disciplinaire pour sa tenue vestimentaire, après avoir déjà écopé d’un blâme. Plusieurs années après son embauche, la direction a décidé que son foulard n’est pas compatible avec la neutralité du service public… Elle est aujourd’hui menacée de licenciement, une première dans le secteur de l’Énergie pour ce motif.
Rien ne justifie cette discrimination en raison d’une appartenance réelle ou supposée à une religion. D’ailleurs, la direction ne motive les poursuites disciplinaires par aucune raison professionnelle ni aucun préjudice causé à l’entreprise... pour cause il n’y en a pas ! Les restrictions aux libertés individuelles prévoit le code du travail doivent être justifiées par les nécessités du fonctionnement de l’entreprise et proportionnées au but recherché. Or, sa tenue n’a jamais posé de problème dans son travail de chargée d’études en ingénierie. Les collègues de son service ont largement signé une pétition* rappelant « les valeurs de respect, d’inclusion et de dialogue faisant la qualité de notre collectif de travail ». Mais la direction ne veut rien entendre. C’est une posture idéologique s’inscrivant dans le climat général de stigmatisation des minorités (qui vise à détourner la colère sociale dans une société de plus en plus inégalitaire). On mesure l’hypocrisie de RTE celui-ci prétendait jusqu’alors favoriser l’inclusion et la diversité ! Cela s’inscrit aussi dans une politique RH autoritaire de contrôle des comportements des salarié.es, de multiplication des sanctions disciplinaires et de suppression des libertés individuelles. Sous prétexte de « neutralité », la direction veut interdire toutes les expressions personnelles au travail afin de bâillonner les salarié.es et assoir son autorité. La nouvelle présidente Émilie Piette, nommée par Emmanuel Macron, ayant pris la tête de RTE le 7 avril commettrait une lourde erreur en débutant son mandat par une décision nauséabonde. En tout cas, nous ne laisserons pas faire !"
Dossiers ; Économie
Affaire SFR : en réponse, un service public du numérique !
SFR n’est plus : pour une somme totale de 20,35 milliards d’€, ses concurrents, Orange, Bouygues Telecom, et Free l’ont acquis sous le haut patronage du gouvernement ayant veillé à ne pas introduire un loup supplémentaire dans la bergerie. Une partie de ce pactole sera captée par Altice, la holding de M. Drahi, propriétaire de SFR qu’il a plongé dans le chaos par une politique inconsidérée d’endettements. Cela permettra à l’homme d’affaires de payer ses dettes et… de quitter la France afin d’aller faire des miracles ailleurs.
Le trio d’acheteurs s’est accordé pour se répartir les 25 millions de clients de SFR. Bouygues s’emblerait-il se taille la part du lion avec la reprise des 3,8 millions de clients « grand public » ainsi que 2,5 millions de clients fixes. Il récupère également les clients professionnels pour finalement enrichir son activité avec 52% du chiffres d’affaires de SFR.
Free acquiert 6 millions de clients (Red by SFR), 1,6 million de clients particuliers et 400 000 clients professionnels (Très Petites Entreprises). Au total, le portefeuille de Free s’établirait après l’opération à 31 millions de clients.
Orange reprend 4 millions de clients de SFR (mobile), plus 1 million de clients haut débit (fixe) et l’activité pré payé. Orange acquiert également les trois MVNO4 (Réglo, Syma et Coriolis).
Concernant les clients SFR, le transfert ne sera effectif qu’à partir du second semestre 2027 si l’opération est validée par les autorités de la concurrence nationale et européennes.
Ce grand jeu de Monopoly inquiète à juste titre les 8 000 salariés de SFR auxquels l’emploi est garanti jusqu’à début 2029, soit dans leur poste actuel ou sur un autre emploi. Clairement l’absorption par les différents opérateurs créera des doublons avec à la clef des suppressions d’emplois.
Les opérateurs concernés, reléve la CGT FAP sont classés entreprises d’intérêt général par la loi de programmation militaire 2023. Aussi, elle s’étonne à juste titre qu’un domaine aussi sensible soit laissé à des opérateurs privés, grands consommateurs d’aides publiques alors que les résultats affichés sont excellents. De fait, l’activité procure une rente aux opérateurs (il faut se rappeler des ententes illicites mises à jour dans le passé).
Ce partage de SFR montre comment les opérateurs s’entendent comme larrons en foire, larrons se caractérisant par un faible tracas social (promesses d’emplois jusqu’en 2029 !)
Face à ce type de faux marché concurrentiel, dans lequel l’enjeu est de capter le plus de clients possibles pour s’assurer une rente, il convient de réaffirmer la nécessité de l’utilité sociale des moyens de communication numérique et de reposer la question d’un vrai service public dans ce domaine, un service en faveur la population, mis en œuvre par des travailleurs à haute technicité et des conseillers d’accueil pour tous les publics, sur tous les territoires.
Camions électriques : un marché en 2035 de 1,9 billion de dollars…
Taille du marché en 2026: 123,2 milliards de dollars américains. Le camion électrique entre dans une phase d'accélération rapide, derrière les objectifs de décarbonation se dessine une autre bataille : industrielle. Volumes de production, batteries, coûts de fabrication, nouveaux entrants.
Les dernières données de l'Agence internationale de l'énergie illustrent l'ampleur du phénomène. En 2025, les ventes mondiales de camions électriques ont doublé pour atteindre 9 % des immatriculations mondiales de poids lourds. Derrière ce chiffre se cache une autre réalité : 90 % des ventes sont réalisées en Chine, 650 000 à 700 000 véhicules vendus sur l'année, un camion sur quatre vendu est déjà électrique pour seulement 6000 en Europe ! Les camions électriques pourraient représenter plus de 20 % des ventes mondiales de poids lourds d'ici 2035. Cette part atteindrait 60 % en Chine.
L'Europe compte en milliers de véhicules électriques, la Chine raisonne déjà en centaines de milliers d'unités.
et a construit un écosystème industriel extrêmement intégré. Les constructeurs bénéficient d'un marché intérieur immense, d'une filière batterie largement nationale et d'un tissu de fournisseurs spécialisés.
Près de 30 % du marché chinois du camion électrique est désormais détenu par de nouveaux entrants ainsi la jeune entreprise Windrose, fondée en 2022 annonce un tracteur électrique Global E700 affiché à 195 000 euros (160 000 euros pour un diésel). Les modèles électriques équivalents proposés par les constructeurs européens dépassent souvent 280 000 euros. L’investissement annoncé est de 175 millions d'euros, l'entreprise prévoit de produire en France, près de Valenciennes: création de 300 emplois et une capacité pouvant atteindre 4 000 camions par an. Le marché européen du camion électrique demeure modeste mais ouvre les appétits de profits.
Le groupe suédois a choisi Scania Production Angers comme futur site d’assemblage de camions électriques,
un programme d’investissements industriels, à hauteur de plus de 68 millions d’euros. Le français Renault Trucks avait ouvert la voie de l’électrique et du gaz, l’entreprise a vendu 1 628 véhicules électriques en Europe, atteignant une part de marché de 29,7 % sur le segment des plus de 16 tonnes en France et une moyenne de 24,2 % sur le segment des poids lourds électriques en Europe.
La domination chinoise repose également sur un autre levier: la batterie. Selon l'AIE, CATL fournit à lui seul près de 80 % des batteries utilisées dans les camions électriques vendus en Chine. La Chine représente plus de 80 % de la production mondiale de cellules de batteries. Une avance construite sur plusieurs années d'investissements massifs. Elle produit huit fois plus de batteries que les États-Unis et bénéficie de coûts de fabrication environ 30 % inférieurs. Cette maîtrise de la chaîne de valeur permet aux industriels chinois de réduire progressivement l'écart de coût avec les véhicules diesel accumulant un avantage industriel fondé sur les volumes, les coûts et la maîtrise des batteries.
L’État prévoit de déduire de la pension l’argent gagné par les retraités poursuivant une activité
A partir de janvier 2027 chaque euro gagné réduira d’autant la pension. Plus de 700 000 retraités y ont recours. Aujourd’hui, un retraité touchant 2 000 euros de pension et gagnant, par exemple, 400 euros en travaillant à côté, se retrouve avec 2 400 euros à la fin du mois. Demain, ces 400 euros seront déduits de sa pension: il touchera seulement 1 600 euros de retraite. Le gouvernement espère réaliser près de deux milliards d’euros d’économies d’ici 2030. Cette activité rapporte entre cotisations et impôts, plus de 3,5 milliards d’euros par an à l'État ! Cherchez l’erreur, en voulant faire deux milliards d’euros d’économie, il risque de perdre beaucoup plus.
Évolution du nombre de bénéficiaires de la retraite progressive ou mal être au travail

La retraite progressive permet à un assuré relevant du régime en fin de carrière de percevoir partiellement sa retraite tout en continuant son activité professionnelle avec une durée de travail réduite. Elle est ouverte aux assurés justifiant d’une durée d’assurance de 150 trimestres. Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’ouverture du dispositif est abaissé à 60 ans à l’ensemble des générations. Désormais, il est impossible à l’employeur de s’opposer à une demande de retraite progressive sans motif légitime. Au premier trimestre 2026, l'Assurance Retraite gérant la retraite des salariés du privé et indépendants dénombrait près de 58.000 personnes en retraite progressive, le nombre total de bénéficiaires a été multiplié par près de 1,8 ! Si l’on rapproche ces chiffres à l’enquête Ifop de mars dans laquelle près d’un quart des salariés déclarant avoir connu un burn-out au cours des cinq dernières années, concernant la santé mentale : 37% ont été arrêtés quelques jours ou quelques semaines. 19% déclarent avoir déjà démissionné. Un actif sur cinq se déclare en situation de souffrance professionnelle. L’heure est à mener action et mobilisation, l’expropriation des capitalistes, le transfert des grands moyens de production entre les mains des travailleurs.
Le Conseil d’orientation des retraites (COR) s’apprête à livrer son rapport annuel
L’AFP et France Télévisions ont eu accès. Sans trop de surprise, le Conseil d’orientation des retraites, repris en main par l’exécutif au moment de la dernière réforme revoit ses prévisions de déficit à la hausse avec 2,4 % du PIB en 2070, contre 1,4 % dans le rapport de 2025. L’organisme propose de repousser le départ à la retraite à 67 ans et demi ! La recette privilégiée n’a rien à envier aux programmes des macronistes, de la droite ou de l’extrême droite. Le président du Rassemblement national souhaitant une réforme dans ce sens. Il envisage une suppression de l’âge légal de départ et une ouverture à la capitalisation. Une attaque en règle contre le monde du travail, pour donner des gages au patronat.
Batteries à plat, ou China Made in Europe
ACC (Automotive Cells Company) est une coentreprise fondée en 2020 par Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz (à partir de 2021), destinée à produire des batteries lithium-ion (objectif : 2 millions/an en 2030). Elle devait disposer de 3 lieux de production : Douvrin (France, inaugurée en 2023), Kaiserslautern (prévue en 2025) et Termoli (Italie, prévue en 2026), les projets allemands et italiens sont suspendus en 2024 et complètement abandonné désormais pour le site italien.
Au sujet des usines de Douvrin et Kaiserlautern (5 milliards d’€ d’investissement), ACC a reçu 1,3 milliard d’€ de fonds publics (2/3 de la France, 1/3 de l’Allemagne).
