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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 51 du 03 janvier 2022

750-03/01/2022 Bonne année ! Nous vous présentons, tous nos voeux ainsi qu'à vos familles

 

Le Parti Révolutionnaire Communistes adresse à tous et toutes un message de solidarité, de combativité, et d’espoir : avançons de façon déterminée dans la lutte pour nos droits sociaux, notre environnement, nos libertés, augmenter les moyens de vie, salaires et pensions, développer de grands services publics, l’enseignement, la santé, le logement, la recherche, les transports, tous ces secteurs qui souffrent aujourd’hui de l’avidité du capital, voilà ce que propose notre candidat du Parti Révolutionnaire Communistes, Louis-Daniel Gourmelen.
L’enjeu crucial est d’en finir avec le système capitaliste pour celui d’une transformation socialiste débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Avec la lutte, l’engagement politique est essentiel pour faire progresser la lutte révolutionnaire jusqu’à abattre le capitalisme et construire une autre société.
Alors une bonne résolution 2022 : renforcer notre combat.

Bonne année 2022 de luttes et de solidarité internationalistes
Happy new year 2022 of internationalist struggles and solidarity
С новым 2022 годом интернационалистской борьбы и солидарности
Feliz año nuevo 2022 de luchas internacionalistas y solidarias
Enternasyonalist mücadelelerin ve dayanışmanın mutlu yıllar 2021
Καλή χρονιά 2022 διεθνιστικών αγώνων και αλληλεγγύης
عام جديد سعيد 2021 لنضالات الأممية والتضامن
Frohes neues Jahr 2022 der internationalistischen Kämpfe und Solidarität
Buon anno 2022 di lotte internazionaliste e solidarietà

Grève à la SEPUR : Solidarité !
SEPUR : L'entreprise de collecte de déchets accusée d'avoir employé des étrangers sans papiers, d'avoir recouru abusivement à l'intérim et d'avoir racketté ses salariés !!!
L'inspection du travail sous la supervision du parquet de Versailles est en train de diligenter une enquête contre l'entreprise qui réalise des missions de service public pour le compte des collectivités territoriales d’Île-de-France, « pour emploi d'étrangers en situation irrégulière ».
Fin octobre, 59 employés sans papiers de SEPUR, à l'appel du syndicat CGT et avec d'autres salariés de la région s'étaient mis en grève pour réclamer leur régularisation.
Aujourd'hui une quarantaine de salariés ont obtenu une réponse favorable, les démarches se poursuivent pour les autres travailleurs.
L'enquête en cours a mis en lumière bien d'autres travers du système SEPUR !!!
L'inspection du travail a relever le recours systématique à l'intérim, bien que le ramassage des ordures soit une activité constante. SEPUR est allé jusqu'à demander aux salariés de changer leur nom et d'identité afin d'enchaîner les contrats, passant outre les délais de carence.
Des éboueurs intérimaires, dont certains ont accumulé plus de 40 contrats de mission en moins d'un an, ont vu leur contrat requalifié en CDI.
En parallèle de l'enquête de l'inspection du travail, 8 salariés ont porté plainte contre leurs chefs d'équipes pour extorsion, ces derniers n'acceptant de leur confier du travail qu'à condition de ponctionner une partie de leur salaire. « On doit payer le chef d'équipe pour qu'il nous donne du travail », ça peut monter jusqu'à 200 euros pour être embauché explique un ancien gréviste !!!
La direction de SEPUR se défend d'avoir instauré un tel « système », en rejetant la faute sur les sociétés d'intérim.
Face à ces pratiques révoltantes, dignes de l'esclavage, les salariés continuent à se mobiliser pour que cesse ces manquements ignobles du code du travail.

