761-25/03/2022 Appel de Lyon : (Haut comité pour le droit au logement). Pour le respect du droit au logement et à l'hébergement de chacun-e.

Le lien de « subordination » entre Deliveroo France et plus de 2000 livreurs est bien « établi », ont estimé les gendarmes de l'Office Central de Lutte contre le Travail Illégal
« L'humanisme, un choix de société » : à l'occasion des 15 ans du vote de la loi Dalo, instaurant le droit au logement « opposable », les acteurs du logement lancent un appel.
Depuis des année, la déconnexion des prix du marché immobilier avec les revenus des personnes, en particulier dans les grandes villes, empêche un nombre croissant de ménages d'accéder à un logement ou de s'y maintenir.
Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont jetées à la rue. En 2019, 16 700 ménages ont été expulsés avec intervention de la police et d'un huissier, du fait principalement d'impayés de loyer ou de congés pour vente du propriétaire.
Plus de 2 millions de ménages sont sur liste d'attente pour un logement social, alors que la production d'HLM chute depuis 2016 et n'a jamais été aussi basse depuis 15 ans (95 000 agréments en 2021).
300 000 personnes sont sans-domicile, environ 40 000 sont sans-abri et près de 2 personnes décèdent chaque jour des conséquences de cette vie (589 en 2020). Tous ces chiffres sont des statistiques « officielles » !!!
Les politiques publiques sont défaillantes. Le budget national consacré au logement équivalent de 2,2 % du PIB en 2011 ne représente plus que 1,6 % en 2020 !!!
Il manque 14 milliards d'euros pour produire des logements sociaux en nombre suffisant pour loger les prioritaires Dalo, mais aussi, pour alléger la charge des locataires, pour aider à affronter la hausse des prix du chauffage, pour mettre en œuvre le droit au logement pour tou-te-s.
En France, au XXI ème siècle, où depuis plus de 30 ans, et malgré une doublement de la richesse nationale, « c'est la crise ». Une crise permanente, au nom de laquelle les différents gouvernements qui se sont suivis ont justifié de ne pas donner les moyens nécessaires au respect des droits fondamentaux de la population de notre pays.
Elle a bon dos « la crise » ! Les dirigeants politiques continuent la chasse aux plus faibles, sans changer d'orientations, et cela pour le profit de quelques uns.
Gobo House à Russy-Bémont (Oise) : Sans salaire depuis 2 mois, les ouvriers bloquent l'usine !
Située sur l'ancienne friche de Bonduelle, les ouvriers sans paies depuis 2 mois bloquent l'entrée du site.
Gobo House, entreprise spécialisée dans la construction de logements modulaires, a démarré son activité en septembre 2021, employant 22 salariés.
7 mois plus tard, les ouvriers se posent des questions sur la fiabilité de l'entreprise. Sur les 20 maisons individuelles promises au promoteur, seules 4 sont sorties de l'entrepôt et les salaires n'ont jamais été payés régulièrement.
« On a connu des retards de paiement » tous les mois, « cela fait 2 mois qu'on est plus payé du tout », confie l'un des grévistes.
Selon la direction « les responsabilité sont multiples : on a des problèmes d'approvisionnement des matériaux et une organisation un peu compliquée » !!!
Les salariés entendent se faire respecter et continuent le blocage de l'usine, tant que leur dû ne leur sera pas versé.
Potain-Manitowoc (Allier) : Fin des NAO.
Plus de 200 salariés de l'entreprise Potain à Avermes, à l'appel de la CGT et de la CFDT ont débrayés 3 jours de suite, refusant les propositions salariales de la direction dans le cadre des NAO et la promesse d'embauche de seulement 10 salariés sur le site Avermois.
Après une série d'assemblées générales, la majorité des grévistes a accepté :
– 3,2 % d'augmentation générale et 0,4 % d'augmentations individuelles pour les ouvriers, employés et techniciens après-vente.
– 3,1 % et 0,5 % d'augmentations individuelles pour les assimilés cadres.
– 1,6 % et 2 % pour les cadres 1 et 2.