Il était prévu trois blocs de production à Douvrin, le premier ayant été inauguré en mai 2023. La capacité annuelle de production de chaque bloc était prévue à 8 GWh de batteries. En Allemagne, 4 blocs de 8 GWh étaient en projet.
En février 2026, le syndicat italien de la métallurgie annonce l’abandon définitif des projets en Italie et en Allemagne.
Début juin 2026, la presse se fait l’écho de discussion entre Stellantis et l’entreprise chinoise CATL, fondée en 2011, fabricante de batteries. Les constructeurs Stellantis et Renault (qui soutient Verkor et son usine de Dunkerque, avec BPI France) se sont tournés vers la Chine produisant des batteries avec une technologie LFP (lithium-fer-phosphate) moins chère (de 20%) que celles des usines françaises, la NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt).
Et même Stellantis et CATL ont monté un projet d’usine de batterie LFP (4 milliards d’€) en Espagne (Saragosse) dont la production devrait démarrer fin 2026.
Stellantis se tourne vers CATL (d’autres opérateurs chinois auraient également été sollicités) pour résoudre les difficultés de l’usine de Douvrin, très en retard par rapport à ses objectifs (1000 équipements pour un véhicule électrique au lieu de 3000), un taux de rebut très élevé (15%-20%), par suite le constructeur automobile se trouve en difficulté pour la sortie de sa gamme de voiture électrique à grande autonomie (Peugeot 3008 et 5008 électriques). ACC a fait appel à des experts chinois5 (une centaine) au premier semestre 2026.
Face à ces difficultés, M. Filosa, patron de Stellantis, a cosigné avec M. Blume, patron de Volkswagen, une lettre adressée à l’Union européenne. Les deux dirigeants demandent aux instances européennes de défendre l’industrie automobile européenne, en instaurant des incitations ciblées et un bonus CO₂ réservé aux véhicules électriques « Made in Europe ».
« China Made in Europe » ? Que ce soit pour les batteries ou les modèles (« prêts » d’usines européennes pour la construction de modèle chinois), le tableau semble se dessiner.
Olatein prévoit de cesser ses activités à Dieppe
La direction d'Olatein a annoncé un projet de cessation des activités de son site de Dieppe : 37 salariés sont concernés. Dans un communiqué de presse diffusé ce lundi 8 juin 20266, la direction d'Olatein annonce son projet de cessation des activités dans son usine de Dieppe, un projet concernant 37 salariés. Olatein produit des protéines de colza à destination des professionnels de l'industrie agroalimentaire.
Industrie et armement
Face à la baisse d'activité dans le secteur automobile et à la manne représentée par l'augmentation des crédits militaires, des usines (notamment parmi les sous traitants) se tournent vers l'armement afin de diversifier leurs activités et se maintenir à flot. La production n'est pas délocalisable, c’est l’avantage de l’armement (du moins tant que la France tient à garder sa souveraineté en matière de défense) et l'armée paie correctement ses fournisseurs. Néanmoins, le volume d'activité du secteur de l'armement reste bien inférieur à celui de l'automobile, sans compter les investissements nécessitant l'adaptation des chaînes de productions aux modèles militaires. Les emplois pourraient avoir des hésitations morales mais, elles sont vite balayées par la perspective de sauver des emplois.
IA et capital
Selon les dernières informations, les deux grandes entreprises de l’IA, OpenAI et Anthropic, prévoient de se lancer dans le grand bain de la Bourse. Anthropic a d’ailleurs coupé l’herbe sous le pied d’OpenAi en déposant son document d’enregistrement récemment pour préparer son Introduction en Bourse (IPO).
Les deux entreprises cherchent des investisseurs pour continuer l’expansion de leur modèle, mais les capitaux ne sont pas illimités et les bourses sont de plus en plus vides même pour les grands investisseurs. En plus de cela, SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, lance aussi sa capitalisation en bourse dans l’année, et pourrait potentiellement aspirer une partie de l’intérêt en faveur de l’IA du fait de sa fusion avec xAI en début d’année.
OpenAI et Anthropic pourraient toutes deux lever 100 milliards de dollars tandis que SpaceX cherche à lever 80 milliards. Dans le même temps Google tente d’opérer une augmentation de capital de 80 milliards. Au total près de 400 milliards de dollars « frais » pourrait entrer sur le marché créant une situation dans laquelle des baisses du marché de l’IA entraîneraient des pertes massives pour tous les acteurs.
Dans les derniers mois, clairement les mannes financières se tarissent pour OpenAI et Anthropic ayant tous deux fait des opérations de levées de fonds massives. L’entrée en bourse est donc décisive, la première des deux à s’y installer sera à la fois la mieux servie mais aussi le crash-test pour l’intelligence artificielle sur les marchés boursiers.
Si les entreprises se font la course pour entrer en bourse, il est important de le noter, la question de l’impact de l’IA sur les communautés, presque exclusivement pauvres et marginalisées, où sont installés les data center se fait de plus en plus pressante (utilisation massive d’eau potable et d’électricité, danger pour l’environnement, bruit constant, …). Il existe donc un mouvement grandissant de protestation envers l’IA.
54éme congrès de La CGT : une première analyse
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/syndicats/3985-regard-sur-le-54eme-congres-de-la-cgt-premiere-partie-les-bases-erronees-de-lanalyse-politique-de-la-direction-et-du-congres
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/syndicats/3988-regard-sur-le-54eme-congres-de-la-cgt-deuxieme-partie-les-elements-dune-orientation-de-conversion-a-la-collaboration-de-classe
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/syndicats/3989-regard-sur-le-54eme-congres-de-la-cgt-troisieme-partie-que-signifie-la-lutte-contre-lextreme-droite-ou-en-est-la-cgt-ou-va-t-elle
International ; Solidarité internationaliste
Au Nigeria, les enseignants se mettent en grève face aux enlèvements massifs d’écolier
Selon le journal Le Monde7 "Depuis le 1er juin, des professeurs sont en grève et plusieurs manifestations ont eu lieu, le 2 juin, à Lagos, Abuja ou encore Ibadan, à l’appel du Syndicat des professeurs nigérians (NUT, pour Nigeria Union of Teachers, en anglais). Soutenu par plusieurs autres syndicats et organisations de la société civile, le mouvement réclame la libération des élèves et des professeurs kidnappés à travers le pays et une amélioration des conditions de sécurité." Le nombre d’élèves et de professeurs kidnappés depuis 2014 est, quant à lui estimé à plus de 2.400.
Russie : un faux anti-impérialisme déguisé en rouge
Le site Rikpunkt publie un article intéressant8 à propos de la constitution à Moscou de Sovintern. Nous livrons cet article à la connaissance de nos lecteurs.
A Moscou, le prétendu nouveau réseau socialiste international Sovintern a été lancé sous l'égide de prétendus " patriotes de gauche " de la capitale russe. L'initiative se présente avec de grands discours sur le socialisme, l'anti-impérialisme, la lutte anticoloniale et la solidarité internationale. Mais derrière les symboles rouges se cache une autre réalité : non pas un internationalisme prolétarien, mais une politique bourgeoise.
Sovintern a été créé par le parti "Russie juste", un parti ne représentant aucun mouvement ouvrier révolutionnaire indépendant, mais faisant partie intégrante du paysage politique de l'appareil d'État bourgeois russe. Le simple fait qu'un tel parti tente de construire une « internationale socialiste » est révélateur. Il ne s'agit pas d'unir la classe ouvrière dans la lutte contre le capitalisme, mais de donner un langage politique de gauche à une ligne géopolitique.
Les liens avec la Plateforme mondiale anti-impérialiste(PMA) sont particulièrement révélateurs. Ce groupe défend depuis un certain temps une vision où les États capitalistes du monde sont classés en deux catégories : les « bons » et les « mauvais ». Les États-Unis et l’OTAN sont, à juste titre, identifiés comme des puissances impérialistes, mais d’autres puissances capitalistes – notamment la Russie et la Chine – et aussi leurs bourgeoisies respectives sont présentées sous un jour favorable. Ainsi, l’analyse marxiste-léniniste de l’impérialisme comme système-monde est remplacée par une représentation géopolitique simplifiée où la classe ouvrière est invitée à choisir son camp entre différentes puissances bourgeoises.
Il ne s'agit pas d'anti-impérialisme, mais d'opportunisme. Une ligne communiste ne saurait se fonder sur la subordination de la classe ouvrière aux intérêts d'un État capitaliste ou d'un autre. L'impérialisme ne se limite pas à la politique étrangère américaine. Il est le capitalisme à son stade monopolistique, un monde d'exportations de capitaux, de luttes marchandes, de course aux matières premières, d'armements militaires et de compétition entre États capitalistes. Combattre l'impérialisme américain en diabolisant les autres puissances bourgeoises n'est donc pas du marxisme, mais une capitulation face à la politique des camps.
Le symbolisme entourant les principales forces de l'Union soviétique ne fait que confirmer cette idée. Sergueï Mironov, figure centrale du projet « Russie juste et Union soviétique », a posé fièrement avec une masse reçue en cadeau des proches de Wagner. Ce symbole est loin d'être neutre . Wagner est désormais associé à la brutalité, au mercenariat et au militarisme réactionnaire. Lorsqu'un homme politique se réclamant du socialisme brandit un tel symbole avec un sourire, cela en dit plus long que cent déclarations de programme.
On retrouve ici la méthode de la réaction rouge : on parle d'anti-impérialisme, mais on célèbre des valeurs militaristes et symboliques ; on parle de socialisme, mais on ne s'appuie pas sur l'autonomie de la classe ouvrière ; on parle de solidarité internationale, mais on la lie aux intérêts de politique étrangère d'un État capitaliste. Il en résulte un « anti-impérialisme » qui, loin de libérer la classe ouvrière, la rend dépendante des classes bourgeoises étrangères.
Il est donc nécessaire de distinguer le véritable anti-impérialisme du faux anti-impérialisme. Le véritable anti-impérialisme s'oppose à l'ensemble du système impérialiste, à toutes les classes bourgeoises, à toutes les alliances impérialistes et à toute tentative de mobilisation des travailleurs derrière « leur » État capitaliste. Le faux anti-impérialisme, en revanche, incite les travailleurs à privilégier une grande puissance plutôt qu'une autre, à considérer certains États capitalistes comme progressistes en soi et à reporter la lutte contre leur propre bourgeoisie.
Cette ligne est dangereuse. Historiquement, elle a conduit le mouvement ouvrier vers le chauvinisme social, où les travailleurs, sous bannière rouge, sont mobilisés au service des intérêts du capital national. Elle a également ouvert la voie à la coopération avec les forces réactionnaires et nationalistes, dès lors que celles-ci sont en conflit avec les États-Unis ou l'Union européenne. Or, une classe ouvrière se laissant guider par de telles forces perd son indépendance.
Les communistes ne peuvent évidemment pas rester neutres face aux crimes, aux guerres et à la domination des États-Unis et de l'OTAN. Mais la solution ne saurait être d'apporter un soutien politique à d'autres blocs de puissance capitalistes. Notre réponse doit être la ligne indépendante de la classe ouvrière : contre l'OTAN, contre la militarisation de l'UE, contre l'impérialisme américain, mais aussi contre tout État bourgeois cherchant à s'accaparer ses propres marchés, ressources et sphères d'influence.
