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Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 53 du 18 janvier 2022

752-17/01/2022 EDF spolié par l'État sur l'autel des profits capitalistes. Exigeons le blocage des prix de l'énergie et la RENATIONALISATION totale de l'électricité et du gaz
GRÈVE RECONDUCTIBLE à partir du 25 janvier 

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Mutuelles : Hausse de 3,4 % des complémentaires santé en 2022.

Les organismes ont décidé de répercuter plusieurs coûts : la hausse des dépenses de l'assurance maladie, les soins post-confinements.
Selon une étude réalisée auprès de 32 mutuelles (couvrant 17 millions d'assurés), la cotisation augmente en moyenne de 3,4 % pour 2022 (en plus des + 2,6 % pour l'année 2021).
Que cache la moyenne ? Près de 20 % des assurés bénéficient d'un gel des tarifs, et, pour la moitié des mutuelles, la hausse est en fait de 2,4 %). Les contrats collectifs obligatoires sont à hauteur de 3,8 %, contre 3,2 % pour les contrats individuels et + 2,9 % pour les contrats collectifs facultatifs.
Visiblement les mutuelles n'ont pas pris en compte les directives gouvernementales, appelant à un gel des tarifs en échange de la disparition de la taxe Covid.
Sur les 2 années liées au Covid 19, les économies des organismes complémentaires sont de l'ordre de 500 millions d'euros, sachant que les mutuelles se sont vu attribuées une contribution exceptionnelle de 1,5 milliard d'euros, naturellement, sur les fonds publics.
Selon les mutuelles, le 100 % santé est une des causes du dérapage !!!
Le remboursement intégrale des lunettes ne génère pas d'économie et le remboursement des prothèses dentaires et appareils auditifs est, lui, déficitaire.
Comme à l'accoutumé, les organismes répercutent la facture sur les adhérents mutualistes …, enfin sur ceux qui peuvent encore payer les prix exorbitants pratiqués par les groupes mutualistes.

Dassault-Aviation : Revendications salariales.
L'accord salarial signé en décembre avec les organisations syndicales n'a pas empêché la poursuite des débrayages sur plusieurs sites de l'avionneur.
La grogne sociale perdure chez les salarié-es de Dassault-Aviation. Mis en pause pendant les vacances de fin d'année, les mouvements de grèves et de manifestations organisés par la CGT et la CFDT sur plusieurs sites ont repris la semaine dernière.
Un barrage filtrant a été installé à l'entrée de l'usine d'Anglet, où la majorité des salarié-es ont cessé le travail.
Les sites de Bordeaux-Mérignac et d'Argenteuil ont également connu des débrayages. Le mouvement pourrait se prolonger, les deux syndicats appelant à une grève partielle, mais illimitée.
Ce sont les 1ères grèves depuis l'année 2000 : ce mécontentement salarial reste très inhabituel chez Dassault-Aviation, où l'on n'avait pas connue de grève significative en 21 ans !!!
Les salarié-es grévistes avec leurs syndicats CGT et CFDT mettent en avant les succès commerciaux du groupe pour réclamer une augmentation générale des salaires de 200 euros, plus importante que celle prévue dans l'accord signé le 17 décembre, par la CGC et l'Unsa pour une hausse de salaire de 1,8% pour les non-cadres.
Le syndicat CGT précise que l'augmentation de 1,8% représente l'équivalent de 28 euros net par mois, hors ancienneté, soit moins que la perte de pouvoir d'achat liée à l'inflation.
La mobilisation continue sur plusieurs sites de Dassault, les salarié-es revendiquant une hausse générale des salaires, alors que Dassault distribue des miettes sous forme de primes et d'augmentations au mérite !!!

Grève des éboueurs à Toulouse : Deux nouveaux dépôts bloqués, la collecte des déchets à l'arrêt.
La grève des éboueurs se durcit. Les salariés ont entamé le blocage de 2 nouveaux dépôts, celui de l'Union et de Colomiers. La collecte des déchets est quasi à l'arrêt dans la Métropole.
A force de s'enliser, le conflit devient ingérable. Lundi dernier avant 5 heures, les éboueurs ont bloqués les 2 dépôts déjà cités.
Ceux de Toulouse, le Raisin et Montlong sont bloqués depuis jeudi. Seuls les agents préposés à la collecte des déchets de Bruguières et du tri sélectif continuent le ramassage des poubelles.
« Chaque prise de parole de la Métropole fait monter la colère » annoncent les représentants de l'Intersyndicale » (FO, CGT, FA-FPT, FSU, Solidaires Sud et Unsa).
Les poubelles débordent, des sacs et des cartons jonchent le sol dans les rues.
4 camions poubelles de la Métropole et une poignée de ceux des sociétés privées assurent un semblant de service.
Les négociations sont au point mort : depuis le 5 janvier, la collectivité n'a pas reçu l'intersyndicale.
Le point d'achoppement est le même qu'au départ : les jours de congé supplémentaires, les organisations syndicales en demandent 34, la Métropole en propose 11.
La position du président de Toulouse Métropole qui menace d'une privatisation provoque l'échec des négociations.
Conséquence : 1 des 4 fours de l'incinérateur du Mirail est à l'arrêt, impactant sur le réseau de chaleur de la Métropole.
Jeudi 13, les éboueurs ont décidé de mettre fin à la grève. Les agents ont obtenu 11 jours de sujétions (congés supplémentaires), une réduction du temps de travail quotidien de 1 h 30 l’été, l’embauche de contractuels, l’extension de la prime d’intéressement à tous les dépôts… C’est bien plus que ce que la Métropole leur avait proposé au départ.