– 2,5 % pour les cadres 3.
L'accord prend effet à la date du 1er avril.
« Le salaire minimum chez Potain sera de 2089 euros bruts mensuels, et le personnel en lutte a également obtenu 15 embauches » précise le délégué syndical CGT.
Dégel du point d'indice : Négociations pour une augmentation immédiate !
Le gouvernement a annoncé une augmentation de la valeur du point d'indice « d'ici l'été » !!!
Cette annonce électoraliste ne prend pas auprès des personnels de la Fonction Publique.
C'est grâce aux luttes des personnels et des organisations syndicales, principalement pendant la préparation et durant la journée d'action unitaire du 17 mars que « le dégel » a été annoncé.
Pendant 5 ans la politique menée contre toute évidence, le gouvernement s'est refusé à toute hausse de la valeur du point d'indice.
L'intersyndicale s'est toujours opposée à ce refus persistant qui a produit des effets terribles pour les personnels et pour l'attractivité de la Fonction Publique.
Le constat est que l'annonce est intervenu via les médias, et cela, en pleine préparation de la journée d'action du 17 mars, c'est dans cette période que la ministre de Montchalin aurait dû négocier, ce qui prouve que la journée d'action de la semaine dernière était nécessaire.
Les organisations syndicales appellent de nouveau à l'ouverture immédiate de négociations sur le taux de revalorisation qui devra être à la hauteur des attentes des agent-es et des enjeux d'attractivité, confirmant le bien-fondé de l'appel à la mobilisation nationale.
L'augmentation tant attendu doit intervenir le plus rapidement possible. Une première mesure doit-être à minima à hauteur de l'inflation soit, en ce moment, autour de 4 % avec des clauses de revoyure en fonction de l'évolution des prix.
Deliveroo : Le procès de la plate-forme de livraison de repas et de 3 de ses ex-dirigeants.
Déliveroo a été jugé par le Tribunal Correctionnel de Paris pour dissimulation du lien de subordination avec les livreurs, en abusant du statut d'indépendant, alors qu'ils auraient dû être salarié-es.
C'est une première au pénal en France !
Le lien de « subordination » entre Deliveroo France et plus de 2000 livreurs est bien « établi », ont estimé les gendarmes de l'Office Central de Lutte contre le Travail Illégal, saisis de faits concernant la période 2015/2017.
« C'est le procès de Deliveroo, mais c'est surtout une alerte à toutes les sociétés qui fonctionnent sur le même principe et abusent du statut d'indépendant » précise l'avocat des 70 livreurs déjà parties civiles dans le dossier.
La peine maximale de 375 000 euros a été requise à l'audience du 16 mars devant la salle où plus d'une centaine de livreurs étaient présents.
La « start-up » est bien responsable d' « une instrumentalisation et d'un détournement systémique » a estimé la Procureure, qui a également demandé que les 3 millions d'euros saisis par l'URSSAF pendant la procédure et représentant une partie de l'infraction, soient confisqués.
Pour les 2 dirigeants successifs de Déliveroo France sur la période concernée, elle a demandé 1 an d'emprisonnement avec sursis et 30 000 euros d'amende.
Le Tribunal rendra sa décision le 19 avril.
CARSAT des Hauts de France : La CARSAT de nouveau en crise !
Une réunion de la branche retraite, concernant « le stock » de dossiers retraite en attente de traitement s'est tenue fin février. A la fin du mois dernier, la CARSAT des Hauts de France cumulait environ 7000 dossiers de retraite personnelle et environ 2500 dossiers de pension de réversion en attente de traitement.
Grâce à la mobilisation du personnel de la CARSAT, une partie de ce retard a été pris en charge, mais il subsiste un retard de paiement !!!
Les salarié-es de la CARSAT ne peuvent pas être les victimes des restrictions de la politique budgétaire, visant à fusionner les régimes de retraite et le refus de l'administration d'embaucher.
De même que les assurés sociaux ne peuvent continuer à subir la politique d'austérité, que le syndicat CGT dénonce, menant au « tout numérique ».