Des milliards engloutis en rachats d'actions : Tout va pour le mieux dans le monde capitaliste !!!
Après une année 2020 marquée par la crise sanitaire, les résultats des entreprises, dopés par les plans de soutien de l'état avec l'argent public, sont repartis à la hausse en 2021.
Les actionnaires n'ont jamais autant touchés de dividendes. 52 milliards d'euros versés en 2021, sans compter les 16 milliards d'euros dépensés par les mêmes entreprises dans la même année pour racheter leurs propres actions !!!
En 2021, les institutions financières françaises en ont profité pour « récompenser » leurs actionnaires par le biais de programmes de rachats d'actions massifs : 560 millions pour le Crédit Agricole, 470 millions pour la Société Générale, ou encore 1,7 milliard pour Axa.
Il faut aussi se rappeler que le secteur bancaire avait fait de même entre 2003 et 2007, argent qui a fait défaut au moment de la « crise de 2008 », période où le secteur bancaire a été royalement renfloué par l'argent public !!!
Cette tendance va se poursuive en 2022, le marché étant porté par les excès de liquidités.
Cela reste sans commune mesure, naturellement, avec les sommes brassées Outre-Atlantique qui ont acquis en bourse pour 750 milliards d'euros de leurs propres actions !!!
Alors que de nombreuses grèves ont éclatés en France ces derniers mois, sur fond de revendications salariales et de montée de l'inflation, ces rachats d'actions ne passent pas auprès des salariés.
Les syndicats de BNP Paribas dénoncent les 900 millions dépensés en spéculation boursière, alors que les augmentations de salaires frisent le ridicule.
Le seul moyen d'inverser le processus est la lutte dans tous les secteurs, du privé comme du public, avec le point fort prévu le 27 janvier, journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations dans tout le pays.

Lits d'hôpitaux : L'hémorragie vient de loin !!!
Dans le sillage de la baisse continue que la France connaît depuis 2 décennies, les hôpitaux ont perdu près de 18 000 lits depuis 2007, avec les mêmes conséquences directes sur l'emploi des soignants à tous les niveaux.
En 4 ans, Macron a fermé 17 600 lits. Ils veulent tuer l'hôpital comme tous les services publics de notre pays.
Ces chiffres sont issus de l'enquête annuelle effectuée par la Drees : il apparaît à ce jour qu'il y a environ 17 900 lits en moins en 2020, par rapport au total de l'ère Macron il y a 4 ans.
La 1ère explication de la Drees est que « la volonté de supprimer des lits excédentaires et de réorganiser l'offre », en parlant en langage capitaliste, c'est à dire en terme de profit sur le dos de la santé publique. Cette évolution vers « l'hospitalisation partielle », plus connue sous le nom de « chirurgie ambulatoire », au détriment de la population de notre pays a pris un essor important sous la ministre Bazin, aujourd'hui récompensée de la « légion d'honneur ».
La Haute Autorité de Santé prévoyait en janvier que « les pouvoirs publics » comptaient aboutir en 2022 à une pratique ambulatoire majoritaire de 70 %. Objectif loin d'être atteint, avec un taux s'établissant en 2020 à « seulement 58,61 % » des actes pratiqués.
En pleine crise sanitaire du Covid, avec plus de 200 000 personnes contaminées par jour, la catastrophe hospitalière montre le non-sens du gouvernement, appliquant systématiquement un objectif de réduction des dépenses dans les hôpitaux, fixé dans les projets de la loi de finance de la Sécurité Sociale de ces dernières années, ainsi que dans ceux adoptés sous les présidences Hollande et Sarkozy.
Devant la catastrophe sanitaire en cours, seul un renversement de grande ampleur, favorisant la réouverture de lits et l'embauche équivalente de personnels soignants, à tous les niveaux, avec des salaires décents pourra inverser le processus en cours de destruction de l'hôpital public, qui se doit au service de la population de notre pays.

SNCF : Condamnée en appel à indemniser 119 ex-cheminots.
La SNCF vient d'être condamnée par la cour d'appel de Paris à indemniser 119 anciens cheminots pour préjudice d'anxiété, après exposition à l'amiante sur leur lieu de travail. La cour a condamnée la SNCF à verser 10 000 euros de dommages et intérêts « en réparation du préjudice d'anxiété » à chacun des 119 ex-salariés, « tous retraités maintenant ».
Ces anciens cheminots travaillaient majoritairement à la maintenance, dans des ateliers.
Cette procédure avait été lancée en 2013 devant les Prud'hommes, les organisations syndicales estiment que ce jugement « ne met pas fin à la problématique de l'amiante » à la SNCF.

