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A l’appel des syndicats CGT, Solidaires et FSU, aux côtés d’organisations de jeunesse, journée de mobilisation nationale interprofessionnelle : près de 200 rassemblements, défilés dans tout le pays. "Masqués mais pas muselés", c'est le mot d'ordre lancé à Lyon, à Grenoble ou ils étaient près de 1 500 personnes ; à Nantes, les salariés d’Airbus, Lidl, EDF, de la chimie, cheminots, de l’agroalimentaire, du CHU ont débrayés avec « une volonté de continuer » la lutte, 15000 à Paris avec plusieurs centaines d’hospitaliers, enseignants chercheurs…
Les raisons de se mobiliser étaient nombreuses pour ce 17 septembre.
Dans les Echos du 16 septembre, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire et Olivier Dussopt déclarent : « Notre plan de relance produit déjà ses effets ». ! En effet :
Bridgestone : Le choc, le fabricant japonais Bridgestone, a annoncé brutalement la fermeture de l’usine de pneus de Béthune en sacrifiant 863 salariés. Le gouvernement via Elisabeth Borne (ministre de l’emploi) et le président de la région Xavier Bertrand ont appelé Bridgestone à « prendre ses responsabilités » et demande « que soient ouverts et analysés en détail l’ensemble des scénarios alternatifs à la fermeture du site ». Tout comme Bruno Le Maire, ministre de l’économie qui trouve cette décision «révoltante»… que le gouvernement allait se «battre» pour trouver une solution. Ils ne protestent pas contre les licenciements.
Boiron : les salariés des divers sites français de Boiron étaient appelés à une journée de grève nationale par l’intersyndicale, contre un plan de restructuration annoncé en mars 2020 qui prévoit de supprimer 646 emplois soit 25% de l’effectif.
TUI compagnie aérienne : la filiale française du groupe allemand TUI vient de dévoiler son plan de "sauvegarde de l’emploi" (PSE), 583 postes supprimés pour un total de 904 salariés en France.
Auchan : annonce 1475 emplois supprimés
La général électric : 1225 suppressions d'emplois dont 764 en France.
Valeo: reculs sociaux, gels des salaires pendant 1 an, suspension de l'intéressement en 2021 et 2022, flexibilisation du temps de travail des cadres, baisse des indemnités de départ en retraite.
BorgWarner (Corrèze) emploie 368 salariés sur le site de Tulle. L'usine doit fermer ses portes en mars 2022.
Le pouvoir leur octroie des milliards et ils s’en servent pour licencier des milliers de salariés. Rien pour améliorer le système hospitalier public, rien pour les personnels..
Ils profitent du Covid pour imposer de nouvelles régressions sociales aux travailleurs : baisses de salaires, suppressions de primes, de congés, …
Quand Macron, aux ordres, nous dit qu’il n’y a « pas d’argent magique », on comprend qu’en fait, il n’y en a que pour ceux dont le gouvernement applique le programme : LE CAPITAL. Pas d’argent pour les personnels hospitaliers, ni pour embaucher les chômeurs alors qu’on manque de personnel partout ou pour augmenter les salaires.
Une politique qui fait exploser les dividendes et les profits pour les plus gros capitalistes, avec de nouveaux records chaque année: 60 milliards en 2019 !
Une politique qui répond à l’unique critère du capitalisme: les profits des plus grandes entreprises !
Le capital déploie une offensive généralisée pour se donner les moyens de relancer sa course aux profits, se placer dans la concurrence mondiale capitaliste.
Tout cet argent, c’est nous qui le produisons, avec notre travail, nos impôts et cotisations. Il nous appartient.
Ce 17 septembre est en cette rentrée la première journée de mobilisation nationale, des travailleurs, des enseignants, des jeunes, des retraités. Dans les entreprises il y a des luttes. Il faut continuer à développer les luttes partout, les faire converger pour mettre en échec les plans du MEDEF et de Macron.
Le patron du MEDEF déclare : « Je reste capitaliste. Celui qui met l’argent, in fine, doit décider. Le capitaliste attend un retour ». Voilà bien résumé c’est ça le capitalisme !. Geoffroy Roux de Bézieux va plus loin « J'exclus une alternative à l'économie de marché car on la cherche depuis deux cents ans sans jamais la trouver ». Faux il y a une alternative. La France a de grands moyens. Chaque année le travail des salariés produit 2.500 milliards pour la richesse nationale. La France a des moyens économiques, scientifiques, médicaux, techniques, culturels. Ils sont détournés par le capitalisme.
Le capitalisme est dangereux. Dangereux pour les travailleurs, le peuple, dangereux pour l’économie, dangereux pour l’avenir de la planète dont il est le plus grand pollueur.
Il faut mener la lutte politique contre le capitalisme avec persévérance, jusqu’à l’abolir, s’emparer des moyens de production et d’échange, des moyens financiers, du pouvoir politique, pour développer une grande politique économique et sociale au service du peuple, de sa jeunesse. Voilà l’alternative. Il faut instaurer et construire une nouvelle société, socialiste, maitrisée et dirigée par le peuple et ses représentants. C’est le chemin qu’a pris notre parti, prenez le avec nous.

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A peine lancé avec fracas et le soutien de tous les médias, les Français ne sont pas convaincus de son efficacité. Un sondage d’Elabe pour Les Echos, le souligne. « 66 % estiment qu'il ne permettra pas de lutter efficacement contre le chômage».

Quoi écrire sur la rentrée scolaire 2020 ? L’exercice n’est pas si facile, du fait de la confusion qui a régné l’année scolaire dernière et parce qu’il faut se garder d’agiter une crainte irrationnelle, qui contribue à freiner la prise de conscience de la nécessité de la lutte.

600 000 emplois ont été supprimés depuis janvier, des dizaines de milliers précarisés. Dans le même temps, des centaines de milliards sont distribués aux entreprises. La facture est présentée au peuple, les entreprises sont exonérées de toute responsabilité.

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