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Contre les attaques du gouvernement et du capital la lutte de classe pas les compromis

N° 778 21/07/2022 Le 14 juillet, lors de son interview télévisée, Macron a présenté sa feuille de route, a tracé un plan clair des objectifs qu’il entendait atteindre.

Les grandes lignes esquissées annoncent clairement et sans surprise la couleur : une politique au service du capital, des attaques contre les travailleurs et le peuple qui doivent « se préparer à une année dure, très dure », Macron a, de nouveau évoqué la situation d’économie de guerre(1) dans laquelle était rentrée la France.
Le contexte de crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine, Macron nous impose à la France d’« entrer dans une logique de sobriété énergétique. On va préparer un plan, qui concerne les particuliers comme les entreprises, pour se mettre en situation de consommer moins de gaz et d'électricité… un plan dans lequel on va demander à tous nos compatriotes de s'engager … un plan de restrictions, ça veut dire des contraintes, des choix ».
Les contraintes sont pour le peuple, Macron l’a exhorté, à plusieurs reprises, « d’agir vite et fort contre les gaspillages ». Le peuple gaspille, les grandes entreprises empochent de nouvelles aides, si le « plan sobriété » impacte leurs profits, si elles réduisent le chauffage, la climatisation, l’éclairage, etc… elles seront indemnisées et recevront de nouvelles aides.
Les classes populaires n’ont pas attendu les injonctions de Macron et du « plan sobriété » pour réduire leurs dépenses énergétiques. En 2021, un Français sur cinq a eu froid dans son logement, certains parce qu’ils ont été obligés de réduire le chauffage au strict minimum, d’autre parce qu’ils ne peuvent plus payer leur facture. En 2021, 60% des Français ont réduit leur consommation pour limiter leur facture énergétique(2) . Pour eux la sobriété s’est déjà imposée depuis plusieurs années.
Un volet énergétique a été incorporé au « projet de loi sur le pouvoir d’achat », ce ne sont pas les amendements ni les votes à l’Assemblée Nationales qui les fera sortir de cette précarité énergétique qui n’a rien à voir avec une quelconque sobriété promue par Macron.
Le 14 juillet, Macron a réaffirmé ses objectifs et sa volonté d’accélérer les réformes, « Je veux dès cet été que nous puissions avancer sur la réforme du travail, et ce, dans l’objectif de présenter un (ou plusieurs) texte(s) de loi dès la rentrée, après discussion avec les partenaires sociaux ».
Réforme du travail qui concernera : - une nouvelle étape dans la réforme de l’assurance chômage pour en durcir les conditions d’accès, moduler l’indemnisation en fonction de la conjoncture économique, « plus elle s’améliore et moins le régime verse d’indemnités »,
-Autre mesure dans le cadre de la “réforme du travail” : la transformation du revenu de solidarité active (RSA) en conditionnant le versement du RSA à une obligation de consacrer 15 à 20 heures par semaine de travail gratuit non rémunéré
Réforme du système de formation qui concernera les ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et du Travail devraient être tous les trois concernés. Macron veut réformer en profondeur le lycée professionnel, sur le même modèle que pour l’apprentissage en renforçant les liens entre les lycées professionnels et les entreprises afin de l’adapter aux besoins du patronat et non au besoin de la société. Objectif pour l’apprentissage passer le cap du million d’apprentis (730 000 aujourd’hui) afin « que les jeunes aillent plus vite vers le marché du travail.
Sur la réforme des retraites, il a appelé à « des compromis respectables » pour qu’elle puisse entrer en vigueur à l’été 2023. Il a réaffirmé que les Français devaient travailler plus et plus longtemps.
Toute la politique de Macron, toutes ces réformes qu’il s’acharne à mener, vont dans le même sens, elles fournissent au patronat de la main d’œuvre à n’importe quelles conditions et à n’importe quel prix, elles répondent toutes aux exigences du capitalisme : l’augmentation des profits, condition sine quo non pour se placer dans la concurrence inter capitaliste mondiale.