HLM : La construction d'HLM en-dessous des objectifs promis !!!
95 000 agréments délivrés en 2021 pour la construction de logements sociaux, un niveau très inférieur aux promesses gouvernementales. Les autorisations de construction et de financement pour les prochaines années devraient tourner autour de 95 000 unités, loin du pic de 123 000 atteint en 2016.
« Et on ne parle pas du véritable niveau de livraison qui se situe à 80 ou 85 000 unités » d'après la fédération des OPH ». La ministre déléguée au logement, Emmanuelle Wargon, avait fixé un objectif de 250 000 logements sociaux à construire dans les 2 ans.
Beaucoup de collectivités sont « moyennement mobilisées » pour la construction de logements sociaux. Les pouvoirs publics doivent être à la hauteur des enjeux pour que la population de notre pays puisse se loger décemment.
« Nous sommes en train de constituer une crise du logement pour les années à venir, qui touchera les ménages les plus pauvres, mais aussi les classes moyennes » alerte l'USH.
La production insuffisante n'est pas la seule préoccupation du secteur HLM, les bailleurs sociaux s'inquiètent aussi d'atteindre les délais fixés par la loi « Climat et Résilience » des « passoires thermiques », dont le nombre est supérieur à 360 000 logements.
Un certain nombre de logements risque d'être rendus impropres à la location en 2025 (classés G) et en 2028 (pour les classés F).
Ceci alors que près de 2 millions de ménages sont déjà en attente d'un HLM en France.
5 milliards d'euros sont investit actuellement dans la rénovation énergétique, il faudrait passer à 7,5 milliards, sans compter l'argent nécessaire à la rénovation des habitats vieillissants.

Restauration rapide : Échec des négociations salariales.
Les négociations de salaire dans la branche de la restauration rapide ont tourné court !!!
Les 4 organisations syndicales représentatives avaient demandé une augmentation de salaire de 15% afin de rattraper l'écart entre la grille de salaires et le SMIC.
Les chambres patronales, non contentes d'avoir engrangé des bénéfices records et bénéficié des largesses de l'état n'ont proposé qu'une augmentation indécente et insignifiante.
Devant cette proposition inacceptable, les organisations syndicales ont préféré quitter la réunion de négociations.
La Fédération CGT Commerce et Services appelle l'ensemble des salariés à faire grève et manifester le 27 janvier, pour exiger une réelle augmentation de salaires et de meilleures conditions de travail.

CAC 40 : Des résultats inédits, financés par les aides publiques.
Pour l'année 2021, l'indice boursier a enregistré une hausse de 29 % sur l'année. Du jamais vu depuis plus de 20 ans !!!
Toutes les places boursières sont euphoriques, sachant que c'est l'indice français qui affiche les meilleurs résultats. En 2020, au cœur de la pandémie, 100 % des sociétés du CAC 40 ont bénéficié d'aides publiques (tout en supprimant 30 000 emplois).
La plupart des aides mises en place au printemps 2020 (prêts garantis, exonérations des cotisations et charges, chômage partiel), ciblaient le secteur privé dans son ensemble (également les PME), les milliards d'euros dégagés depuis pour les « plans de relance » bénéficient majoritairement aux grandes entreprises, de même que les achats de titres financiers par les banques centrales.
Il est impératif qu'une réorganisation et un conditionnement des aides publiques soit appliqué en donnant la priorité aux revendications sociales et environnementales.
Les entreprises bénéficiant des largesses de l'état doivent maintenir et développer l'emploi, analyser et transformer les situations de travail de tous les salarié-es, tout en augmentant les salaires afin de vivre dignement.