L'Union soviétique et le WAP démontrent la nécessité du combat idéologique. Il ne suffit pas d'employer les mots socialisme, anti-impérialisme et antifascisme. La question est de savoir quelle ligne de classe se cache derrière ces mots. Si la classe ouvrière n'est pas au centre, si le capitalisme n'est pas attaqué en tant que système, si sa propre bourgeoisie est exonérée et si les communistes sont incités à suivre les États capitalistes, alors ce n'est pas du marxisme-léninisme. C'est de l'opportunisme déguisé en propagande.
Cela ne concerne pas uniquement la Russie. La ligne du WAP implique également une idéalisation systématique de l'État et du capital chinois. La Chine est présentée comme un contrepoids socialiste à l'impérialisme occidental, alors même que son développement actuel est caractérisé par les lois du marché, l'accumulation de capital, la formation de monopoles, les exportations de capitaux et une participation croissante à la lutte pour les matières premières, les marchés et les zones d'influence. Qualifier cela de socialisme revient à vider le concept de sa dimension de classe.
L’expression « communistes de marché » de Konstantin Syomin trouve ici tout son sens. Elle décrit précisément cette tendance politique : des forces conservant les symboles et les formules communistes, mais, dans les faits, défendent la logique du marché, le développement du capital et les intérêts d’un État bourgeois. Elles parlent de socialisme, mais leur analyse conduit la classe ouvrière à soutenir une superpuissance capitaliste. Elles parlent d’anti-impérialisme, mais leur « anti-impérialisme » se limite à la défense d’un pôle impérialiste contre l’autre.
Le monde dit multipolaire est souvent présenté comme une alternative progressiste. Mais sous le capitalisme, la multipolarité n'implique pas la libération de la classe ouvrière. Elle signifie la multiplicité des centres de pouvoir capitalistes, la multiplicité des bourgeoisies concurrentes et la lutte entre plusieurs grandes puissances pour les marchés, les routes commerciales, la technologie, l'énergie et l'influence politique. Concernant la classe ouvrière, cela ne signifie pas le socialisme, mais le risque d'être à nouveau mobilisée derrière « sa » bourgeoisie ou celle d'un autre dans la compétition impérialiste.
Voilà pourquoi la ligne du WAP est dangereuse. Elle transforme l'anti-impérialisme, d'une lutte contre l'ensemble du système impérialiste, en une défense de certains États capitalistes. Au lieu de développer une stratégie indépendante de la classe ouvrière contre chaque classe bourgeoise, elle lie les communistes et les ouvriers au capital chinois et russe sous des bannières rouges. Ce n'est pas de l'internationalisme prolétarien. C'est de la géopolitique bourgeoise déguisée en politique socialiste.
L'internationalisme ouvrier ne se construit ni par des projets serviles envers l'État, ni par un patriotisme parlementaire, ni par une géopolitique communiste. Il se construit par la lutte contre le capital dans tous les pays, par la solidarité entre travailleurs par-delà les frontières et par une stratégie indépendante pour le pouvoir ouvrier et le socialisme. C'est pourquoi toute tentative de substituer à l'internationalisme prolétarien une politique bourgeoise servile doit être dénoncée et combattue."
Italie, surexploitation des travailleurs migrants Afghan, Pakistanais et Indiens
Un phénomène d’exploitation inhumaine s’apparentant à de l’esclavage moderne a lieu dans le secteur de l’agriculture. Certaines exploitations agricoles du nord et du centre du pays sont soutenues ou sous le contrôle d’organisation mafieuse qui menacent, exploitent et tuent les travailleurs pas assez serviles. Dernièrement quatre ouvriers migrants ont été brûlés vifs dans une voiture et le cinquième a pu en réchapper. Le syndicat CGIL alerte l’Etat au sujet des conditions de travail dans ce domaine comme l’absence des contrats s’appliquant à 70% des travailleurs. C'est de la surexploitation par le coût d’une main d’œuvre à deux euros l’heure et des journées de douze heures de travail! L’État joue un double jeu avec un système mafieux installé et organisé par des « caporali », sorte d’intermédiaires fournissant une main d’oeuvre étrangère exploitée à des entreprises sans scrupule. L’état est responsable et montre son incapacité à légiférer le travail. Une situation présente également dans d’autres secteurs comme le textile, la logistique où le bâtiment. Il manque six mille inspecteurs du travail sans lesquels la loi et les peines ne peuvent être appliquées. Cette exploitation de l’homme par l’homme relève de l'esclavage. La lutte est nécessaire afin de faire respecter les droits de tous les travailleurs.
Brochure : " Réindustrialisation : un combat de classe vital pour le changement de société "
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1. Cf. Résumé écosoc 2 04 2024 Pas de trêve : mobilisations et grèves dans les hôpitaux et les EHPAD
2 https://www.sitecommunistes.org/index.php/actualites/breves-d-actualite/3981-resume-des-questions-economiques-et-sociales-semaine-n-282-du-04-juin-2026
3 Communiqué de la FNME-CGT
4 Mobile Virtual Network Operators, ce sont des opérateurs sans infrastructures (antennes, infrastructure radio) et qui louent des capacités à un opérateur pour commercialiser ses propres offres
6 https://www.ici.fr/normandie/seine-maritime-76/dieppe/l-usine-olatein-prevoit-de-cesser-ses-activites-a-dieppe-6500136
7 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/09/au-nigeria-les-enseignants-se-mettent-en-greve-face-aux-enlevements-massifs-d-ecoliers_6700112_3212.html
8 https://riktpunkt.nu/2026/06/sovintern-och-wap-falsk-antiimperialism-i-rod-forkladnad/
Édito
Le 54éme congrès de la CGT a commencé par le vote du bilan d'activité. Les syndicats présents ou représentés au congrès représentent 554 693 voix de syndiqués. Lors du vote sur le bilan de l’activité passée de la direction, 543 655 voix ont été portées dans le vote dont 34 560 abstentions (6,35 % des votants) et 509 925 exprimés (93,65 % des votants). Parmi les exprimés, 414 347 voix se sont portées sur le « pour », soit 81,36 % et 94 948 sur le « contre », soit 18,64 %. Cela constitue une approbation manifeste du bilan de la direction sortante, contrastant avec ce qui s’était passé en 2023 où le bilan, pour la première et unique fois dans l’histoire de la CGT, avait été repoussé de justesse. Tout semble donc rentrer dans l’ordre. Pourtant, l’orientation suivie par la direction et celle qu’elle propose ne sont pas de nature à satisfaire les militants de lutte des classes. Concernant le Parti Révolutionnaire Communistes, celui-ci n’a cessé d’alerter sur les dangers que recèle ce congrès, ce résultat est conforme à ce que nous prévoyions, malheureusement. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les syndicalistes de lutte des classes. Attendons maintenant de voir ce que donnera le document d’orientation voté à l’issue du congrès, en tout cas, la direction de la CGT pourra toujours cacher ou taire la lutte des classes, elle ne pourra pas y mettre fin. Elle ne pourra pas empêcher des travailleurs de s’organiser, dans des organisations de classe, pour lutter pour leurs droits et afin de renverser le capitalisme.
Sommaire :
Luttes
Rassemblement des assistants familiaux en Vendée
Solidarité avec les 7 de Fleury-Michon
Grève des salariées de la société de nettoyage ONET de l'aéroport de Toulouse-Blagnac
Agression contre le secrétaire général du syndicat CGT de Sorbonne Université
Clinique Médipôle de Cabestany: une victoire mitigée, mais une victoire quand même
Amiens : les assistants d’éducation (AED) en grève réclament un vrai statut et un salaire décent
Plan de destruction de neuf emplois à Castel & Fromaget (Tarn-et-Garonne) premier constructeur de bâtiments métalliques en France
La CGT mobilisée pour réclamer une reconnaissance de l’exposition à l’amiante des personnels à la base de Lann Bihoué
Mobilisation de toute la filière automobile le 16 juin à 12h00 devant le siège de Stellantis
Les salariés du médico-social manifestent à Bordeaux
les salariés de Dumarey distribuent des tracts à Andrézieux-Bouthéon pour alerter sur 260 emplois menacés
60 emplois menacés chez TechnipFMC à Sens
Les salariés de Decathlon se sont mobilisés le 6 juin
10 juin appel à la grève des cheminots de la SNCF
Une trentaine de salariés de Cofiroute en grève près d’un péage du Mans
Les fonctionnements des collèges et des lycées perturbés le 2 juin
Grève des bus et des trams pendant les 24 heures du Mans
Le personnel de l’hôpital de Grasse en grève
Dossiers ; Économie
Daher va délocaliser une partie de sa production de Tarbes vers le Maroc
Loi française sur le démarchage téléphonique, emplois menacés au Maroc
La Redoute prévoit 138 suppressions de postes, dont une centaine à Roubaix
Le loueur de barriques de vin H&A (Gironde) sera effectivement liquidé
Duralex : le point de vue de la CGT Loiret, inquiète pour l'avenir des salariés
Un triste record : un salarié sur deux est en détresse psychologique
Michelin veut supprimer 1.500 emplois
Safran de Mantes-la-Ville va fermer alors qu’elle tourne à plein régime
Orchestra ferme un atelier à Lunel-Viel (Hérault) , 21 salariés licenciés
54éme congrès de la CGT
Une étude de l’Unédic : il n'existe pas de chômeur oisif
Le coût du pétrole et l’effet sur le prix des produits utilisés pour le biocarburant
La peur d’une "déferlante " de tracteurs chinois
International ; Solidarité internationaliste
11 juin : projection d’Algérie sections armes spéciales
Les droits des travailleurs en recul dans le monde y compris en France
V. Zelensky remet ça et baptise une unité militaire ukrainienne avec le nom d’une organisation fasciste
Corée du Sud : grande victoire syndicale chez Samsung

Le Parti Révolutionnaire Communistes condamne l’accusation ignoble portée contre Raoul Castro, militant révolutionnaire. Nous condamnons l’accusation portée par le Département de la Justice des États-Unis, publiée le 20 mai, contre le général d’armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine (crédit photo Granma)
Édito
Les conséquences de la crise au Moyen-Orient provoquée par l'agression américano-sioniste contre l'Iran commencent à peser lourd dans la besace des travailleurs. Nous le répétons, tout cela appelle une riposte coordonnée, puissante et dans la durée pour défendre nos intérêts de classe. Semaine après semaine, nous faisons état des luttes menées par les travailleurs afin de défendre leur salaire, leur emploi et leurs conditions de travail et nous soulignons que sans s'attaquer à la cause : la crise du capitalisme dans sa forme impérialiste, et désigner un chemin de résistance : la lutte de classe pour en finir avec ce système nous menant à une catastrophe, il n'existe pas d'issue possible. Quel contraste avec le cirque politicien qui s'accélère avec la perspective de l'élection présidentielle. Si tous les prétendants candidats à la gestion des affaires du capital s'agitent, le capital en dernier lieu décidera de son champion, aucun ne remet fondamentalement en cause le pouvoir de classe de la grande bourgeoisie monopoliste. Ne perdons donc pas de temps à les écouter, organisons la lutte de classe, construisons les organisations révolutionnaires voila l'urgence du moment !