Pour faire passer ces réformes Macron et le capital ont besoin d’un minimum de la paix sociale. Depuis plus d’un an les grèves, les manifestations, les débrayages ont tous les mêmes exigences : l’augmentation des salaires, les conditions de travail. La préoccupation majeure des travailleurs, des retraités, des jeunes est leur salaire, leur retraite, leur revenus (bourses, salaires obtenus par des « petits boulots ») ; préoccupation qui est devenu prégnante avec l’inflation galopante (5,8% en juin prévue à 7% fin 2022) et l’explosion des prix. Pendant la campagne présidentielle et la campagne des législatives tous les candidats en avaient fait un thème incontournable de leur programme, multipliaient les propositions. Lors de son investiture comme 1ère ministre E. Borne déclarait que « les premières semaines devaient être consacrées aux urgences des français » et elle fixait trois priorités : pouvoir d’achat, santé, climat, « Des lois d’urgence pour le pouvoir d’achat seront les premiers textes de ce quinquennat. Elles seront examinées par l’Assemblée dès la reprise de ses travaux.
L’examen du projet de loi sur le Pouvoir d’Achat a débuté lundi (18 juillet), le Projet de Loi de Finance Rectificative (PLFR), qui permettra de financer les nouvelles mesures adoptées doit être examiné en séance à l’Assemblé dans la foulée.
Mardi soir l’Assemblé Nationale à voté la poursuite de la « prime Macron », prime défiscalisée et désocialisée (327 voix pour ; 119 contre) les « employeurs qui le peuvent » pourront verser jusqu’au 31 décembre 2023 une prime « exceptionnelle » d’un montant maximal de 3 000€ (ou 6 000€ en cas d’accord d’intéressement) pour les salariés dont le revenu équivaut à moins de 3 fois la valeur du Smic. D’après une étude faite par le gouvernement, plus de 15 millions de salariés ont bénéficié de cette prime pour un montant moyen de 542€…
Mercredi, c’est la loi de revalorisation des prestations sociales et des pensions de retraite de 4%, bien loin de l’inflation, qui a été votée. En revanche l’amendement demandant la taxation des « superprofits » générés par certaines entreprises du fait de la guerre en Ukraine ne sera pas retenue. En à peine trois mois, les 28 plus grands producteurs de gaz et de pétrole ont réalisé près de 100 milliards de dollars de bénéfices. Une hausse sans précédent liée à l’explosion des prix de l’énergie, issue de la fin des confinements et de la guerre en Ukraine. TotalEnergies a annoncé en février un résultat net de 14 milliards d’euros, pour l’ensemble de l’année 2022, ses bénéfices devraient s’élever à plus de 36 milliards d’euros.
Les élus LREM et Bruno Le Maire ont travaillé avec O. Marleix, président du groupe LR à l’Assemblée Nationale et avec Véronique Louwagie, vice-présidente de la commission des finances, pour dégager une majorité sur les points qu’ils jugeaient cruciaux. Le RN a adopté une « opposition constructive », il a donné gage d’« honorabilité » au capitalisme. M. Le Pen et le RN ont voté des deux mains pour les primes : « les primes ne sont pas idéales, mais pour des millions de Français, c’est quand même une augmentation de leur pouvoir d’achat » !!!
F. Roussel et les élus PCF sont déçus « vous parlez de compromis et de la nécessité du dialogue, vous avez tout balayé d’un revers de main ».
LFI conditionne toute hausse de salaires à une négociation entre patronat et syndicats, il appelle tout comme Macron au dialogue social, quand il demande une « conférence sur les salaires » Mélenchon, LFI, la Nupes n’attaquent pas le capital, ils ne le combattent pas. Le partage des richesses qu’ils réclament c’est l’association capital/ travail et ils préservent les intérêts des capitalistes.
Il y a des luttes économiques et sociales dans tous les départements. contre le capital, la politique du gouvernement. C’est leur développement, la lutte tous ensemble qui imposera des revendications, bloquera les projets funestes du gouvernement. Les luttes politiques permettront de créer un rapport de force qui permettra d’ouvrir des perspectives pour la classe ouvrière, les travailleurs salariés, la jeunesse et le peuple, pour changer de politique. C’est le seul moyen pour arracher le pouvoir économique et financier, le pouvoir politique aux multinationales capitalistes. C’est le combat que mène le Parti Révolutionnaires communistes
Rejoignez-nous dans ce combat

. 13 juin, à l’inauguration du « Salon de l'Armement Eurosatory 2022 »
. Observatoire Nationale de la précarité énergétique

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