N° 911 05/02/2025 L'annonce faite par le Pdg du CNRS, A. Petit, de la formation de nouvelles structures de recherches : les Keylabs a entraîné une vive réaction des personnels de l'ESR. Des manifestations importantes, des assemblées des personnels et des prises de position d'instances scientifiques ont conduit le ministre à annoncer un moratoire sur la formation de ces entités de recherche. Cette annonce prise dans un contexte où le projet de budget 2025 entérine un puissant coup de rabot sur le budget de l'ESR a surtout pour fonction de calmer les esprits. C'est une manoeuvre, certes en recul, mais qui préserve les capacités du pouvoir de négocier avec les responsables des Universités et des organismes de recherche pour trouver une voie qui permette la mise en oeuvre de sa politique dans un contexte d'une austérité renforcée que porte le budget 2025.
En effet, les Keylabs ne sont pas une lubie du Pdg du CNRS, ils constituent une étape dans la mise en oeuvre de la Loi de Programmation de la Recherche. Cette loi a pour objectif de pérenniser des grands établissements autonomes. Ces établissements pourront déroger au code de l’éducation et aux statuts de la Fonction publique avec une gestion s’apparentant à celle d’entreprises privées. A terme, ces établissements devraient assurer la tutelle des Unité Mixtes de Recherche et la gestion des personnels présents sur leur site. Ces outils organisationnels, qui brisent les structures publiques que sont les universités et les établissements publics de recherche, ont pour seul objectif de soumettre l'ESR aux exigences en recherche et développement des entreprises. Cette démarche s'inscrit dans la lutte que se mènent les grands groupes monopolistes pour s'accaparer les éléments d'innovation liés aux avancées scientifiques et techniques, porteurs de plus-value extra. Dans le cadre de budgets restreints il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'il s'agit de porter l'accent sur les secteurs concurrentiels porteurs de profits capitalistes potentiels et par voie de conséquence de laisser dans un relatif abandon les autres.
Ainsi, la bataille qui s'engage autour des projets de Keylabs et du budget de l'ESR porte-elle sur des questions fondamentales qui ne sont pas exclusivement, loin de là, du ressort exclusif des personnels de ce secteur. Cette lutte représente des enjeux de classe majeurs dessinant la capacité de la nation d'assurer son indépendance nationale. De ce point de vue, il est dans l'intérêt des personnels de l'ESR d'articuler leurs luttes avec celles des travailleurs pour leurs salaires, leurs emplois et la défense des services publics. Cette orientation du tout ensemble pour les revendications et pour faire reculer le patronat et son pouvoir politique est le fondement même de l'activité de notre Parti révolutionnaire Communistes dans la période qui vient.
En effet, les Keylabs ne sont pas une lubie du Pdg du CNRS, ils constituent une étape dans la mise en oeuvre de la Loi de Programmation de la Recherche. Cette loi a pour objectif de pérenniser des grands établissements autonomes. Ces établissements pourront déroger au code de l’éducation et aux statuts de la Fonction publique avec une gestion s’apparentant à celle d’entreprises privées. A terme, ces établissements devraient assurer la tutelle des Unité Mixtes de Recherche et la gestion des personnels présents sur leur site. Ces outils organisationnels, qui brisent les structures publiques que sont les universités et les établissements publics de recherche, ont pour seul objectif de soumettre l'ESR aux exigences en recherche et développement des entreprises. Cette démarche s'inscrit dans la lutte que se mènent les grands groupes monopolistes pour s'accaparer les éléments d'innovation liés aux avancées scientifiques et techniques, porteurs de plus-value extra. Dans le cadre de budgets restreints il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'il s'agit de porter l'accent sur les secteurs concurrentiels porteurs de profits capitalistes potentiels et par voie de conséquence de laisser dans un relatif abandon les autres.
Ainsi, la bataille qui s'engage autour des projets de Keylabs et du budget de l'ESR porte-elle sur des questions fondamentales qui ne sont pas exclusivement, loin de là, du ressort exclusif des personnels de ce secteur. Cette lutte représente des enjeux de classe majeurs dessinant la capacité de la nation d'assurer son indépendance nationale. De ce point de vue, il est dans l'intérêt des personnels de l'ESR d'articuler leurs luttes avec celles des travailleurs pour leurs salaires, leurs emplois et la défense des services publics. Cette orientation du tout ensemble pour les revendications et pour faire reculer le patronat et son pouvoir politique est le fondement même de l'activité de notre Parti révolutionnaire Communistes dans la période qui vient.