Sommaire
Luttes
- Rassemblement des Stellantis à Poissy le 18 juin pour l'emploi et la production
- Droits d'inscriptions : Édouard Kaminski Président de l'Université Paris Cité s'adresse aux personnels et aux étudiants de son université
- La FNIC-CGT alerte : nouvel état d'urgence !
- FNIC-CGT initiative jeunesse le 25 juin à Martigues
- Eurenco Sorgues (Vaucluse), les gendarmes évacuent les grévistes
- En Région PACA la CGT contre la répression syndicale
- Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT mise en examen
- Fibre Excellence : une réunion publique afin de présenter le projet des syndicats
- Rassemblement contre la fermeture du bureau de poste de Pissevin à Nîmes
- Secteur médico-social : un ras-le-bol qui s'exprime
- Polyclinique Pau Pyrénées (Pau) : 161 licenciements
- 29 jours de grève : un conflit social inédit à la clinique Médipole de Cabestany (Pyrénées-Orientales)
- Grève dans le médico-social: fermetures de services, plans sociaux, les associations en danger
- "Touche pas à mon badge": l'intersyndicale appelle à la grève à Roissy Charles-de-Gaulle le 18 juin
- "Tout le monde angoisse" : les salariés de l'usine pharmaceutique Euroapi en grève
- Ebra premier groupe de presse quotidienne régionale (PQR) de France lance une restructuration
- Assistants d’éducation : appel à la grève nationale le 2 juin afin de dénoncer leurs conditions de travail
- Amiens : les salariés du seul fabricant français d’acides aminés se mobilisent
- Blainville-sur-Orne (Calvados) habitants et élus se mobilisent pour la sauvegarde de leur bureau de poste
Dossiers, Économie
- Logement : projet de loi Jeanbrun, le point de vue de la Confédération Nationale du Logement CNL
- 290 suppressions d'emplois annoncées chez l’enseigne Okaïdi
- Crise viticole : des emplois en jeu
- Les librairies Le Furet du Nord demandent leur placement en redressement judiciaire
- Intelligence artificielle : l'encyclique Magnifica humanitas
- Groupe Bolloré
- Investissements chinois en Europe
- Entité sioniste : Début de crise dans la tech ?
- Les exportations militaires israéliennes explosent
- 54éme congrès de la CGT
International et Solidarité internationaliste
- Solidarité avec Cuba, bas les pattes devant Raoul Castro
- Parti Algérien pour la démocratie et le socialisme PADS : soutien à Cuba
- réhabilitation nazi en Ukraine
- Catastrophe minière en Chine : 82 morts
Luttes
Rassemblement des Stellantis à Poissy le 16 juin pour l'emploi et la production
Le coup de massue est tombé. Stellantis, le géant automobile né de la fusion entre PSA (Peugeot, Citroën) et Fiat Chrysler, vient d'annoncer un plan de réduction drastique de ses capacités de production en Europe1. Sont au programme, 800.000 véhicules en moins par an, soit l’équivalent de la fermeture d’une usine sur cinq2 sur le continent. La nouvelle a conduit à un recul de l’action de 6 % en une journée, forçant même la suspension de sa cotation en Bourse. cette annonce a fait l'effet d'un choc, c’est toute une filière industrielle qui tremble, et avec elle, des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects. Cette décision s’inscrit dans une logique implacable : délocaliser la production vers des pays à bas coûts (Maroc, Turquie, Amérique latine) en s’appuyant sur les traités de libre échange poussés et installés par l’Union Européenne. Et accélérer la transition vers l’électrique, mais sans garantie que les emplois suivront. Xavier Mathiex, secrétaire national de la CGT Métallurgie s'alarme: " C’est un séisme pour l’industrie française et européenne. On ne parle pas d’un simple ajustement, mais d’un démantèlement organisé ". Selon les syndicalistes et les experts ce n’est qu’un début, le plan Stellantis pourrait être seulement la première salve d’une vague de désindustrialisation sans précédent, avec des répercussions en cascade sur les sous-traitants, les équipementiers et les territoires.
Selon la CGT : " Cette nouvelle vague de désindustrialisation, de fermetures d’usines qui suivent les annonces des fermetures de la Française de mécanique (production des moteurs), de Poissy (assemblage de voitures) est le fruit de décennies d'une gestion au service du capital et de la recherche de la rentabilité financière maximale. C'est ce dogme qui détruit les emplois et le produire en France, pour la suraccumulation du capital et l'enrichissement des actionnaires."
Le maire Thierry Weber, (LR) de Kingersheim, commune voisine de l’usine déclare : " Si Mulhouse ferme, ce sera un coup de massue pour toute l’Alsace. Des milliers d’emplois indirects disparaîtront ". En effet, chaque emploi chez Stellantis en génère 3 à 4 chez les sous-traitants (Faurecia, Valeo, Bosch, Michelin…). Ainsi, si l’usine PSA de Mulhouse emploie 5.000 personnes. 20.000 autres travaillent pour des sous-traitants dans un rayon de 50 km. La production automobile européenne pourrait chuter sous les 5 millions de véhicules/an (contre 15 millions en 2000). Les emplois dans le secteur pourraient tomber sous les 500.000 (contre 2,3 millions en 2000). L’Europe deviendrait un simple marché d’importation concernant les voitures chinoises et américaines. Xavier Mathiex (CGT) affirme : " L’automobile, c’est la sidérurgie des années 2020. Si on ne réagit pas, on va revivre la même tragédie ". Il y a donc urgence à une action de la CGT, mettant en cause les vraies raisons de l’effondrement industriel : la suraccumulation du capital et la recherche du taux de profit maximal.
Afin de défendre les emplois, les savoir-faire et les outils de travail, il faut stopper la casse industrielle. Il est temps qu'une grande lutte s'organise autour de la question des emplois industriels, l'initiative du rassemblement du 16 juin à 12h00 devant le siège de Stellantis pourrait en marquer le début. Le Parti Révolutionnaire Communistes a consacré un débat à ces questions fondamentales3 il en est activement partisan.
Droits d'inscriptions : Édouard Kaminski Président de l'Université Paris Cité s'adresse aux personnels et aux étudiants de son université
Le décret discriminatoire sur les droits d'inscriptions différenciés pour les étudiants non-communautaires4 fait l'objet d'un rejet dépassant les seules organisations syndicales des personnels et des étudiants. Le mardi 26 mai des centaines d'étudiants et de personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, se sont à nouveau rassemblés place Jussieu avant de manifester jusqu'au ministère. Des Présidents d'Université et des instances prennent aussi position contre ce décret. C'est le cas à Paris Cité où le Président Kaminski s'est adressé aux personnels et aux étudiants : "Les conseils centraux de notre établissement – sénat académique et conseil d'administration – se sont positionnés les 19 et 22 mai 2026 contre cette évolution au travers d'une motion. J'ai défendu, en tant que président de l'Université Paris Cité, cette même position au sein de France Universités (association rassemblant les présidentes et présidents des universités et établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche), et lors d'une audition au Sénat. L'université de rennes 2 a pris également position contre les mesures sur les droits d'inscriptions.
La FNIC-CGT alerte : nouvel état d'urgence !
Dans un communiqué la FNIC-CGT alerte sur le danger que représente pour les libertés le texte sur la programmation militaire voté au Parlement :" Un texte particulièrement dangereux a été inséré dans le projet de loi de mise à jour de la programmation militaire 2024-2030. L’article 21 de ce projet, crée de toutes pièces un régime juridique inédit : l’état d’alerte de sécurité nationale. Le texte a été adopté à l’Assemblée nationale, en première lecture, le 18 mai, avec les voix du camp gouvernemental et de l’extrême droite. L’article a été adopté par 62 voix pour et 19 contre. Le camp gouvernemental et le Rassemblement national ont voté pour. Le Parti socialiste, qui avait voté pour en commission, s’est abstenu en séance. La gauche radicale et les écologistes ont massivement voté contre. Le texte doit maintenant être examiné au Sénat, avec pour objectif une adoption définitive avant le 14 juillet. L’article 21 crée, selon le gouvernement, un simple « outil de réactivité administrative en temps de crise ».
Dans les faits, ce régime d’exception est activable par décret en Conseil des ministres, sans vote préalable du Parlement, dès lors qu’il existerait une menace grave contre la sécurité nationale. Ce régime peut s’appliquer sur tout ou partie du territoire national et couvre trois catégories de dangers : une menace sur la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et à la protection de la population ; une menace justifiant la mise en œuvre des engagements internationaux de la France en matière de défense ; une menace justifiant un déploiement à bref délai des forces françaises ou alliées sur le territoire national. Des motifs qui restent très flous. Ce dispositif devrait prendre place dans le Code de la défense dans la partie intitulée Régimes d’application exceptionnelle, aux côtés de l’état de siège et de l’état d’urgence : c’est bien un troisième régime d’exception qui est crée.
La ministre Catherine Vautrin a martelé que ce dispositif ne touchait pas aux libertés individuelles. Il permettrait, selon elle d’augmenter les moyens de production, de protéger certaines entreprises sensibles et d’installer en urgence des capacités d’hébergement ou de soins. Mais le danger est dans ce qui n’est pas dans les discours officiels. Une fois l’état d’alerte déclenché, le gouvernement dispose de tout un tas de dérogations au droit commun. Dès le 3 mai, une tribune publiée dans L’Humanité et cosignée par plusieurs organisations dont la CGT, avait alerté sur les dangers du texte.
Il s’agit en fait d’un état d’urgence qui ne dit pas son nom, activable sur des critères volontairement flous et vagues, permettant des dérogations immédiates aux règles de protection environnementale, au droit du travail, aux règles d’urbanisme et même au droit du patrimoine archéologique. Plus inquiétant encore : ce dispositif permettrait la création de périmètres de protection contrôlés soumis à autorisation d’accès par simple arrêté préfectoral, ainsi que des enquêtes administratives sur les salariés travaillant dans des zones liées à l’économie de guerre. Le contexte de guerre que nous vivons actuellement va, grâce à ce texte, servir à discipliner la société, à faire reculer les droits et les libertés, et à tout subordonner aux logiques du profit. La société entière sera aux ordres des capitalistes et notamment des marchands de canons. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a justifié la création de ce régime d’exception par la nécessité de faire face à des crises hybrides, rapides et imprévisibles, mêlant le militaire, l’économique, le cyber et l’informationnel. Et donc, quand la sécurité est en jeu, il ne doit plus y avoir de contraintes."
FNIC-CGT initiative jeunesse le 25 juin à Martigues
La FNIC-CGT invite les jeunes à participer à un grand rassemblement le 25 juin à Martigues5. Elle note : " Les jeunes de notre classe ont systématiquement, dans notre histoire sociale, été à l’avant-garde des luttes. Il suffit, pour le prouver, de regarder l’âge de nos martyrs durant la grande Résistance face aux nazis. Organiser la jeunesse dans nos syndicats en vue de la lutte est un impératif pour la fédération, tant les jeunes sont exploités dans les pires conditions, avec des contrats jetables.