Sages-Femmes : de la Fonction Publique territoriale en grèves et en manifestations le 11 janvier 2022.
Le protocole d'accord « Fonction Publique pour améliorer l'attractivité des conditions de travail de la profession sages-femmes » du 22 novembre 2021 est dramatique pour les sages-femmes territoriales et au-delà pour les services de Protection Maternelle et Infantile et des Centres de Planification et d’Éducation Familiales des conseils départementaux.
La goutte d'eau qui fait déborder le vase !!! : + 500 euros pour les sages-femmes hospitalières / + 72 euros pour les 1200 sages-femmes territoriales !!!
Déjà exclues du bénéfice du Complément de Traitement Indiciaire (183 euros nets mensuels), les sages-femmes territoriales se voient maintenant exclues du bénéfice de la prime d'exercice médical (240 euros).
Même métier, même salaire pour les deux versants de la Fonction Publique !!!
Toutes et tous uni-es le 11 janvier dans le cadre de l'appel unitaire intersyndical pour obtenir satisfaction des revendications :
– Revalorisation immédiate des grilles de salaires, rémunérations, primes des sages-femmes territoriales garantissant l'homologie avec la Fonction Publique Hospitalière, et la réelle reconnaissance de la formation de haut-niveau médical (Bac+5).
– Respect du caractère médical dans le lien hiérarchique des sages-femmes.
– Recrutement massif et pérenne dans le cadre du statut de la Fonction Publique territoriale, pour une prise en charge de qualité et en toute sécurité des femmes, des nouveaux-nés et des parents.
– Renforcement des centres de PMI et CPEF et arrêt immédiat de leur fermeture.
– Des politiques publiques médico-sociales et de santé ambitieuses pour un Service Public de qualité, accessible à toutes et tous, partout sur le territoire.
Le 11 janvier n'est qu'une étape, la mobilisation continue le 27 janvier dans le cadre de la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle.

France-Loisirs : Spécialiste de la vente de livres, l'enseigne reprise par la Financière Trésor du Patrimoine ne conserve que 132 employé-es sur 756 et 108 des 122 magasins ont baissé le rideau.
Créé en 1970 par le groupe allemand Bertelesmann et les Presses de la Cité, France-Loisirs proposait initialement aux lecteurs une formule d'abonnement à l'année, avec une sélection de livres à prix réduits.
Le concept atteint son apogée dans les années 1990, avec 4,5 millions d'adhérents, avant de s'éroder progressivement, voire de s'écrouler avec le développement d'internet.
Au siège de la marque, à Paris, la semaine dernière où seulement 17 des 150 employé-es sont conservés, l'ambiance était lourde.
Aujourd'hui, il reste 800 000 abonnés qui peuvent encore assouvir leur passion du livre sur le site internet de l'entreprise ou dans les 14 boutiques encore ouvertes.
Une page se tourne pour France-Loisirs et les salarié-es licenciés ont tous le sentiment d'un énorme gâchis.

Piriou : Le chantier naval se développe en Roumanie !!!
Le groupe finistérien va confier une partie de ses constructions de coques de navires au chantier roumain ATL, dont il vient de prendre 100 % du capital.
Piriou dispose d'un carnet de commandes de 1,5 milliard d'euros d'ici à 2030. Du jamais vu pour le groupe breton, amené à mieux « sécuriser ses fabrications » et à « limiter la sous-traitance » souligne le président du directoire.
Piriou, qui devrait réaliser cette année un CA de 259,5 millions d'euros, table sur 300 millions en 2022, répartit ses activités civiles et militaires de constructions neuves entre son siège social de Concarneau (Finistère), Lorient et Hô-Chi-Minh-Ville au Vietnam. S'y ajoutent des chantiers spécialisés dans la réparation navale au Nigeria, en Algérie, au Maroc et au Sénégal.
« Une implantation supplémentaire à l'étranger sera annoncée au début de l'an prochain » précise le dirigeant du groupe.
Comme le dit Macron en campagne pré-électorale, « il est primordial de relocaliser afin de préserver l'emploi dans notre pays » !!!

