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Le 9 juin se déroule l'élection au Parlement européen. Le Parti Révolutionnaire Communistes y présente une liste menée par Olivier Terrien et Martine Moreau. Ils répondent aux questions de Communistes-Hebdo sur le sens de leur engagement et de cette bataille politique.
Question : Martine, tu as accepté d'être dans le tandem de tête de la liste du Parti Révolutionnaire Communistes. Qu'est-ce qui vous a motivé Olivier et toi ?
Martine : Pour nous, toutes les batailles politiques doivent être menées. Sans se faire d'illusion sur le caractère démocratique des élections sous la domination des forces capitalistes, nous nous servons de ces élections pour exprimer notre désaccord profond avec la construction européenne qui est celle du capital pour le capital et montrer notre volonté de lutter pour nous y opposer. Cette construction s'accompagne d'une intégration plus profonde dans l'alliance militaire agressive qu'est l'OTAN. Nous disons avec force qu'il faut se mobiliser pour exiger la rupture de la France avec cette alliance.
 
Question : Olivier, tu es avec Martine tête de liste du Parti Révolutionnaire Communistes, pourquoi la nécessité d'une liste qui dit non à l'Europe capitaliste ?
 
Olivier : La construction européenne, depuis son début, sous l'impulsion de l'impérialisme états-uniens a été conçue comme un moyen de domination du capitalisme américain et d'agression contre l'URSS. Aujourd'hui elle tente de constituer un bloc impérialiste défendant les intérêts des monopoles au détriment de ceux des travailleurs. Toutes les mesures prises en accord avec les dirigeants de chacune des nations qui constituent l'Union Européenne sont des atteintes aux droits et aux conquêtes sociales des travailleurs. C'est en son nom finalement que s'opèrent les reculs sociaux, le démantèlement des services publics et les atteintes aux libertés. Pour dire tout cela, il faut une liste qui mène la bataille politique contre le capitalisme et pour un changement de société.
 
Question : La composition de cette liste, c'est celle de la France des travailleuses et des travailleurs  qui produisent les richesses que s'accaparent les capitalistes. Pourquoi ce choix de classe est-il important ?
 
Martine : Presque toutes les listes qu'elles se qualifient de droite ou de gauche voire anti-système, comme c'est le cas du Rassemblement National, et toutes celles qui s'inscrivent dans le maintien du système capitaliste sont à des degrés divers composées de candidats qui appartiennent  à des classes sociales qui ont intérêt à ce que le système perdure. Ces listes sont souvent composées de professionnels de la politique. Pour nous, au contraire, le choix a été un choix de classe : faire une liste composée d'ouvriers, d'employés, d'agents des services publics ou privés, de techniciens, d'ingénieurs, d'enseignants, autant dire de tous ceux qui produisent les richesses qu'accaparent les capitalistes et donc des travailleurs qui entendent  lutter pour les droits et les revendications de la classe des travailleurs et entendent lutter pour se débarrasser du  système capitaliste prédateur de l'Homme et de la nature auquel il faut substituer un système de coopération des producteurs, des peuples et des nations : ce que nous nommons socialisme.
 
Question : Après les retraites, le patronat et le pouvoir accélèrent les attaques contre les conquêtes sociales, c'est vrai en France et dans les autres pays de l'Union Européenne ; pourquoi et comment y faire face ?
 
Olivier : Le capital doit aller plus loin et plus vite dans la course au profit. Macron est au pouvoir pour amplifier la mise en œuvre de cette politique. «Nous sommes déterminés à accélérer» les réformes » répètent-ils en cœur.
Le mécontentement profond et les inquiétudes pour l'avenir sont au cœur des préoccupations des travailleurs et de la jeunesse de notre pays. Tout au long de ces derniers mois, ce mécontentement et ces inquiétudes se sont manifestés par des mouvements puissants de grève et de manifestations et tout particulièrement contre la réforme des retraites et pour l'augmentation si nécessaire des salaires. Le patronat et le pouvoir ne veulent rien lâcher et poussent pour aller plus loin et plus vite dans les reculs sociaux. Ce qui est en cause, ce sont les intérêts du capitalisme qui entend toujours plus exploiter les travailleurs pour gonfler les profits. Réduire les salaires, les pensions, les droits sociaux, privatiser, liquider les services publics, précariser le travail et réprimer ceux qui refusent par la lutte de se soumettre à cette logique sont leurs outils.
 
Question : Guerre ou paix, les salariés savent qu'au bilan c'est toujours eux qui payent. Pourquoi cette escalade guerrière et comment y résister ?
 
Martine : Comme l'écrivait Jean Jaurès en son temps :" Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage”. C'est toujours vrai et aujourd'hui dans une économie capitaliste largement mondialisée les concurrences se sont exacerbées entre les monopoles et les États à leur service, les alliances impérialistes pour contrôler les accès aux matières premières, les voies de communications et la force de travail. Cette situation entraîne des conflits violents au sein du système impérialiste en particulier entre la puissance encore dominante que sont les États-Unis et leurs vassaux et des groupes de pays, tout particulièrement la Russie et la Chine qui entendent prendre toute leur place au sein du capitalisme mondial en organisant un bloc impérialiste euro-asiatique concurrent. Ainsi, le bloc impérialiste qualifié d'occidental met tout en œuvre pour assurer le maintien de sa prédominance dans le système impérialiste y compris par la guerre, comme c'est le cas en Ukraine et par la soumission des peuples comme c'est le cas en Palestine mais aussi en maintenant des peuples sous la férule coloniale comme le fait la France dans les territoires ultra-marins et tout particulièrement en Kanaky Nouvelle Calédonie.
 
Question : Pourquoi le vote pour la liste du Parti Révolutionnaire Communistes est-il important le 9 mai ?
 
Martine et Olivier : Notre liste, c'est celle du Parti Révolutionnaire Communistes. Nous avons créé ce parti en 2002 parce qu'il n'existait plus de parti révolutionnaire en France. Notre ambition, c'est de construire une force capable de mener la bataille politique de classe pour abattre le capitalisme et construire une société socialiste. Aujourd'hui nombre de communistes et de salariés sont déboussolés devant les abandons des  partis qui se réclament du socialisme. Être présent dans ces élections, c'est donner à voir qu'il est possible de changer cette situation en se rassemblant. Chaque voix pour notre liste sera un engagement concret à contribuer à cette tâche de reconstruction.
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