Eurenco, Sorgues (Vaucluse), les gendarmes évacuent les grévistes
Le conflit social depuis plus de quatre mois avec la direction d’Eurenco revendiquant, entre autres, des augmentations de salaires. Le mercredi 20 mai, une dizaine de militants manifestaient contre le licenciement d’un salarié syndiqué, ils ont été évacués de l’entrée du site par les gendarmes. La section vauclusienne du syndicat FO et sa secrétaire générale, dénoncent dans un communiqué : " une répression syndicale inacceptable ainsi qu’une atteinte au droit de grève ". De son côté, la CGT condamne cette évavuation : " instrumentalisée par la direction d’Eurenco, décomplexée face à des travailleuses et travailleurs qui luttent pour des augmentations de salaires et contre la criminalisation de l’action syndicale ".
En Région PACA la CGT contre la répression syndicale
Le 22 mai, la CGT PACA a tapé du poing sur la table à propos de la répression syndicale s'accentuant : " On vit un moment de bascule, avec une remise en cause profonde de la démocratie sociale. La CGT est confrontée à grand nombre de situations qui nous préoccupent très fortement. " a déclaré le secrétaire du comité régional de la CGT PACA.
Il a entre autre dénoncé la situation faite au secrétaire général de la CGT du GPMM, Pascal Galéoté est confronté à une procédure judiciaire dans l’affaire de la gestion du CSE. Selon le journal La Marseillaise6 :" la justice reproche aux représentants de la CGT GPMM un abus de confiance ". Ce n'est pas évidemment le point de vue de la CGT : " On a plus l’impression que c’est l’activité de la CGT, ultra-majoritaire sur le port : est visée. Les trois quarts des salariés du port ont voté pour la CGT aux dernières élections ". Un appel à la mobilisation, pour le 1er juin, date du rendu de la décision de justice autour des comptes du CSE du GPMM a été lancé. Le secrétaire CGT de la Région PACA a également rappelé : "la situation de la Bourse du travail d’Arles où la CGT est menacée d’expulsion par le maire. Ce sont ses locaux historiques, que la CGT occupe depuis 126 ans. À Arles comme ailleurs, il est hors de question que la CGT se laisse déposséder des maisons des travailleurs. "
En affirmant: " La seule limite à l’oppression, c’est la résistance à celle-ci ! ", la CGT PACA entend bien ne pas laisser faire.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT mise en examen
Le communiqué de la CGT7
Pour la deuxième fois en six mois, la secrétaire générale de la CGT est mise en examen. Cela fait suite à une plainte en diffamation de l’entreprise Tefal contre les propos de Sophie Binet : « la CGT de Tefal fait face à une répression patronale violente" tenus lors d'un débat à la Fête de l'Humanité en septembre 2025.
Ces propos sont pourtant totalement étayés par les faits. En effet, Ouria Belaziz, coordinatrice CGT du groupe SEB (détenant la marque TEFAL) et membre de la direction confédérale de la CGT a été sanctionnée par son entreprise et sera aux Prudhommes le 4 juin prochain afin de contester cette sanction inique. Un ancien militant CGT et salarié de Tefal, est lui aussi poursuivi pour diffamation et injure suite à la diffusion du documentaire dans l'émission Debadoc, le 29 mai 2025.
Par cette plainte la société Tefal du groupe SEB, confirme sa pratique décomplexée de la répression syndicale pour tenter de faire taire toutes celles et ceux osant critiquer les choix de la direction et alerter sur la dangerosité des PFAS, un composant chimique utilisé par Tefal pour ses poêles. Les propos pour lesquels la secrétaire générale de la CGT est poursuivie sont anodins. Sur cette base, la quasi totalité des syndicalistes du pays pourraient être poursuivis.
Cette mise en examen n'est malheureusement pas un fait isolé : plus de 1000 militant·es CGT font l'objet de poursuites judiciaires ou patronales dans le cadre de leur mandat syndical. En cause: l'indépendance syndicale. Le fait comme quoi des syndicalistes osent questionner les choix des directions d'entreprise ne supportant pas qu'on les mette devant leurs responsabilités.
La liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du travail. Il est hors de question de laisser des multinationales ou des milliardaires multipliés les procédures baillons sans réagir. La CGT appelle le gouvernement et les parlementaires à agir immédiatement pour protéger la démocratie et à légiférer afin de protéger la liberté d'expression et les libertés syndicales. Les syndicalistes, les militantes et militants s'engagent en faveur de l'intérêt général, pour défendre les travailleurs et travailleuses, agir pour l'emploi et l'environnement. Leur place n'est ni dans les tribunaux ni dans les commissariats !
La CGT le rappelle clairement : elle ne baissera jamais les yeux face aux patrons et se battra toujours, en toute indépendance, pour défendre les salarié·es.
Fibre Excellence : une réunion publique pour présenter le projet des syndicats
Le jeudi 21 mai, à l'invitation de la CGT 1.500 personnes ont participé à une réunion au Parc des expositions du Comminges, à Villeneuve-de-Rivière contre la fermeture de Fibre Excellence à Saint-Gaudens. A cette occasion la CGT a présenté ses propositions pour la relance de l'activité de l'entreprise dans le cadre de la recherche d'un repreneur. Rappelons-le : Fibre Excellence est en redressement judiciaire depuis le 27 avril, accompagné d’une période d’observation de six mois. Selon le délégué CGT à Fibre Excellence Sébastien Oustric la pâte fluff que l'on pourrait produire à Saint-Gauden : "C’est une pâte à papier spéciale, avec une plus forte valeur ajoutée. Elle est utilisée dans les protections hygiéniques pour les personnes âgées ou les alèses pour les hôpitaux. C’est un marché qui est en constante évolution avec un prix assez stable. Il faudrait un investissement pour adapter la production, mais qui n’est pas colossal, autour de 40 millions d’euros. Pour une industrie lourde comme la nôtre, ce n’est pas un chiffre énorme. Et le retour sur investissement se fait sur trois ans." En l'état, quatre repreneurs seraient intéressé par la reprise de l'activité de l'entreprise.
Grève à La Poste de Thouars ( Deux-Sèvres) contre la suppression de quatre tournées
A la Poste de Thouars, un bon nombre des facteurs ont fait grève le mardi 26 mai, sur toute la journée. Le mouvement a commencé le 9 mai. Prenant de l'ampleur la semaine passée avec des débrayages d'une heure le matin du lundi 18 au mercredi 20 mai. Chaque fois, les agents se mobilisent. S'ils ne sont pas contre la réorganisation en elle-même, le problème c'est qu'elle réorganisation. Selon le responsable CGT : " Ils sont prêts à la suppression de trois tournées, mais quatre, c'est une ligne rouge."
Rassemblement contre la fermeture du bureau de poste de Pissevin à Nîmes
Une quarantaine s’est rassemblée ce mardi matin devant le bureau de poste du quartier populaire de Pissevin, est fermé depuis jeudi dernier. Les habitants, mobilisés à l'appel du centre social Les mille couleurs souhaitent conserver leur bureau de poste. La direction de la Poste invoque des questions de sécurité concernant le personnel et les usagers. Baisser les bras, c'est laisser la place aux facteurs d'insécurité que constituent les trafics divers se nourrissant de la misère sociale générée par la politique du capital et du pouvoir.
Secteur médico-social : un ras-le-bol s'exprimé
La Glacerie Cherbourg :150 personnels du secteur médico-social se sont mobilisées le 26 mai 2026 à La Glacerie près de Cherbourg, dénonçant un manque de moyens toujours plus criant et un pouvoir d'achat des salariés qui baisse. Ils se sont rassemblés dans la matinée devant les locaux d'ACAIS, structure d'accompagnement des personnes en situation de handicap à La Glacerie. Des associations d'aide aux personnes âgées, à l'enfance ou encore à l'insertion étaient également présentes. Toutes dénoncent des coupures budgétaires les empêchant aujourd'hui de faire leur travail dans de bonnes conditions et des salaires non revalorisés avec un pouvoir d'achat en baisse.
Une vingtaine de travailleurs du médico-social rassemblés à Nîmes
Une vingtaine de travailleurs du médico-social était en grève le 26 mai, devant la Maison départementale des personnes en situation de handicap (MDPH) du Gard, à Nîmes, dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de valorisation de leur métier.
Ils sont auxiliaires de vie, éducateurs spécialisés ou encore ex-membres de l'aide sociale à l'enfance (ASE), et tous partagent un même constat :"Nos conditions de travail se dégradent". Telle est la raison de leur action.
Polyclinique Pau Pyrénées (Pau) : 161 licenciements
Le 31 mars dernier, la polyclinique Pau Pyrénnées a été placée en redressement judiciaire. Le 7 mai, la direction a confirmé la fermeture de la maternité sur le site Navarre, et le licenciement d’un maximum de 161 personnels sur 542 salariés mettant en œuvre le mal nommé plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Dont elle veut discuter les contours avec les syndicats. Si début avril les personnels s’étaient mis en grève, la CFDT semble faire preuve d'un fatalisme total face aux mesures de suppression d'emplois. Cependant, face au coup porté, la riposte s’organise. Quatorze associations, organisations syndicales et partis politiques ont acté la semaine passée la création d’un comité de défense afin d’exiger le maintien en l’état de la Polyclinique Pau Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques)8.
29 jours de grève : un conflit social inédit à la clinique Médipole de Cabestany (Pyrénées-Orientales)
Les salariés ont voté la reprise du travail, mais exigent d’abord une validation juridique du texte. « Parce que parfois, dans les accords, une simple virgule, ou un simple mot, peut rendre l’accord caduc. Il va falloir être sûr que tout ça est bien solide », insiste Simon Orméda, élu CGT.
Depuis près de quatre semaines, le conflit oppose salariés et direction autour de questions de : rémunération, primes et garanties sociales. Un bras de fer inédit par sa durée dans cet établissement de santé privé.
Parmi les avancées obtenues figure notamment la pérennisation d’une prime de 400 euros.
Grève dans le médico-social: fermetures de services, plans sociaux, les associations en danger
Une intersyndicale Sud-CFDT-FO appelle à la mobilisation, mardi 26 mai, à Bourg-en-Bresse, pour dénoncer le manque de moyens financiers dans les structures accueillant les plus fragiles et connaissant aujourd’hui des difficultés. Les représentants des personnels défendent un système basé sur la solidarité et non sur le niveau de ressources des bénéficiaires.
Les revendications concernent également salaires et conditions de travail. La survie du secteur est en question, les associations sont en danger fermetures de services, plans sociaux, plans de retour à l’équilibre. Conséquences du budget austéritaire 2026 et de la privatisation des structures lucratives et du tri de la population fait en fonction des ressources.
"Touche pas à mon badge": l'intersyndicale appelle à la grève à Roissy Charles-de-Gaulle le 18 juin
Attribution des badges permettant d'entrer et de travailler dans l'aéroport parisien se durci. L'intersyndicale composée de la CGT Roissy, la CFDT Roissy-CDG, l’UNSA UL MOSZAR et Sud appelle les salariés de la plateforme à la grève générale.
Les organisations syndicales reprochent aux autorités (la préfecture de Paris) de durcir les critères d'attribution des badges permettant d'entrer et de travailler dans l'aéroport parisien avec ce mot d'ordre: "le travail est un droit, touche pas à mon badge."