Pesticide-Cancer de la prostate : Enfin reconnu !!!
Depuis 2012, la maladie de Parkinson est reconnue comme une maladie professionnelle liée à l'utilisation de pesticide chez les ouvriers agricoles.
Depuis 2015, certains cancers du sang (lymphome, leucémie lymphoïde chronique et myélome multiple) sont aussi reconnus, même si les malades ont beaucoup de mal à faire reconnaître leurs droits.
L'action de la Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière CGT aura été déterminante pour la création d'un tableau de maladies professionnelles au régime agricole relatif au cancer de la prostate liée à l'exposition aux pesticides.
La création de ce tableau est une nouvelle étape dans le combat pour faire reconnaître les effets sur la santé de l'exposition aux produits phytopharmaceutique, biocides et désinfectants.
Ce qui par ailleurs, doit se conjuguer à des politiques de préventions renforcées, de reconstitution de CHS-CT dans toutes leurs prérogatives antérieures, d'amélioration des conditions de travail et d'interdiction de tout produit mortel.
Il ne faut pas oublier le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles. Aujourd'hui plus de 90 % des 800 000 Guadeloupéens et Martiniquais sont contaminés par cet insecticide utilisé en culture bananière.
Ces territoires détiennent le triste record mondial de taux de cancers de la prostate. L'état en est responsable, ayant autorisé par dérogation le chlordécone jusqu'en 1993, alors que sa toxicité était reconnue depuis des décennies et son utilisation interdite dans l'hexagone depuis 1990.
Le scandale est rigoureusement identique à celui de l'amiante !!!
Le fond d'indemnisation des victimes de pesticides est un premier pas dans la reconnaissance des victimes de ces produits toxiques mais doit être intégré de manière multi-partite avec les organisations de salariés, les associations de victimes, les employeurs... à l'image du fond d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva).

SAM : Les fêtes sont passées, la mobilisation continue, l'usine toujours occupée.
Tel est le mot d'ordre dans l'usine de la SAM dans l'Aveyron, placée en cessation d'activité le 26 novembre dernier et dont les salarié-es licenciés occupent le site afin de préserver l'outil de travail.
Les 333 SAM du sous-traitant de Renault exigent une « réparation du préjudice subi » en mettant en avant que dans cette région sinistrée en matière d'emplois, où un reclassement professionnel est quasi impossible.
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui doit rencontrer le ministre de l'économie Bruno Lemaire cette semaine, est venu exprimer le soutien du syndicat sur place à Viviez aux métallos mobilisés pour leur avenir.
Bercy a nommé le 13 décembre dernier un « chargé de mission » pour « accompagner » les salarié-es de la SAM , estimant que Renault devait s'engager sur « un accompagnement financier de chaque salarié-es » !!!
« La responsabilité de Renault est clairement engagée, tandis que l'état est sur un exercice de communication, comme à son habitude ».
Rien n'a bougé, regrette la déléguée CGT de la SAM.

Forfait Urgences : Une disposition qui, dans un contexte de crise sanitaire et d'explosion de la pauvreté marque un nouveau recul pour l'accès aux soins pour tous.
La loi de financement de la Sécurité Sociale de 2021 se donne comme objectif de réaliser plus de 800 millions d'euros d'économie sur l'hôpital public.
La mise en place d'une « participation forfaitaire » pour chaque passage aux urgences dès que celui-ci ne serait pas suivi d'une hospitalisation est une attaque en règle contre les personnes les plus précaires de notre pays.
Cette décision va impacter 80 % des patients qui passent par les urgences et remplace le ticket modérateur qui laisse à la charge du patient 20 % du coût de ses soins, qui doivent être pris en charge par la complémentaire santé, enfin, pour ceux qui en ont une !!!
Cette application est la double peine pour plus de 3 millions de français qui n'ont pas de complémentaire. Cette décision aggrave encore plus le renoncement aux soins.
Compensant les insuffisances de la médecine de ville, les urgences hospitalières étaient la garantie d'être soigné quelques soient ses moyens.
C'est une mauvaise réponse à un vrai problème, cette disposition crée un nouvel obstacle à l'accès aux soins pour tous et rogne un peu plus sur le principe fondamental de solidarité de la Sécurité Sociale.

Sur notre site :
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/politique/1710-2022-macron-on-continue-pas-le-choix-lutter-partout-lutter-plus-fort-le-27-janvier-tous-dans-la-lutte