Le 24 mars, de tous les Hauts de France, en cars, en train et en voitures, les manifestants convergeront à l'appel de 9 organisations de retraités.
Le rassemblement est prévu à 12 h 00 place François Mitterand à Lille, où une délégation des 9 organisations sera reçue à l'ARS, avant le départ de la manifestation prévue à 14 h 00.
Goodyear Amiens (ex-Dunlop) : L'usine Goodyear touche le gros lot à l'Euromillions du gouvernement !!!
Le 1er ministre est venu avec le chéquier de l'état pour donner 44,6 millions d'euros à ses amis actionnaires de la multinationale américaine de pneumatiques.
Jean Castex, après une visite harassante d'une demie-heure dans l'usine, en compagnie du président d'Amiens Métropole (soutien à Pécresse) et de la maire d'Amiens (soutien à Macron), a annoncé un plan d'investissement de 150 millions prévu pour moderniser et agrandir le site : 44,6 millions par l'état, le reste par la multinationale US.
L'histoire qui lie Amiens à Goodyear n'a pas toujours été « un long fleuve tranquille ». En 2014, 1143 salarié-es ont été licenciés après presque 8 ans de lutte et la fermeture du site (aujourd'hui rasé) !!!
Un procès au long cours intenté par 800 ex-Goodyear qui contestaient le motif économique de leur licenciement avait coûté cher à l'entreprise, face à la justice qui n'a pu que donner raison aux ex-salarié-es, apportant les preuves du non-motif économique de leur licenciement.
Aujourd'hui, le site d'Amiens (ex-Dunlop) tourne à plein régime et va s'agrandir de 10 000 m2.
Pour que l'exploitation à outrance des ouvriers travaillant en équipes de 4X8 continue, le géant américain du pneu doit moderniser l'usine vieillissante, aux frais du contribuable français !!!
En janvier 2019, le passage aux 4X8 était avalisé par les syndicats réformistes, les salarié-es vivant un régime de travail exténuant qui entraîne des situations de santé et familiales insoutenables.
Groupe Vyv : Appel à la grève pour les salaires !
Les représentants du personnel, réunis en intersyndicale ( CGT, CFDT, CFTC, FO, CGC, Unsa, Sud) appellent les salarié-es du groupe Vyv à débrayer le jeudi 24 mars.
Cette union mutualiste a été créée en 2017, de l'union de différentes mutuelles, comme Harmonie, la MGEN, Smacl Assurances, groupe Arcade...
Depuis plusieurs mois, le climat social se dégrade, des manifestations et mouvements de grève ont eu lieu dans plusieurs régions.
Aujourd'hui, 45 000 salarié-es travaillent dans le groupe Vyv, « dont les valeurs mutualistes ne sont qu'une façade » précise un militant syndical.
Depuis la création du groupe Vyv, les augmentations de salaires restent en-dessous de l'inflation et les salarié-es ne supportent plus la baisse de leur pouvoir d'achat.
Cette grève lancée par les 7 organisations syndicales est assez historique et la revendication première est une augmentation de 5 % pour l'ensemble des salarié-es du groupe avec un minimum de 200 euros net par mois, ainsi qu'une amélioration immédiate des conditions de travail dans toutes les entités.
Des assemblées générales sont prévues sur tous les sites Vyv et l'intersyndicale souhaite faire vivre les valeurs mutualistes et ne pas en être la victime permanente.
Siemens (Bas-Rhin) : Suite à la forte mobilisation des salarié-es, la direction a été dans l'obligation de prendre en compte leurs revendications, une augmentation générale des salaires à hauteur de 4 %, ainsi qu'une prime de 500 euros.
Trane (Vosges) : Plusieurs débrayages et assemblées générales ont fortement mobilisés les salarié-es, ce qui a permis une première avancée de 3,2 % d'augmentation générale, soit 70 euros en moyenne.
Sandvik à Meyzieu (Rhône) : Après mobilisation, la direction lâche pour les salarié-es en CDI, CDD, intérimaires et contrat-pro, une augmentation générale des salaires de 3 % avec un talon de 97,5 euros.
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