Dans un tract, l’intersyndicale explique : "des habilitations sont refusées pour des motifs mineurs et n’ayant aucun lien avec les impératifs de sûreté ou de sécurité" et "désormais, pour une simple amende, un jugement ayant abouti à un non-lieu, ou même pour quelqu’un en attente de jugement, vous pouvez perdre votre droit de travailler. Une aberration qui ne respecte pas la loi sur la présomption d’innocence ".
Ce mouvement concerne les agents de sécurité, d'entretien, bagagistes, vendeurs des boutiques, agents au sol.
"Tout le monde angoisse" : les salariés de l'usine pharmaceutique Euroapi en grève
Les salariés du site de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime) de l'usine pharmaceutique Euroapi en grève jeudi 21 mai 2026. Ils dénoncent le PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) annoncé par la direction mi-mars prévoyant 33 suppressions de postes dont 20 licenciements.
"On demande ni plus ni moins l'arrêt de ce PSE", déclare Yohann Petit, représentant CGT d'Euroapi.
Ebra premier groupe de presse quotidienne régionale (PQR) de France lance une restructuration
Le calendrier semble s’accélérer : la direction de ce mastodonte de la presse quotidienne régionale (le Dauphiné libéré, le Bien public, l’Est républicain, les Dernières Nouvelles d’Alsace…) s’apprêterait à lancer le coup d’envoi d’une grosse restructuration de 500 postes à la trappe en juin ! La majeure partie de la procédure se déroulerait durant les grandes vacances…
Assistants d’éducation : appel à la grève nationale le 2 juin afin de dénoncer leurs conditions de travail
Face à la dégradation de leurs conditions de travail, les AED réclament plus de moyens et une véritable reconnaissance de leur rôle essentiel dans les établissements scolaires.
« Nous exigeons la création des postes et le recrutement des assistants d’éducation pour répondre aux besoins, la création d’une grille salariale nationale permettant une revalorisation des AED, l’accès à une formation initiale et continue, sur temps de service, un droit effectif à la mobilité », écrivent dans un communiqué commun publié vendredi 22 mai la CGT-Educ’action, Sud-Education, le SNES-FSU, l’UNSA, FO, la CFDT éducation et le Snalc. « Pendant que le ministre affirme faire du climat scolaire une de ses priorités, les vies scolaires sont asphyxiées par le manque de moyens » et « rien n’est fait par le ministère pour permettre aux AED d’exercer leurs missions dans des conditions acceptables et décentes », dénonce l’intersyndicale. « Les conditions de travail, déjà difficiles, vont encore se dégrader ».
Amiens : les salariés du seul fabricant français d’acides aminés se mobilisent
Dans la Somme, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, mercredi 21 mai, devant l’usine Eurolysine de la zone industrielle nord d’Amiens, à l’appel des organisations syndicales. L’objectif est d’alerter sur l’avenir du site employant 320 salariés.
Un chiffre d’affaires en hausse de 170 millions d’euros l’ex-usine Metex devenue Eurolysine est la seule à produire des acides aminés en France et dernier fabricant européen de lysine, valine, tryptophane, leucine... Ces acides aminés sont des ingrédients essentiels améliorant l’alimentation animale diminuant les besoins en soja rendant meilleure l’utilisation du maïs ou du blé. Fournissant également la pharmacie, la lysine est un des ingrédients nécessaires à la production d’Aspégic et les autres acides aminés sont incorporés aux poches de nutrition hospitalières. Eurolysine reste la seule usine de fabrication de ces acides aminés stratégiques couvrant à elle seule un cinquième des besoins de l’Union européenne (500 000 tonnes au total). Une concurrence chinoise massive, sur fond de recomposition des alliances géopolitiques et de tensions croissantes dans le commerce international. La Chine, en dix ans, a porté ses capacités de production de lysine de quasiment rien à 4 millions de tonnes afin d’être indépendante au soja importé des Etats-Unis.
Blainville-sur-Orne (Calvados) habitants et élus se mobilisent pour la sauvegarde de leur bureau de poste
Près de Caen, la commune de Blainville-sur-Orne craint pour l'avenir de son bureau de poste et de son distributeur de billets. La commune se bat pour le préserver. 200 personnes se sont rassemblées devant le bureau de poste communal samedi 23 mai. Les habitants déplorent une dégradation de la qualité de service : fermetures intempestives et manque de personnel au guichet.
Dossiers, Économie
Logement : projet de loi Jeanbrun, le point de vue de la Confédération Nationale du Logement CNL
Réunie au sein du Conseil national de l’habitat, la Confédération Nationale du Logement9 (CNL) a voté contre le projet de loi dit « de relance du logement » porté par le gouvernement. Derrière l’affichage d’une prétendue simplification destinée à répondre à la crise du logement, ce texte organise en réalité une dérégulation massive au profit des intérêts privés, au détriment des locataires, du logement social, de la transition écologique et de l’égalité territoriale. La CNL dénonce particulièrement l’orientation prise concernant la future ANRU 3. Alors que la rénovation urbaine devrait avoir pour objectif premier de réduire les inégalités territoriales, de désenclaver les quartiers populaires et de garantir l’égalité des droits, le gouvernement fait le choix d’un tournant sécuritaire inquiétant. L’accent mis sur les « vulnérabilités sécuritaires » et la « reconquête républicaine » ouvre la voie à une stigmatisation accrue des habitants des quartiers populaires. Cette logique risque d’accélérer les démolitions sans garanties suffisantes de reconstruction équivalente, avec des relogements plus éloignés, plus chers et synonymes de ruptures sociales pour les familles concernées. Pour la CNL, la rénovation urbaine ne peut être réduite à une logique de contrôle social ou de gestion sécuritaire des territoires. Elle doit au contraire permettre le développement des services publics de proximité, garantir le droit à une ville verte partout sur le territoire, renforcer la démocratie locataire et améliorer concrètement les conditions de vie des habitants. Le projet de loi marque également un recul grave sur la rénovation énergétique des logements. En permettant le maintien sur le marché de logements classés F et G sous simple promesse de travaux, parfois pendant plusieurs années, le gouvernement organise de fait une assignation à résidence des classes populaires dans des logements énergivores, coûteux et dégradés. Sous couvert de contraintes techniques ou administratives, les propriétaires pourront continuer à louer des passoires thermiques jusqu’à cinq ans dans certains cas, tout en étant largement exonérés de leurs responsabilités. Pendant ce temps, les locataires continueront de subir des factures énergétiques insupportables, l’inconfort thermique et les problèmes de santé liés à des logements mal isolés.
La CNL refuse que la transition écologique soit une fois encore repoussée pour préserver la rentabilité immobilière. Ce texte ralentit l’application de la loi Climat et Résilience et protège davantage les intérêts des bailleurs et non les droits des habitants. Le projet prévoit en outre de nouvelles possibilités concernant les bailleurs sociaux d’augmenter et déconventionner les loyers, après travaux de rénovation énergétique « allégés ». La CNL refuse de faire payer, encore et toujours, le coût de la rénovation du bâti aux seuls locataires et exige le
retour de l’Etat dans le financement du parc locatif social garantissant son rôle de protection et de justice sociale. De plus, il convient que la loi prévoit de réparer un oubli : le gel voire la baisse des loyers des logements F et G dans le parc social et l’abrogation définitive de la 3e ligne de quittance.
Enfin, le renforcement des pouvoirs locaux dans les attributions de logements sociaux, combiné à la délégation du contingent État et du DALO nous inquiète. Lorsque le Ministre lui-même constate : « plus de 1 100 communes restent aujourd’hui déficitaires au titre de la loi SRU » alors que le besoin en logements sociaux reste une urgence, on est en droit de penser qu’il existe un risque sérieux d’accentuation des inégalités territoriales, de pratiques arbitraires et clientélistes dans l’accès au logement. Combien de communes demain si elles peuvent y déroger, continueront à porter la mixité sociale alors que les discours délétères, de discrimination sociale et raciale se font de plus en plus entendre sous le coup de la progression de l’extrême droite. Dans un contexte d’explosion des loyers, d’effondrement de la construction de logements accessibles et d’aggravation de la précarité énergétique, la CNL refuse que la crise du logement serve de prétexte à une dérégulation généralisée et à un affaiblissement des droits des habitants. La priorité doit être de remettre le droit au logement au cœur des politiques publiques :
– un plan massif de financement du logement social et très social afin de répondre aux besoins populaires ;
- la fin de la RLS et le réengagement de l’État dans l’aide à la pierre
– un encadrement réel et contraignant des loyers dans toutes les zones tendues ;
– l’interdiction effective des passoires thermiques, avec obligation de travaux rapides concernant les propriétaires et sans répercussion sur les loyers ;
– un grand service public national de la rénovation énergétique garantissant des logements dignes, économes et accessibles ;
– le développement des services publics de proximité dans les quartiers populaires afin de lutter réellement contre les inégalités territoriales ;
– une rénovation urbaine construite avec les habitants et les associations de locataires, respectueuse du droit au maintien dans les lieux et du droit à la ville ;
– le renforcement de la démocratie locataire dans les organismes HLM et les politiques locales de l’habitat ;
– la défense du DALO et de l’égalité d’accès au logement sur l’ensemble du territoire ;
– l’arrêt des politiques de démolition sans reconstruction équivalente de logements accessibles ;
- l’arrêt des expulsions et l’examen d’un fonds de protection locative permettant d’aller vers la construction d’une sécurité sociale du logement ;
- La pérennité et la généralisation du dispositif d’encadrement des loyers.
Pour la CNL, le logement ne peut être abandonné aux logiques de marché et de rentabilité. Il constitue un droit fondamental et un bien commun. Face à un texte organisant un recul social et écologique, la CNL appelle l’USH à refuser d’entrer dans la logique de démantèlement du logement HLM portée par ce projet de loi et à faire front avec les associations locataires et les syndicats. La CNL appelle aussi à une mobilisation large des acteurs du logement, les élus et de l’ensemble des citoyen.es attaché.es à une politique du logement fondée sur la solidarité, l’égalité et la dignité.
290 suppressions de postes annoncées chez l’enseigne nordiste Okaïdi
Le groupe IDKIDS avait annoncé le 27 janvier la demande de placement en redressement judiciaire pour plusieurs de ses marques comme Okaïdi, Obaïbi et Oxybulle10.Le groupe vient de présenter en CSE son projet de réorganisation pour Okaïdi. Selon le journal La Voix du Nord11 : "Il prévoit l’arrêt des activités d’OKAIDI en Allemagne (17 magasins), en Pologne (25) et au Portugal (2), « des pays structurellement déficitaires ». Ces 44 magasins sont en cours de fermeture et emploient 140 salariés. Le réseau d’Okaïdi en France se recentrera pour sa part sur ses sites « les plus performants et avec les meilleures perspectives ». Les fonctions support vont quant à elles être adaptées « au nouveau périmètre de l’entreprise ». Ces mesures pourraient concerner un maximum de 290 postes sur 2 000 en France (14 % des effectifs), l’entreprise employant à date 4 500 personnes au total dans le monde. « Un dispositif d’accompagnement sera mis en place pour les collaborateurs concernés, privilégiant le reclassement, la mobilité interne et l’accompagnement individualisé », assure IDKIDS. A l’issue de cette réorganisation, Okaïdi conservera un réseau de 272 magasins en France (sur environ 335 actuellement) et 766 dans le monde."