Alvance Aluminium Poitou : Nouvelle fonderie au bord de la liquidation.
Le 11 janvier au matin, à la sortie de la réunion extraordinaire du CSE, les salarié-es ont appris qu'aucun repreneur ne s'était manifesté pour reprendre la fonderie d'Ingrandes-sur-Vienne.
La liquidation judiciaire du sous-traitant automobile, qui fabrique des culasses en aluminium pour un client unique, Renault, pourrait être prononcée par le tribunal de commerce d'ici à 3 semaines.
En moins d'un an, 4 fonderies automobiles françaises on déjà fermé : FVM à Villers-la-Montagne (Meurthe et Moselle), MBF Aluminium à Saint-Claude (Jura), la Fonderie du Poitou Fonte et, la SAM à Viviez (Aveyron).
Plus de 1000 salarié-es ont été licenciés, alors qu'une étude en cours prévoit la disparition de plus de 5000 emplois d'ici 10 ans dans la filière (40 % des postes). Même si une diversification doit être faite pour le passage aux moteurs électriques, c'est d'abord les délocalisations de productions en Espagne ou en Turquie appliquées par la filière automobile qui en est la cause.
C'est une aberration de fermer Alvance Aluminium Poitou, une culasse de moteur pour Renault étant toujours fabriquée sur le site et pouvant donner du travail aux fondeurs jusqu'en 2025 !!!
Les 320 salarié-es de la fonderie entendent donc jouer une dernière carte avec cette fabrication pour Renault. Les salarié-es clament bien fort que « c'est une aberration de nous fermer, la même aberration que la fermeture de la SAM », demain les pièces pour l'électrique ne trouveront plus où être fabriquées en France.
Les salarié-es ont décidé en assemblée générale « le blocage des pièces pour faire pression sur les autorités ». Rien ne sort du site.

SAM : Bercy promet des garanties aux salarié-es de la SAM venus manifester à Paris.
Après plus de 8 heures de route, 200 salarié-es de la SAM ont manifesté mercredi 12 janvier devant le ministère de l'économie et « ont obtenus plusieurs garanties » !!!
Une délégation des salarié-es d'Alvance Aluminium Poitou, dans la même situation de liquidation, avait fait également le déplacement, en soutien à leurs collègues de la SAM.
Bercy a annoncé une prime de 25 000 euros versée par Renault, aux 333 salarié-es de la SAM.
L'usine occupée depuis plus de 50 jours et les grévistes accusent Renault, seul client de la fonderie, de les avoir laissé tombé en refusant de soutenir l'unique projet de reprise.
« On a fait beaucoup pour Renault, on a développé une pièce pour eux pour le moteur hybride qu'ils nous ont piqué pour la délocaliser en Roumanie » dénonçait un ouvrier venu manifester à Paris.
Bercy s'est également engagé à « expertiser la possibilité pour des salarié-es à quelques trimestres de la retraite, d'avoir leur pension financée via le fond d'accompagnement et de reconversion des salarié-es de l'automobile ».
« Les salarié-es garderont également leur rémunération à 100% pendant 18 mois s'ils sont en reconversion longue » assure le ministère !!!
Toujours selon le ministère, 130 emplois ont été « identifiés » à moins de 20 km, permettant « le reclassement d'une partie des salarié-es de la SAM ».
Des projets d'implantation de nouvelles usines « pourraient voir le jour » à Decazeville pour le recyclage des batteries. Des annonces sont prévues courant février début mars assure Bercy !!!
Pour les salarié-es de la SAM venus manifester, la seule priorité reste la reprise du site.

Cheminots Toulouse : La CGT cheminots Toulouse ouvre « un bureau d'embauche » ce lundi 17 janvier sur le parvis de la gare Matabiau.
La SNCF « peine » à trouver des candidats pour les postes à pourvoir dans la région Toulousaine.
Conducteurs de train, agent commercial, aiguilleurs du rail... La SNCF a lancé une vague de recrutement pour 2022 en Occitanie.
De nombreux postes restent à pourvoir, notamment en Haute-Garonne, et la SNCF, malgré un grand service des Ressources Humaines « a des difficultés à trouver des volontaires » !!!
Le syndicat CGT a décidé de monter « un bureau d'embauche » et de transmettre un maximum de CV et de lettres de motivation pour les transmettre à la direction, prouvant ainsi que les candidats existent et que tous les postes trouvent preneurs.
Cette démarche du syndicat pour des embauches a déjà eu lieu dans plusieurs secteurs de la SNCF comme à Carcassonne, Narbonne, Creil, Lyon, Brive, Périgueux et aussi devant des gares de Capdenac et de Millau en Aveyron, sachant que plus de 3800 emplois sont à pourvoir immédiatement.
Sur notre site: Crise de l'énergie, quelle crise?

https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/economie/1739-crise-de-l-energie-quelle-crise-2