Crise viticole : des emplois en jeu
La cave coopérative de Leucate, Cap Leucate, en association avec Val d’Orbieu, importante structure basée à Narbonne, spécialisée dans la commercialisation du vin, a déposé une offre de reprise partielle de la cave coopérative Arnaud de Villeneuve. Cette dernière, compte 150 viticulteurs, elle est en très grande difficultés financières. En six ans sa production a été divisée par trois. Fragilisée par plusieurs difficiles et mauvaises récoltes, la coopérative, longtemps considérée comme un pilier de la viticulture catalane. Sans repreneur, serait menacée de disparition. Le projet de reprise ne permettrait pas de préserver l’ensemble des emplois. Sur la trentaine de salariés que compte actuellement la cave de Rivesaltes, seuls sept seraient conservés.
Les librairies Le Furet du Nord demandent leur placement en redressement judiciaire
Le groupe NOSOLI, à Tourcoing dans le Nord a engagé, selon sa direction, une procédure de redressement judiciaire afin de pouvoir poursuivre sa transformation. Cette communication a été faite après la réunion du CSE du 26 mai. NOSOLI regroupe les enseignes Furet du Nord et Decitre, soit un total de 27 librairies et un site de e-commerce. Cette demande s'inscrit dans un plan de transformation entamé en 2025 pour faire face à un marché des biens culturels en crise avec un recul des volumes depuis 2021.
Intelligence artificielle : l'encyclique Magnifica humanitas
L'intelligence artificielle IA, fait couler beaucoup d'encre, faisant l'objet d'une spéculation forcenée en ce qu'elle semble un nouvel eldorado du capitalisme. Si de ce point de vue rien ne semble sûr, par contre sa mise en œuvre dans de nombreux secteurs de l'activité économique a pour résultats immédiats des dizaines de milliers de suppressions d'emplois12. Au delà de cet aspect redoutable pour les salariés, se posent incontestablement des questions de société d'une grande importance et dont certains considèrent même qu'il s'agit ni plus ni moins que de l'avenir de nos sociétés humaines. Il n'est pas étonnant dans ces conditions que l'Église catholique se soit penchée sur la question. Elle vient de le faire en publiant l'encyclique : Magnifica humanitas13. Nous reviendrons sur ce document important et nous l'analyserons. Le Pape Léon XIV, l'inscrit dans les pas de l'encyclique rerum novarum14 produite il y a 135 ans par le Pape Léon XIII. Cette encyclique a été et continue d'être ce que l'on appelle la doctrine sociale de l'église. Prenant en compte les conditions sociales de la classe ouvrière, l'église s'y est attachée à construire une orientation sociale ne remettant pas en cause les fondements même du système d'exploitation capitaliste. Cette encyclique a servi de base idéologique au mouvement chrétien social et aux organisations syndicales qui en sont nées. En France, La CFTC, comme la CFDT se rattachent toujours à ce courant.
Groupe Bolloré
Suite à l'annonce Maxime Saada (patron de Canal+) de vouloir blacklister les signataires de la tribune "zapper Bolloré", la CGT spectacle et la ligue des droits de l'homme ont assigné Canal+ en justice pour discrimination envers les signataires.
Investissements chinois en Europe
On assiste à une hausse considérable des investissements chinois en Europe, 9 pays comptent plus de 10 Milliards d’euros cumulés entre les années 2000 et 2025. Les Royaume-Unis ont pour leur part accepté un afflux massif de capitaux à hauteur de 85 Milliards d’euros (le double de l’Allemagne). Ces niveaux records ont un lien avec la reprise de fusion-acquisitions ayant eu lieu il y a dix ans, stimulant les investissements chinois.
L’Europe est convoitée pour : son marché de l’automobile et conceptions de batteries avec des usines notamment en Espagne et en Hongrie.
D’autres secteurs sont porteurs de retours sur investissements telle l’énergie (le solaire ou l’éolien) ou les data center.
La Chine mise également sur le rachat de capitaux et le contrôle de groupe dans des entreprises prometteuses comme les jeux vidéo, l’électronique grand public. Pour l’année 2025 on constate une augmentation de 50% des constructions chinoise en Europe, mais le pays reste prudent car la situation géopolitique et internationale avec son voisin américain est agressive et peut changer rapidement.
L’exportation de ses produits chinois reste toujours plus rentable qu’une production en Europe, toutefois la Chine on peut le remarquer, par son implantation en Europe s’intègre un peu plus à l'économie mondiale.
Entité sioniste : Début de crise dans la tech ?
Après trois années de génocide du peuple palestinien, la préoccupation des media se porte plutôt sur le secteur de la tech, un des plus profitables du pays (la moitié de ses exportations) et son entrée dans une crise faisaient les gros titres de la presse en ce moment. Les faits : depuis quelques mois le dollar américain a perdu 20% face au shekel israélien poussant le secteur vers la chute.
Cette baisse pose un problème à l’industrie de la tech car les revenus (comme les levées de fonds, …) sont faites en dollars tandis que les salaires des employés sont en shekel, les entreprises tombent donc dans un déficit. Pour y remédier elles se donnent deux solutions : engager plus de personnes à l’étranger ou faire des coupes budgétaires majeurs cela pose aussi problème.
Pourtant le secteur a vu des levées de fonds records dans les deux dernières années (25% de hausse par rapport à 2024). Le premier trimestre de l’année 2026 a vu une levée de 3,4 milliards de dollars prouvant un intérêt majeur pour le secteur de la part des investisseurs. Les problèmes du dollar entraînent un retrait de ceux-ci, c’est angoissant. Pour éviter ce scénario les grandes entreprises de la tech tentent de faire pression sur la banque d’Israël de sorte qu’elle réduise son taux directeur (actuellement à 4%) de 0,5% afin de faire baisser la pression sur le shekel.
Les exportations militaires israéliennes explosent
Les ventes d’armes israéliennes ont atteint près de 15 milliards de dollars en 2024, portées par l’Europe, l’Inde et la demande en technologies "testées au combat". Ces ventes ont doublé en cinq ans. L’Allemagne a notamment conclu avec Israël l’un des plus importants contrats militaires de son histoire récente avec l’achat du système antimissile Arrow 3, développé par Israël Aerospace Industries, pour environ 3,5 milliards de dollars. L’Inde, membre important des BRICS+ est également un partenaire majeur de l'industrie d'armement israélienne. Les relations militaires entre New Delhi et Israël se sont considérablement renforcées sous le gouvernement Modi. Selon le PDG d’Israel Aerospace Industries, Boaz Levy, cité par le journal The Times of Israël : " les désaccords politiques avec certains alliés européens n’avaient pas empêché la poursuite des grands contrats militaires israéliens."
54éme congrès de la CGT
Le 54éme congrès de la CGT commence le 1er juin à Tours. Nous avons consacré une série d'articles à la préparation de ce congrès, en particulier en analysant le document d'orientation présenté par la direction de la confédération. Nous mettons ici en lien le dernier article de cette série. Nous continuerons ce travail en analysant la teneur du congrès.
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/syndicats/3967-le-veritable-enjeu-du-54eme-congres-de-la-cgt-le-basculement-assume-vers-la-collaboration-de-classe
International et Solidarité internationaliste
Solidarité avec Cuba, bas les pattes devant Raoul Castro
Une marche militante de solidarité avec le peuple cubain héroïque a eu lieu dans l’après-midi du 23 mai, à l’appel des organisations du KKE et de la KNE à Athènes, les manifestants envoyant le message «Ne touchez pas à Cuba! Que les impérialistes américains n’osent pas attaquer l’île de la Révolution!».
Le peuple d’Athènes a réaffirmé sa solidarité avec le peuple cubain en lutte, contre les plans états-uniens et leur blocus criminel. Devant l’ambassade des États-Unis, une grande banderole a été déployée avec le slogan «Ne touchez pas à Cuba – Solidarité avec le peuple cubain (Hands off Cuba – Solidarity with the Cuban people) », les manifestants affirmant leur détermination à se tenir aux côtés du peuple cubain. Les manifestants ont également dénoncé l’OTAN et l’UE pour leur contribution et leur soutien au blocus et aux plans états-uniens, mais aussi le gouvernement grec, n’ayant pas pipé mot sur ce qui se passe déjà et ce qui se prépare contre le peuple cubain. Peu avant, un rassemblement avait eu lieu sur la place de la Liberté, où Thodoris Chionis, membre du Comité central du KKE et secrétaire du Comité régional de l’Attique du KKE, a appelé à la vigilance dans les jours à venir face aux développements pouvant suivre, et a souligné:
" Nous poursuivons la lutte et exigeons:
- La levée de toutes les mesures d’embargo économique criminel des États-Unis contre Cuba. Laissez Cuba respirer!
- L’arrêt de toute forme de persécution à l’encontre de Raúl Castro et de la direction cubaine
- Cuba doit être retirée de la liste infamante des «États soutenant le terrorisme» établie par le Département d’État américain afin d’imposer un étranglement économique à l’île de la révolution
- Le gouvernement grec doit prendre position pour condamner l’agressivité à l’encontre de Cuba! "
Le KKE notons le, prépare un grand rassemblement-concert le 15 juin à Athènes pour célébrer le centenaire de la naissance du grand leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz.
Parti Algérien pour la démocratie et le socialisme PADS : soutien à Cuba15
SOLIDARITE AVEC LE COURAGEUX PEUPLE CUBAIN CONTRE LES PLANS IMPERIALISTES
Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS) condamne avec la plus grande fermeté les nouvelles provocations des États-Unis d’Amérique contre Cuba et les dirigeants historiques de la Révolution cubaine, notamment à travers les poursuites et les menaces visant le commandant Raúl Castro.
Cette nouvelle offensive politique, judiciaire et médiatique constitue une nouvelle étape dans la guerre permanente menée par l’impérialisme américain contre le peuple cubain depuis le triomphe de la Révolution dirigée par Fidel Castro en 1959. Malgré plus de six décennies de blocus criminel, de sabotage économique, d’opérations de déstabilisation et de tentatives d’isolement international, le courageux peuple cubain continue de défendre avec dignité sa souveraineté nationale, son indépendance politique et ses conquêtes sociales face aux agressions impérialistes américaines.
Le prétendu dossier lié à l’affaire dite “Brothers to the Rescue” de 1996, rappelle le PADS s’inscrit dans un contexte historique précis systématiquement occulté par les médias impérialistes occidentaux. Cette organisation contre-révolutionnaire basée à Miami, liée aux réseaux de la mafia anti-cubaine et soutenue par les centres impérialistes américains, multipliait les provocations et les violations de l’espace aérien cubain avec la complicité directe des services américains.
L’histoire des agressions contre Cuba est jalonnée de : complots, opérations clandestines et tentatives de déstabilisation organisés par l’impérialisme américain et ses relais contre-révolutionnaires. Encore récemment, une nouvelle tentative d’infiltration armée menée depuis la Floride par un groupe de contre-révolutionnaires lourdement armés à bord d’une embarcation rapide enregistrée aux États-Unis a été déjouée. Ce groupe préparait des actions terroristes et des opérations de déstabilisation. Cet épisode démontre une fois de plus que les réseaux contre-révolutionnaires basés aux États-Unis continuent d’agir avec le soutien des cercles impérialistes américains dans le but de semer le chaos et porter atteinte à la souveraineté de Cuba.
Aujourd’hui, les déclarations agressives de responsables américains, les pressions accrues contre Cuba ainsi que les démonstrations de force militaires américaines dans différentes régions du monde montrent que l’impérialisme cherche à créer un climat de tension pouvant servir de prétexte à une nouvelle escalade contre l’île révolutionnaire.
Le peuple algérien n’oubliera jamais les liens historiques profonds unissant l’Algérie révolutionnaire et Cuba. Dès les premières années de l’indépendance nationale, Cuba révolutionnaire a exprimé une solidarité concrète avec l’Algérie issue de la glorieuse guerre de libération nationale. Les relations fraternelles entre les peuples algérien et cubain se sont construites dans le combat commun contre le colonialisme, l’impérialisme, le sionisme et toutes les formes d’exploitation et de domination.
Le PADS appelle les peuples du monde, en particulier les travailleurs et les couches populaires, à exprimer une solidarité active et concrète avec le peuple cubain, à exiger la levée immédiate et inconditionnelle du blocus américain criminel contre Cuba et à faire barrage à toutes les tentatives visant à étouffer la Révolution et les conquêtes du peuple cubain.
Réhabilitation nazie en Ukraine
L’État ukrainien vient de procéder à la ré-inhumation officielle d’un chef politique et militaire ukrainien celui-ci était lié à des unités militaires ayant collaboré avec les nazis. Cette ré-inhumation à laquelle a assisté le Président Zelensky fait partie d'un projet plus vaste appelé projet "Panthéon" censé glorifier les
hérosnationaux ukrainiens. Dans son discours, Zelensky a qualifié Andriy Melnyk16, dirigeant de l'OUN17, de " grande figure ukrainienne ", et lui a rendu des honneurs nationaux.
Selon le quotidien The Times of Israël : " Zelensky a annoncé préparer le rapatriement d’autres " héros ukrainiens " parmi lesquels Ievguen Konovalets, meneur nationaliste tout aussi controversé, tué aux Pays-Bas en 1938 et enterré à Rotterdam. Des média ont également rapporté que Kiev faisait pression pour obtenir de l’Allemagne la dépouille de Stepan Bandera, la figure de proue du mouvement nationaliste ukrainien qui collabora également avec l’Allemagne nazie."
Catastrophe minière en Chine : 82 morts
Le 22 mai, une explosion dans une mine de charbon du nord du pays (province de Shanxi) à causé la mort de 82 personnes. La Chine est le premier producteur et premier consommateur mondial de charbon représentant 56 % de la consommation d'énergie de la Chine. Au vu de son rôle essentiel dans le développement économique du pays, la Chine a lancé depuis quelques années une grande opération de restructuration (plusieurs mines au rendement insuffisant ont fermé et plusieurs autres ont fusionné, entraînant au passage une large suppression d'emplois) et de modernisation des mines (avec des systèmes de réseau connecté 5G permettant une automatisation et un pilotage à distance des opérations d'excavations). Cette restructuration a bien permis une augmentation significative de la production. Néanmoins certaines petites mines n'auraient pas reçu les moyens nécessaires pour se mettre à niveau en terme de sécurité. Cela pourrait être le cas de la mine où s'est produit l'accident, classé dans les sites à risque en raison de sa géologie, et qui, en décembre 2025 avait été épinglée pour plusieurs manquements par les autorités locales18. Dès le lendemain de l'accident, les dirigeants de l'entreprise ont été placés en détention et une enquête a été ouverte afin de déterminer les responsables de la catastrophe.
Brochure : " Réindustrialisation : un combat de classe vital pour le changement de société "
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1 Les constructeurs automobiles chinois et européens délocalisent leur production mutuellement : https://www.sitecommunistes.org/index.php/actualites/breves-d-actualite/3961-resume-des-questions-economiques-et-sociales-semaine-n-280-du-21-mai-2026
2 Quelles usines seraient concernées ? : France : Mulhouse (Peugeot 308, 3008) et Poissy (Citroën C4, Opel Mokka) ; Allemagne : Rüsselsheim (Opel) ; Italie : Melfi (Fiat 500, Jeep Renegade) ; Espagne : Saragosse (Opel Corsa).
3 https://www.sitecommunistes.org/index.php/publications/documents/3876-paris-21-mars-2026-initiative-du-parti-revolutionnaire-communistes-reindustrialisation-un-combat-de-classe-vital-pour-le-changement-de-societe
4 https://www.sitecommunistes.org/index.php/actualites/breves-d-actualite/3939-resume-des-questions-economiques-et-sociales-semaine-n-279-du-14-mai-2026
5 À 14h00 au siège de l'Union Locale de Martigues. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
6 https://www.lamarseillaise.fr/social/contre-la-repression-syndicale-la-cgt-releve-le-front-en-region-paca-AD20235234
7 https://www.cgt.fr/comm-de-presse/2eme-mise-en-examen-de-sophie-binet-la-cgt-appelle-le-gouvernement-agir-contre-les-procedures
8 https://www.humanite.fr/social-et-economie/cliniques-privees/sante-le-bearn-se-mobilise-pour-sauver-la-polyclinique-de-pau-pyrenees
11 https://www.lavoixdunord.fr/1706298/article/2026-05-26/jusqu-290-suppressions-de-postes-annoncees-chez-okaidi
12 https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/entreprises/3934-lintelligence-artificielle-feux-dartifice
13 https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/25/magnifica-humanitas-texte-integral-de-lencyclique-de-leon-xiv/
14 https://www.vatican.va/content/leo-xiii/fr/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_15051891_rerum-novarum.html
15 le site Solidnet publie les textes de soutien à Cuba : https://www.solidnet.org/home/
16 Selon, le quotidien The Time of Israël, Andriy Melnyk, mort en 1964, était le meneur de l’une des branches de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), un groupe qui combattait les Soviétiques pour l’indépendance de l’Ukraine mais qui a collaboré avec l’Allemagne nazie et participé à la Shoah.
17 l'OUN a été principalement active entre les années 1930 et 1950. Certains de ses membres ont combattu au sein de formations SS et pris part à la déportation et au massacre de juifs et de dizaines de milliers de civils polonais en Volhynie (nord-ouest de l’Ukraine actuelle) au cours de la Deuxième Guerre mondiale.
18 Le groupe privé Tongzhou qui possède cette mine emploie 3.000 salariés et produit 700.000 tonnes de charbon par an. Le Président du conseil d'administration du groupe RenTiezhu est député de la 9e et 10e circonscription de l'Assemblée Populaire de la province de Shanxi. Il est vice-président de l'association des entreprises privées du Shanxi
Édito :
Salaires : un tous ensemble, dans la lutte, urgent et nécessaire !
La hausse du SMIC de 2,4% à partir du 1er juin va le porter à 1.867 euros brut. Correspondant à une hausse de 44 euros. Cette augmentation couvre à peine l'augmentation sous-estimée du coût de la vie. Dans les branches professionnelles, comme dans le public cette hausse du SMIC a pour conséquence le tassement des grilles vers le bas, les minima de rémunérations étant rattrapés par le SMIC. Pour la fonction publique cette situation concerne pas moins de 700.000 agents, en dit long sur la faiblesse des salaires du public ! D'une manière générale dans le privé comme dans le public, la conséquence, c'est bien l'appauvrissement d'une partie importante des salariés les moins bien payés. Cette réalité alimente un juste mécontentement se traduisant par des initiatives de lutte locales et sectorielles afin d’obtenir des rattrapages. Les organisations syndicales se disent préoccupées par cette situation, c'est le moins qu'elles puissent faire. Elles réclament des négociations sur les salaires mais pour autant, ne les envisagent pas en créant un rapport de force par l'action collective favorable aux salariés. De son côté la CFDT prend soin, déjà, d'en marquer les limites : ne pas porter tort aux entreprises ! Si l'on ne veut pas se faire plumer, il est temps, grand temps de faire de la question de l'augmentation des salaires une affaire centrale et nationale : un tous ensemble, dans la lutte, urgent et nécessaire !
Sommaire :
Luttes
- Victoire pour les coiffeuses du boulevard Sébastopol !
- Carrefour ex-Match : la CGT ne signe pas l’accord NAO
- Dumarey Powerglide Bouthéon (Loire), 90 % des salariés entament une deuxième semaine de grève
- Fermeture d'Indorama à Longlaville (Meurthe-et-Moselle)
- Recherche publique : appel à l'action le 11 juin
- Stellantis : la solidarité pour gagner
- Safran (Haute-Garonne) : contre les discriminations syndicales, la lutte fait reculer la direction
- La FNIC-CGT et les restructurations
- IKEA condamnée pour discrimination syndicale
- Fin de la grève chez ID Logistics près d'Amiens, des points positifs pour le pouvoir d'achat
- Grève à Médipôle Cabestany : face à leur réquisition, les grévistes obtiennent une victoire en justice
- Deux jours de grève sur le réseau Astrobus (Lisieux Normandie) à partir du 18 mai
- Licenciement d'un salarié syndiqué sur le site d'Eurenco à Sorgues (Vaucluse)
- Saisonniers marocains exploités dans le Tarn-et-Garonne, deux condamnations à de la prison, 776 000 euros de fraude sociale et une interdiction d’exercer
- Le nouveau maire RN de Carcassonne s'attaque aux droits sociaux et aux libertés syndicales
- Bureau revendicatif d'embauche CGT ville de Paris du mardi 26 au vendredi 29 mai, Place de l’hôtel de ville de 9h30 à 17h
- L'enseigne Bouchara en procédure de redressement judiciaire
- Le chausseur Minelli placé en redressement judiciaire
- Le Printemps annonce 229 suppressions de postes 10% de ses effectifs
- L’entreprise STMicroelectronics annonce la suppression "d’environ 1 000 postes"
- 10 juin les syndicats de la SNCF entendent bien " taper très fort "
- Les postiers des Hautes-Pyrénées annoncent une grève illimitée
- Mécontents du montant de leurs primes, les salariés de Kalmar France en grève au Havre
- Les salariés de La Poste à Thouars poursuivent leur mouvement de grève
- La CGT Éduc’action et le Snes-FSU de l’Indre appellent à la grève
- SPACE à Rennes : la CGT alerte sur la situation sociale des salariés et interpelle les élus locaux
- Une grève inédite s’annonce au service santé étudiante (SSE) de l’université de Nantes
Dossiers Économie
- Forfait-jour : une étude de la Dares
- Les constructeurs automobiles chinois et européens délocalisent leur production mutuellement
- Ikea taille dans ses effectifs
- Chômage en hausse
- Groupe Bolloré : La CGT appelle à un rassemblement samedi 30 mai devant l'Olympia
- 54éme congrès de la CGT
Solidarité internationaliste
- Fédération Syndicale Mondiale : Cuba n'est pas seule, campagne mondiale de collecte de signatures
- Bolivie : grève générale, marche sur La Paz
- Renault (Espagne) : les patrons, aussi, ne lâchent rien…
- Martinique : Transaglo, la grève se poursuit
- En Italie, le 18 mai 2026, des milliers de travailleurs italiens ont participé à une grève générale de 24 heures
- Grèce : pour la 5e année consécutive, la KNE (jeunesse communiste) arrive en tête lors des élections étudiantes
- Corée du Sud : La grève chez Samsung perturbe la production mondiale de cartes mémoire